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Auteur Fil de discussion: Dans la nature... ou...  (Lu 6111 fois)
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François
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« le: 13 Septembre 2009, 23:09:23 »

Où trouver des aliments compatibles… et bien dans la nature (ou plutôt ce qu’il en reste), tout simplement !

- En bord de mer, par exemple en Bretagne, dans certaines baies de Basse Californie, de Nouvelle-Zélande, d’Australie et paraît-il du Chili ou d’Irlande, on trouve des huîtres sauvages, des patelles, des moules, des bigorneaux, toutes sortes d’algues, des crabes, éventuellement des couteaux, des clams, des coques, des praires et autres coquillages fameux.
- On peut aussi pêcher ou pratiquer la chasse sous-marine.
- En forêt et selon la saison, il y a par endroits des châtaignes (non comestibles crues immédiatement mais elles perdent leur amertume stockées quelques semaines à l’air ambiant), divers champignons, des baies, etc.
- Dans le sud, les figues sont abondantes et mûres de mi-août à octobre, voire novembre (il y aussi des figues-fleurs en juin- juillet, mais ce n’est pas l’abondance).
- On peut aussi trouver des amandiers abandonnés (récolte en septembre).
- Le pignons de pins tombent avec les pives sous certains… pins !
- Si on chasse ou si on entre en contact avec des chasseurs, le chevreuil, le cerf, le chamois, le bouquetin sont consommables crus sans danger. Le sanglier est excellent, mais il ne faut pas qu’il se soit nourri dans des décharges ou dans des champs de maïs (trichinose, notamment), ce qui limite sévèrement les endroits où en peut en trouver comestibles crus. 
- Sur des îlots difficiles d’accès, il y a parfois des œufs d’oiseaux.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais vu que les ressources naturelles ont été dévastées depuis 400 ou 500 générations, il n’y a plus de quoi se nourrir toute l’année en pleine nature, excepté peut-être dans quelques rares endroits préservés par leur isolement et leur éloignement de toute civilisation. Et encore, faudrait-il au moins avoir appris à chasser et s’y débrouiller, ne pas avoir d’aversion à consommer des insectes et de la vermine et être de préférence organisés en tribu...

Alors il y reste les marchés, les supermarchés, les hypermarchés… Toutefois la viande et surtout les œufs et la volaille du commerce de même que les poissons d’élevage ne sont pas consommables crus. La viande et les œufs « bio » proviennent généralement d’animaux nourris principalement aux céréales ou même avec des aliments chauffés, ce qui est inacceptable dans le cadre d’une alimentation paléothique crue. Il serait évidemment absurde d’éliminer céréales (blé, particulièrement) et aliments cuits de notre nourriture et simultanément consommer des viandes et œufs d'animaux nourris par exemple avec du pain, fut-il « bio ». 

A défaut de mieux, l’agneau de Nouvelle-Zélande frais (« chilled »), élevé en prairie toute l’année, est une option intéressante que certains d’entre-nous consomment depuis longtemps sans avoir constaté d’effets néfastes.

Sinon, il s’agit de trouver un éleveur (comme par exemple Wild Idea Buffalo Company) laissant son bétail exclusivement en prairie sans jamais lui fournir autre chose que du foin, ce qui n’est pas un mince affaire. L’idéal est de devenir éleveur soi-même. Alternativement, il y a en Europe la possibilité de commander sa viande et ses œufs (quand ils ont des œufs disponibles, ce qui est rare) chez Orkos, une société dirigée par des crudivores instinctifs.

Obtenir des fruits et légumes corrects est moins ardu, le « bio » étant généralement assez satisfaisant en ce qui concerne les végétaux. Pour un durée limitée, par exemple en voyage, des fruits et légumes du commerce ordinaire peuvent faire l’affaire, mais il vaut mieux éviter les variétés les plus sélectionnées et les plus arrosées de pesticides ainsi que celles enrobées de cire pour les faire briller comme du chrome poli. Les fruits dits « de second choix », très murs ou ayant des défauts d’aspect sont à la fois économiques et souvent les meilleurs !

Les fruits séchés du commerce ne sont pas crus, étant séchés aux alentours de 70°C, de même que les oléagineux décortiqués. 

