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L'alimentation paléolithique => Ressources Internet et actualité scientifique => Discussion démarrée par: François le 07 Septembre 2009, 16:57:00



Titre: Articles en ligne
Posté par: François le 07 Septembre 2009, 16:57:00
En français :

Préface du Dr Jean Seignalet au livre de GC Burger, Manger Vrai (http://reocities.com/HotSprings/7627/temJSeignalet.html)
"En conclusion, je considère Guy-Claude Burger comme un chercheur brillant, cultivé, logique, qui mérite d'être écouté et jugé impartialement. Il serait bon que des équipes médicales et scientifiques l'aident à réaliser des expériences plus étendues qui permettront d'infirmer ou de confirmer ses originales conceptions."

Les origines de l'agriculture - une perspective biologique et une nouvelle hypothèse (http://dieudonne.free.fr/rech/agriculture.htm) - Greg Wadley et Angus Martin
"Étant donné la proportion et la portée de cette révolution dans la biologie humaine, il est tout à fait extraordinaire qu'il n'y ait aucun modèle communément accepté pour l'origine de l'agriculture. En effet, un nombre croissant d'arguments avancés ces dernières années suggèrent que l'agriculture, loin d'être une étape normale et un progrès, conduit en fait généralement à une plus mauvaise qualité de vie. Les chasseurs-cueilleurs fournissent typiquement moins de travail pour la même quantité de nourriture, sont plus sains et sont moins sujets à la famine que les fermiers primitifs."

Dix Mille Années de Crise (http://www.liberterre.fr/gaiasophia/relationsinter/z-pdf-interspecificite/shepard-domestication.pdf) - Paul Shepard
Traduction par Dominique Guillet du chapitre "Ten Thousand Years of Crisis" extrait de l'ouvrage "The Tender Carnivore and the Sacred Game"

L'Entrevue - Sans viande, pas d'humanité (http://www.ledevoir.com/societe/consommation/258846/l-entrevue-sans-viande-pas-d-humanite)
"La consommation de viande a été le catalyseur de la séparation entre les grands singes, principalement végétariens frugivores, et les Australopithèques, les premiers hominidés". Marylène Patou-Mathis (Préhistorienne, Directrice de recherche au CNRS)

Science et Avenir - Mangez préhistorique (http://geozine.free.fr/Geozine/forme/alimentation_prehistorique.htm)
"Nos ancêtres chasseurs étaient grands, fins et plutôt en bonne santé. Puis vint l'agriculture. L'homme allait découvrir les maladies cardiaques, les cancers, l'obésité et le diabète. Et si l'avenir alimentaire passait par un retour aux sources ?"

En anglais :

Evolution, Diet and Health (http://www.cast.uark.edu/local/icaes/conferences/wburg/posters/sboydeaton/eaton.htm) - S. Boyd Eaton, MD and Stanley B. Eaton III
"The nutritional requirements of contemporary humans represent the end-result of dietary interactions between our ancestral species and their environments extending back to the origins of life on earth."

The Worst Mistake In The History Of The Human Race (http://www.ditext.com/diamond/mistake.html) - by Jared Diamond
"Hunter-gatherers practiced the most successful and longest lasting lifestyle in
human history. In contrast, we're still struggling with the mess into which agriculture has
tumbled us, and it's unclear whether we can solve it."

The origins of agriculture: a biological perspective and a new hypothesis (http://www.ranprieur.com/readings/origins.html)

Trigger Foods and Opioids (http://www.nutramed.com/eatingdisorders/addictivefoods.htm)

Opioid Peptides Derived from Food Proteins (http://www.jbc.org/content/254/7/2446.full.pdf+html)

Agrarian diet and diseases of affluence – Do evolutionary novel dietary lectins cause leptin resistance? (http://www.biomedcentral.com/1472-6823/5/10)

Civilization makes us sick (http://archive.li/p2EK2)

A Paleolithic diet confers higher insulin sensitivity, lower C-reactive protein and lower blood pressure than a cereal-based diet in domestic pigs (http://www.pubmedcentral.nih.gov/articlerender.fcgi?artid=1635051)

Herpesvirus latency confers symbiotic protection from bacterial infection (http://www.nature.com/nature/journal/v447/n7142/abs/nature05762.html)

Human societies are defined by their food (https://resistancetraining.wordpress.com/2007/02/19/human-societies-are-defined-by-their-food/)