Les fruits tropicaux comme les mangues et les papayes sont couramment irradiés avant exportation (procédé de désinsectisation et de conservation) et sont dans ce cas à éviter absolument.
« Dernière édition: 14 Septembre 2009, 08:40:28 par François » Journalisée
Fred
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« Répondre #1 le: 14 Septembre 2009, 07:04:05 »

Chez un bon poissonnier, ou mieux directement chez le pêcheur (comme par exemple sur les marchés en Normandie), on peut trouver du poisson sauvage.
A noter que les huitres d'élevage, même si elles sont moins gouteuses que leur congénère sauvage, sont tout à fait acceptable dans le cadre d'une alimentation paleocrue car aucun aliment ne leur est donné (elles se nourrissent d'elles-mêmes dans la mer ou dans des claires). Idem pour les moules.

Voici une liste non exhaustive des poissons d'élevage (à éviter donc).

D'une manière générale, les ressources marines s'épuisant, il est préférable de ne pas encourager l'exploitation de la mer. Donc de garder le poisson pour les fêtes, et de préférer les fruits de mer (comme le tourteau).

« Dernière édition: 14 Septembre 2009, 07:16:06 par Fred » Journalisée
Eve
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« Répondre #2 le: 18 Septembre 2009, 11:31:05 »


 La viande et les œufs « bio » proviennent généralement d’animaux nourris principalement aux céréales ou même avec des aliments chauffés, ce qui est inacceptable dans le cadre d’une alimentation paléothique crue. Il serait évidemment absurde d’éliminer céréales (blé, particulièrement) et aliments cuits de notre nourriture et simultanément consommer des viandes et œufs d'animaux nourris par exemple avec du pain, fut-il « bio ».  

Pour un durée limitée, par exemple en voyage, des fruits et légumes du commerce ordinaire peuvent faire l’affaire, mais il vaut mieux éviter les variétés les plus sélectionnées et les plus arrosées de pesticides ainsi que celles enrobées de cire pour les faire briller comme du chrome poli.

en somme, au pire, entre céréales et cuit d'un côté, et pesticides de l'autre, tu "préfères" encore les pesticides....  Grimaçant
pourtant c'est encore moins ancestral que tout le reste... sans compter ce détail : ce sont des poisons...
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François
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« Répondre #3 le: 18 Septembre 2009, 13:08:31 »

C’est bien que tu soulèves cette question essentielle dont on avait amplement discuté à partir de mon message du 17. 3. 2008 sur "Ecologie-alimentaire" et du : "C'est pas sérieux" de Catherine. 

Citation
Il vaut évidemment mieux manger des légumes non bio crus que cuits. La cuisson ne détruit pas les pesticides. Si Bruce Ames a raison (apparemment il sait de quoi il parle, c'est son job), ce serait quasi inutile de manger bio si on boit un ou deux cafés par année, tout au moins en ce qui concerne les substances cancérigènes. Pour les autres substances nocives (non classées comme cancérigènes, mais néanmoins dangereuses), mystère mais le café ne doit pas être bien brillant non plus.

Bruce N. Ames, professeur de biochimie et de biologie moléculaire à l'Université de Californie, Berkeley:

" La cuisson de la nourriture produit également des milliers de substances chimiques. Il y a plus de 1000 substances chimiques énumérées dans une tasse de café. 26 seulement ont été testées sur des animaux et plus de la moitié sont cancérigènes pour les rongeurs. Il reste encore un millier de ces substances chimiques à examiner. La quantité de résidus de pesticides potentiellement cancérigènes consommés en une année est inférieures à la quantité de substances reconnues carcinogènes pour les rongeurs dans une tasse de café."

 "Cooking food also generates thousands of chemicals. There are over 1000 chemicals reported in a cup of coffee. Only 26 have been tested in animal cancer tests and more than half are rodent carcinogens; there are still a thousand chemicals left to test. The amount of potentially carcinogenic pesticide residues consumed in a year is less than the amount known of rodent carcinogens in a cup of coffee."

http://users.rcn.com/jkimball.ma.ultranet/BiologyPages/A/Ames_Causes.html



Ce à quoi Catherine avait répondu :

Citation
François,

C'est pas sérieux de dire que cuisiné à 80% ou 2% c'est la même chose. C'est
pas sérieux non plus de reprendre des propos tels que "Il y a plus de
substances cancérigènes dans une tasse de café que ce que selon toute
probabilité vous ingérez en pesticides de synthèse durant une année."

D'abord je pense que c'est faux. Ensuite je pense que ça peut décourager pas
mal de gens.

Bien sûr qu'il vaut mieux manger du 100% cru.

Mais si on ne peut pas (pour des raisons psychologiques ou sociales), on
continue à se rendre malade alors qu'on pourrait aller beaucoup beaucoup mieux
? Parce que beaucoup de gens peuvent aller beaucoup beaucoup mieux en buvant un
thé le matin et/ou en mangeant un tout petit peu de cuit. Pas tout le monde
sans doute mais la majorité des gens je pense que si.

Amicalement.
Catherine

Puis Bertrand (bienvenue, suite à ton inscription sur ce nouveau forum !) :

Citation
Faux ? pas si sûr.

En ce qui concerne l'acrylamide, reconnu comme cancérigène, l'Union
européenne a fixé à 0,1 microgramme par litre la limite pour l'eau
potable.

Dans les chips, on en trouve couramment 1500 microgrammes par kilo.
C'est à dire que la quantité ingérée avec 100g de chips est la même que
celle ingérée avec 1500 litres d'eau à la limite de potabilité. Oui
vous avez bien lu : 1500 litres !!

C'est difficile à croire, mais les analyses sont là.

Pour le café je n'ai pas de chiffre, mais si l'on sait que le café est
torréfié à des températures égales ou supérieures à celle de la cuisson
des chips, il y a de quoi se méfier.

En ce qui concerne les pesticides, tout le monde sait que c'est
dangereux, donc on se méfie naturellement et des normes imposent des
limites. Pour les aliments cuits, c'est aberrant, les analyses montrent
des quantités 1000 fois plus importantes mais personne ou presque ne
songe à faire quelque chose et ceux qui essaient de tirer la sonnette
d'alarme, comme celui cité par François, ne sont pas pris au sérieux,
même dans le milieu instincto ...

Il y a encore du chemin à faire.

Bertrand, pas très optimiste aujourd'hui.

André Paillet à ensuite indiqué un rapport US sur le taux d'acrylamides dans divers aliments industriels

Et Bertrand continuait :

Citation
ll est question de comparer la quantité d'acrylamide que l'on peut
ingérer en buvant de l'eau du robinet avec la quantité que l'on ingère
en mangeant des chips.

La quantité d'acrylamide ingérée en mangeant 100g de chips est la même
que celle ingérée en buvant 15 000 litres d'eau du robinet, ou si tu
préfères, la quantité contenue dans 1g de chips, une miette, est la
même que celle contenue dans 150 litres d'eau du robinet à la limite de
la norme de potabilité !

Ces chiffres montrent tout simplement qu'on ne peut espérer aucun
bénéfice en s'astreignant à ne boire que de l'eau de source en
bouteilles à la place de l'eau du robinet si par ailleurs on s'autorise
quelques exceptions cuites.

>
> Globalement, j'avoue humblement ne pas bien comprendre ton
> argumentation, pourrais tu préciser ou développer?

La question à laquelle j'essaie de répondre est de savoir si la
proposition citée par François, et à laquelle ne croit pas Cathy est
plausible ou non.

Cette proposition est :

"There is more carcinogen-causing chemical in a cup of coffee than you
are likely to get in synthetic pesticides in a single year."
"Il y a plus de substances cancérigènes dans une tasse de café que ce
que selon toute probabilité vous ingérez en pesticides de synthèse
durant une année."
Bruce Ames - par exemple ici.

Pour y répondre avec certitude, il faudrait avoir les chiffres de la
concentration des molécules cancérigènes du café ainsi que celles de la
concentration en pesticides de synthèse moyennes dans notre alimention.
Malheureusement je ne dispose pas de ces informations et je ne pense
pas qu'elles existent.

On a identifié dans le café plus de 1000 molécules
qui sont potentiellement cancérigènes

"There are over 1,000 natural chemicals in a cup of coffee," he said,
"and only 22 have been tested. Of these, 17 are carcinogens."

Ma traduction :
Il y a plus de 1000 molécules naturelles dans une tasse de café et
seulement 22 ont été testées parmi lesquelles 17 sont cancérigènes.
Remarque : L'auteur utilise le mot "naturelles" par opposition à "de
synthèse". "Naturelles" ne veut pas dire qu'elle sont présentes dans le
café cru. Pour l'auteur, la torréfaction est un processus naturel qui
engendre des molécules naturelles.