Published research (http://www.thepaleodiet.com/published_research/) -  Dr. Loren Cordain and his colleagues

Metabolic and physiologic improvements from consuming a paleolithic, hunter-gatherer type diet (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19209185?ordinalpos=1&itool=PPMCLayout.PPMCAppController.PPMCArticlePage.PPMCPubmedRA&linkpos=2)

The Consequences of Domestication and Sedentism (http://www.primitivism.com/sedentism.htm)

Birth of farming caused jaw-dropping changes to the human skull (http://www.telegraph.co.uk/science/2017/08/25/birth-farming-caused-jaw-dropping-changes-human-skull-scientists/)

The Relatively Peaceful Societies of Simple Hunter-Gatherers (https://www.indybay.org/newsitems/2009/11/03/18627770.php)


Titre: Dix Mille Années de Crise - Paul Shepard
Posté par: François le 26 Septembre 2009, 23:22:52
Je viens de lire « Dix Mille Années de Crise » (http://www.liberterre.fr/gaiasophia/relationsinter/z-pdf-interspecificite/shepard-domestication.pdf) , traduction française de "Ten Thousand Years of Crisis" extrait de l'ouvrage "The Tender Carnivore and the Sacred Game" de Paul Shepard. C’est long, mais édifiant et très détaillé. A lire absolument ! Malheureusement je n’ai pas trouvé en ligne la version originale.

Citation
Aucun autre organisme n'est plus intimement associé à la civilisation que les céréales - blé, orge, seigle, riz, maïs: ce sont des poacées (graminées) annuelles altérées dont dépendent les masses humaines. Ecologiquement parlant, les céréales sont des consommatrices et non pas des formatrices de sol. Par opposition, les poacées sauvages vivaces fonctionnent comme des pompes; leur système racinaire profond ramène en permanence à la surface des nutriments minéraux et restructure le sol. Elles vivent en synergie avec une vaste diversité de fleurs d'Astéracées et de Fabacées, deux familles de plantes qui sont essentielles à une bonne formation d'humus, qui dépendent des insectes pollinisateurs pour leur survie et qui, réciproquement, soutiennent une riche vie animale.

Lorsque les hommes entreprirent de mettre en culture de vastes champs de céréales, ils se détournèrent d'une antique relation avec les insectes en quête de pollen et de nectar: les abeilles, les papillons, les scarabées, les mouches. De tels insectes ont rendu possible la vie arboréale des premiers primates dans les forêts tropicales débordant de fleurs et de fruits. Ils furent également essentiels dans l'évolution des prairies et des savanes qui permirent la subsistance des premiers primates non arboréaux et non-humains. Enfin, les insectes pollinisateurs supervisèrent l'évolution de la flore de la steppe et de la toundra, dans lesquelles les grandes hordes de mammifères du Pléistocène encouragèrent les phases ultimes de la chasse par l'humanité.

L'agriculture primitive de subsistance n'abandonna pas sa dépendance vis à vis des plantes à fleurs, et de leurs pollinisateurs, mais lorsque les hommes s'installèrent dans les grandes vallées alluviales et plantèrent de vastes champs de céréales, ils répudièrent en partie les anciennes connexions avec une foule de petits animaux qui composent la faune la plus riche et la plus diverse de notre planète. Les céréales sont des plantes annuelles pollinisées par le vent, éphémères, au système racinaire peu profond, sans qualité de formation d'humus, et leur association avec d'autres plantes à fleurs, ou des insectes pollinisateurs, est minimale. En soutenant des populations humaines vastes et mal-nourries, et de par leurs effets destructeurs sur l’environnement lorsqu’elles sont cultivées en monocultures, les céréales sont réellement le symbole et l’agent de la guerre agricole contre la planète.



Titre: Paul Shepard
Posté par: denisbooks le 27 Septembre 2009, 09:24:59
J'ai correspondu avec Paul Shepard, alors agé de plus de 70 ans, lorsque j'ai commencé mes recherches sur la question de l'agriculture dans l'histoire de la médecine et des sciences humaines. Son livre est excellent  et mérite d'être traduit entièrement en français. Shepard appartient au courant de l'écologie scientifique américaine qui a admis l'idée que l'agriculture a été une ruine pour la biodiversité, et ce bien avant le XXème siècle et l'arrivée en masse de l'agrocapitalisme....Il faut remonter au XIXeme pour retrouver les racines communes de ce  courant écologiste "anti-agricole" avec le courant hygiéniste  "anti-agricole".    Ce n'est pas par hasard si c'est aussi à cette époque que les premières théories liant respect de "l'instinct alimentaire" , "retour à la forêt nourricière" et "abandon de l'agriculture" commencent à faire l'objet d'une mise en perspective commune.