Pour en revenir à mon argumentation, en plus de la quantité de
molécules distinctes potentiellement cancérigènes il faut essayer
d'estimer la concentration de chaque molécule dans le café et faire la
comparaison avec les pesticides de synthèse trouvés dans les aliments.
J'ai donc cherché des chiffres. Les seuls que j'ai trouvés concernent
l'acrylamide, et n'ayant pas de chiffre sur le café, je suis passé aux
chips. Mais restons sur le café si tu préfères :

Acrylamide dans le café : 10 microgrammes / kg
soit pour une tasse de café : environ 1 microgramme
Multiplions par le nombre de molécules cancérigènes dans le café que
l'on peut estimer à la moitié soit 500 molécules, donc 500
microgrammes.

Comparons aux normes de pesticides tolérées dans les fruits et légumes
:
En général la norme tourne autour de 0,1 milligramme par kilo. Comptons
3 pesticides différents à 50 % du maximum pour un fruit ou légume, soit
0,15 milligrammes par kilo.
1 kg par jour soit sur l'année : 0,15 x 365 ~= 50 milligrammes.

Donc la quantité de pesticides ingérés sur une année tourne autour de
50 milligrammes alors que l'estimation de la quantité ingérée avec la
tasse de café est de l'ordre de 0,5 milligramme.

C'est très approximatif, il y a beaucoup d'inconnues, notamment sur le
potentiel cancérigène de chaque molécule, mais cela montre que la
proposition citée par François est probablement exagérée.

En revanche, si l'on fait la même estimation avec une portion de 100g
de chips on obtient :
1500 microgrammes d'acrylamide / kg de chips
soit 150 microgrammes pour 100g
On a identifié dans la pomme de terre frite plus de 500 molécules
potentiellement cancérigènes. Estimons qu'elles sont en quantité
comparable à celle de l'acrylamide, cela fait 500x150= 75 000
microgrammes ou 75 milligrammes de composés cancérigènes dans la
portion de chips.
A comparer avec les 50 milligrammes de pesticides de synthèse absorbés
par an avec la nourriture conventionnelle.

Remplaçons "tasse de café" par "portion de chips" et la proposition
devient tout à fait plausible.

Cette estimation même très approximative montre qu'il vaut mieux avoir
ces quelques ordres de grandeur dans la tête avant de s'autoriser à
grignoter exceptionnellement quelques chips.

Cela montre aussi que l'avantage de l'alimentation bio est ridiculement
petit devant le danger de la cuisson.

Bertrand


Suite au départ de Gérard (dont je vois que tu viens toi aussi de t’inscrire ici, bienvenue Gérard !), cet échange avait continué en petit groupe privé. Voila les passages les plus intéressants :

Citation
Oui, excellente réponse de Bertrand (…).

 3 remarques:

    * Les 10ppb d’acrylamide que Bertrand retient pour le café liquide percolé correspondent aux concentrations typiques de ces molécules particulières comme aussi les amines hétérocycliques formées aux températures les plus élevées seulement. Celles des nombreuses et majoritaires molécules  formées à plus basse température déjà comme beaucoup d’AGEs ou simplement de produits de dégradation des sucres, protéines ou graisses (voir 1er papier attaché) sont en fait bien plus importantes, des  dizaines ou centaines de ppm par exemple voire beaucoup plus. Ce qui fait qu’au total les concentrations des molécules cancérigènes formées dans le café sont  donc a priori encore bien plus grandes que l’estimation de Bertrand. D’ailleurs ceci est  tout à fait général et en fait indirectement très fortement suggéré par le fait que le goût d’un aliment cuit est radicalement modifié alors que celui de l’aliment cru mais juste contaminé par des résidus de pesticides ne l’est  pas du tout (hélas) par rapport à la référence “crue et propre”. Il n’y a donc guère de doute que cuire produit bien une concentration de cancérigènes bien plus grande (de nombreux ordres de grandeurs!) que la pollution de fond des pesticides.  Parfait accord donc de tout ça en fait avec Bruce Ames et François.
    * Bien d’accord avec toutes  les conclusions de Bertrand  avec la précision que le bio reste bien cependant en général très supérieur au non bio même dans le cadre culinaire non pas en effet par l'absence de résidus de pesticides de synthèse (toutes les plantes même sauvages contiennent d’ailleurs des pesticides naturels de défense contre les insectes prédateurs tout aussi cancérigènes si isolés et testés aux mêmes fortes doses, voir 2ème papier attaché ) mais que c'est d'abord la valeur biologique et la composition biochimique (vitamines, minéraux, sucres, équilibre en acides gras, qualité des protéines, goût etc) en général très différente et complètement perturbée du “chimique” qui est en cause.
    * Sur la pertinence de ces conclusions par rapport ça:

 > Penses tu vraiment que cuisiner à 80 %
> ou à 2% c'est la même chose?

Non ce n'est pas la même chose, évidemment ! On absorbera grosso modo et entre autres innombrables effets adverses encore 40 fois plus de cancérigènes à 80 qu'à 2 % et 2% est évidemment beaucoup moins risqué que 80% et retardera d’autant l’apparition des cancers ou maladies toutes choses égales par ailleurs ! Et comme il y a certainement un seuil et une haute non linéarité dans cette affaire cela peut changer complètement les choses en pratique. MAIS l'argument de François reste extrêmement pertinent pour établir une hiérarchie SAINE et RATIONNELLE entre ce qui est important et ce qui l’est moins en termes de risques divers et variés et ici en l’occurrence pour faire prendre conscience que MEME avec 2% seulement le danger de la cuisson reste encore a priori quelques 20 fois (2% = 20 pour mille)  plus grand que le danger lié des résidus de pesticides ! Et il est en effet faux de croire qu'il serait bien moins nocif d'avaler une tasse de café que les résidus de pesticides des aliments pendant un an. D’une part c'est la dose qui fait le poison et la concentration totale de cancérigènes est élevée dans le café torréfié et à vue de nez et en moyenne au moins quelques 1000 fois plus faible dans les aliments non cuits de l'agriculture conventionnelle par contamination de résidus de pesticides. On peut ensuite voir que la dose cumulée sur un an des résidus de pesticides cancérigènes et cancérigènes d'origine culinaires d'une seule tasse de café est grosso modo comparable : 365 x 3 = un facteur d'environ 1000 justement, rapport typique des concentrations cumulées respectives des cancérigènes que l’on peut raisonnablement estimer. Le résultat n'est donc non seulement pas plus anodin pour le café (ou un plat cuit typique) mais bien plutôt l'inverse à cause du fait que c'est la dose qui fait le poison. On est en effet capable de détoxifier une micro dose quotidienne de pesticides (on le fait depuis des millions d'années avec ceux qui sont naturellement dans les végétaux et les mécanismes biochimiques de détoxification ont un caractère largement polyvalents) alors que la dose 1000 fois plus importante des cancérigènes du café a beaucoup plus de chances de dépasser les capacités de l'organisme et donc de provoquer des dégâts.

Bref si l’on veut se référer à et rester en deçà de cette limite de toxicité des résidus tolérés de pesticides comme pensent naïvement le faire les culivores (qui ont justement fixé ces normes) et aussi et surtout les gens qui recourent au bio pour soi-disant échapper aux pesticides ou ceux qui s’exclament en concert d’un “C’est pas sérieux!”) à la lecture du message de François, il faut savoir qu’il faut alors logiquement au moins passer non pas à 80% mais à quelques 99,9% de cru, autant dire il faut en pratique devenir complètement crudivore. CQFD en accord avec le message de François resté hélas apparemment complètement incompris même de celui qui croit que sa crudivorie lui a donné un métier !

J’attache un papier très remarquable où des scientifiques suédois démontrent en fait clairement et définitivement la grande toxicité de la cuisson sur l’exemple d’une simple eau sucrée . Ils font cela complètement involontairement certes (et hélas) et apparemment sans s’en rendre compte. Ils ne font surtout pas le rapprochement avec la cuisson des aliments, sujet tabou qui fâcherait d’autant plus qu’ils s’occupent en fait de fluides de dialyse (mais qui ne sont bien accessoirement guère que de l’eau sucrée) et donc “vivent”  tous comptes faits grâce aux dégâts causés par ladite cuisine qui justifie leur existence même.... Je trouve cette situation particulièrement amusante et si typique de la prodigieuse incohérence et du phénoménal aveuglement dont l’homo sapiens avec son si “gros” cerveau est  capable.

Vous pouvez vérifier que sauf erreur de ma part de l’ordre de 1 molécule sur 1000 de glucose (1000 ppm donc) se retrouve après 40 mn à 120°C convertie en 3,4-DGE hautement cytotoxique sans compter une foule  d’autres produits de dégradation  que l’on n’est pas allé identifier  car on ne les connaît le plus souvent même pas. Notez aussi qu’ il n’y a guère que du sucre et de l’eau au départ et qu’il ne peut donc même pas se former d’AGEs ici, AGEs auxquels ne se réduit donc pas et de loin la toxicité de la cuisson. Alors, comme Burger l’a bien très pertinemment souligné depuis bien longtemps, que dire du cocktail résultant de la cuisson d’une simple patate à l’eau qui contient  au départ des milliers de molécules souvent bien moins stables que le glucose ...

Voilà si quelqu’un prétend encore que la cuisson n’est pas toxique vous pouvez toujours lui clouer le bec avec ça.

Je rajoute aussi un 2ème papier qui montre que les plantes contiennent de toute façon de nombreux pesticides naturels que nous avons bien dû apprendre à neutraliser autant que faire se peut, ce qui relativise en fait passablement le danger de la pollution de fond par les résidus de synthèse en ligne avec les conclusions sur les dangers comparés café-pesticides . Mais l’optimisme des auteurs de ce papier est certainement  excessif car certaines molécules de synthèse peuvent se trouver localement en quantité bien plus grandes que les concentrations des pesticides naturels et provoquer des perturbations drastiques notamment pendant la phase délicate  du développement embryonnaire, par exemple chez homo sapiens pendant les premières semaines de la grossesse

Bonne lecture.
Gérard
« Dernière édition: 18 Septembre 2009, 22:04:45 par François » Journalisée
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« Répondre #4 le: 18 Septembre 2009, 16:41:56 »

Bon, c'est un peu long à lire, tout ça....

Mais par exemple, les substances cancérigènes sont combattues par une alimentation riche en alliacées (ail, oignon, poireau etc) et en légumes de la famille des navets, choux, brocolis (je ne sais plus le nom de la famille)

De toute façon je pense que l'alimentation n'est pas qu'un somme de molécules, de protéines, de vitamines etc..
le plaisir que l'on a à manger, plaisir gustatif, convivial, etc... compte aussi pour la bonne santé.

Si on absorbait tous les nutriments nécessaires sous forme de cachets savamment dosés, (et crus, et sans lait, et sans céréales etc) je suis sûre qu'on dépérirait ou qu'on ne se trouverait pas en très bonne santé quand même : il manquerait une dimension essentielle au fait de manger : ce n'est pas seulement absorber une certaine quantité de tel ou tel nutriment.
En résumé, là comme pour beaucoup de choses, l'essentiel n'est pas vraiment quantifiable...

Manger bio serait inutile et ne ferait pas de différence, si on boit seulement 2 cafés par an ?  Choqué
mouais... en tout cas, depuis que je mange bio (et presque plus de lait, et divers autres changements), je sens nettement des différences au niveau de ma forme, de mon tonus, de ma santé en gros, et pourtant je bois encore environ 40 ou 50 cafés par an (en gros, le dimanche) (là aussi, j'ai fortement réduit) et 365 thés verts par an...  Clin d'oeil

A moins que ma meilleure forme ne soit que psychologique ? de l'autosuggestion peut-etre?  -et alors ? c'est le résultat qui compte, non ? comme pour vous...  Clin d'oeil




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« Répondre #5 le: 18 Septembre 2009, 21:18:30 »

Bon, c'est un peu long à lire, tout ça....

C'est vrai, alors je résume : c'est bien de manger "bio", mais c'est mieux (plus important) de manger cru. Manger cru et "bio" est en principe encore un peu mieux ; manger cru des produits sauvages est le top !

Citation
Mais par exemple, les substances cancérigènes sont combattues par une alimentation riche en alliacées (ail, oignon, poireau etc) et en légumes de la famille des navets, choux, brocolis (je ne sais plus le nom de la famille)

Oui, il parait.

Citation
De toute façon je pense que l'alimentation n'est pas qu'un somme de molécules, de protéines, de vitamines etc..
Le plaisir que l'on a à manger, plaisir gustatif, convivial, etc... compte aussi pour la bonne santé.

Exact, et c'est précisément un des points fondamentaux de l'instinctonutrition. Si j'ai continué cette expérience sans exceptions depuis janvier 1987 (soit il y a plus de 22 ans) c'est surtout que j'ai plus de plaisir à manger cru et brut plutôt que cuisiné comme avant. J'ai découvert un très grand nombre d'aliments nouveaux pour moi et que je trouve vraiment excellents crus.

Citation
Si on absorbait tous les nutriments nécessaires sous forme de cachets savamment dosés, (et crus, et sans lait, et sans céréales etc) je suis sûre qu'on dépérirait ou qu'on ne se trouverait pas en très bonne santé quand même : il manquerait une dimension essentielle au fait de manger : ce n'est pas seulement absorber une certaine quantité de tel ou tel nutriment.
En résumé, là comme pour beaucoup de choses, l'essentiel n'est pas vraiment quantifiable...

Bien d'accord  Clin d'oeil

Citation
Manger bio serait inutile et ne ferait pas de différence, si on boit seulement 2 cafés par an ?  Choqué

Non, je ne pense pas que ce soit inutile, c'est toujours mieux de manger bio... mais c'est vraisemblablement encore mieux de ne plus boire de café !

Citation
mouais... en tout cas, depuis que je mange bio (et presque plus de lait, et divers autres changements), je sens nettement des différences au niveau de ma forme, de mon tonus, de ma santé en gros, et pourtant je bois encore environ 40 ou 50 cafés par an (en gros, le dimanche) (là aussi, j'ai fortement réduit) et 365 thés verts par an...  Clin d'oeil

Aïe. aïe, 40 - 50 cafés / an... c'est la cata...  Grimaçant Bon il y en a qui survivent longtemps avec plusieurs cafés par jour, comme quoi on peut être solide ! 

Citation
A moins que ma meilleure forme ne soit que psychologique ? de l'autosuggestion peut-etre?  -et alors ? c'est le résultat qui compte, non ? comme pour vous...  Clin d'oeil

P'têtre... mais si tu ne manges presque plus de laitages, ça peut faire un grosse différence.

 
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« Répondre #6 le: 02 Octobre 2009, 20:54:32 »

Je reviens au sujet initial "ou trouver à manger"
J'ai découvert récemment une boutique tenue par des camerounais à lyon, et niveau fruits, c'est de niveau à satisfaire les crudivore.
J'y ai trouvé papayes, safou, bananes variées et avocats (et même un avec un vers squatteur qui commençait une monodiète Sourire
est ce qu'on a le droit à la pub ici?
on pourrait faire une liste des endroit ou se procurer des bonnes denrées quand on n'est pas en contrée, hum... disons, 'sauvages' ?
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« Répondre #7 le: 02 Octobre 2009, 21:26:00 »

est ce qu'on a le droit à la pub ici?
on pourrait faire une liste des endroit ou se procurer des bonnes denrées quand on n'est pas en contrée, hum... disons, 'sauvages' ?

Oui, bonne initiative : tu peux donner les coordonnées de ta boutique camerounaise. En plus des liens déjà donnés, en Suisse il y a Terrespoir.
« Dernière édition: 02 Octobre 2009, 21:29:06 par François » Journalisée
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« Répondre #8 le: 03 Octobre 2009, 09:20:02 »

C'est à lyon (villeurbanne exactement)
au domaine des tropique
80, Bd Eugène Réguillon
0472334486
métro cusset
bus 1 et 11 arrêt bernaix

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eric
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« Répondre #9 le: 15 Novembre 2009, 13:09:36 »


Ils proposent quoi comme garanties exactement ? Est-ce que tu as pu discuter du type d'agriculture pratiquée ?
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« Répondre #10 le: 30 Août 2019, 14:10:06 »

salut à tous
c quand même assez effrayant de savoir que l on ne peut plus se nourrir sans ingerer du poison et donc tomber malade
mais alors nos centenaires cuits qu ont ils comme se
g vu 1 dame qui ne faisait plus grand chose à 99 ans certes  mais son repas / rillettes pain blanc et endive cuite ds l eau au sel
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