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: corbe le 03 Octobre 2009, 18:57:01
J'ajoute l'interview d'Aajonus Vonderplanitz. Son histoire est une peu rocambolesque, mais il a mis en rémission plusieurs fois son cancer, et soigne maintenant les gens avec un régime composé en majeure partie de produits animaux crus ( pour lui, c'est  80% ! )
(en anglais)
http://drbass.com/aajonus.html (http://drbass.com/aajonus.html)

Il va loin dans la "symbiose" car selon lui, non seulement les bactéries sont nos alliés, mais aussi les parasites intestinaux ! Ces derniers pour les cas extrêmes où nos intestins ont besoin d'un ravalement drastique. Avec une alimentation crue appropriée, ils sont simplement évacués naturellement lorsque le travail est terminé et que le corps n'en a plus besoin.


Meme si la consommation de lait est un peu hors sujet passé l'age de 2 ans, j'ajoute cet article qui explique les avantages du lait cru sur tous les laits qui ont été chauffés.
http://www.karlloren.com/aajonus/p15.htm (http://www.karlloren.com/aajonus/p15.htm)
Il faut fouiller mais il y a des passages très intéressants qui montrent combien la simple pasteurisation est néfaste en particulier pour les enzymes contenues dans le lait, et quelles sont les graves conséquences de cette dégradation. Le lait est peut-etre un cas extrème par sa complexité et sa richesse en enzymes indispensables à sa digestion, mais c'est transposable à tous les aliments.



Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: François le 10 Juin 2010, 19:16:04
Excellent article de Loïc sur NaturaVox :
Produits chimiques dans l'alimentation : comment y échapper ?  (http://www.naturavox.fr/sante/article/produit-chimiques-dans-l)
Sous titres :
Citation
De la chimie dans l’assiette
Les furanes
L’acrylamide
Les A.G.E
Et ceux qu’on ne connaît pas encore
Une réalité incontournable
Manger cuit nuit à votre santé
Manger cru préserve santé et vitalité
Cuire et transformer : une habitude récente
Faut-il abandonner la cuisson ?


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Jacques le 18 Juin 2010, 21:38:32
Cette liste me suit depuis mes études d'anthropologie. Je la touve encore digne d'intérêt (j'ai également une traduction) :

Life conditions conducive to health in Homo sapiens

The following excerpt from Western Civilisation in Biological Perspective, Stephen Boyden, Oxford University Press, 1987, provides an interesting overview of the life conditions that we humans have been evolutionarily "designed" for during millions of years of evolution. Keep in mind as you peruse the list below that the 10,000 years or so of so-called "civilized" life we have gone through so far are a mere blink in time, evolutionarily speaking, and therefore not enough time for the human organism to adapt to our present way of life. It is therefore not surprising that we react to living under such unnatural conditions with a wide range of physical, emotional, mental, social, cultural and spiritual dis-seases, such as heart disease, mental illness, addiction, violence, crime, war and so on.

According to the principle of evodeviation, when animals are exposed to life conditions which differ from those to which their species is genetically adapted through evolution, signs of phylogenetic maladaptation are likely to be manifest. The hypothesis was put forward that, in the case of the human species, the principle of evodeviation applies not only to the physical or material aspects of life conditions, but also to less tangible behavioral and psycho-social aspects. It follows, assuming this hypothesis to be correct, that consideration both of the material and of the behavioral and psycho-social aspects of life conditions of primeval people could provide important clues to the nature of the biologically determined or universal health needs of the human species.

With these thoughts in mind, a list has been prepared which is a summary both of the life conditions of hunter-gatherers and, accepting the principle of evodeviation and the hypothesis that it applies to intangible aspects of life experience, of the optimum life conditions for members of the human species in general. The list begins with the more tangible material aspects of life conditions and ends with the more intangible psycho-social and behavioral aspects. With respect to many of the postulated health promoting aspects of life conditions, including the intangible aspects, the principle of the optimum range is applicable; that is to say, too little or too much of a given condition may be detrimental to health.

Life conditions conducive to health in Homo sapiens

- Clean air (i.e."paleolithic air"- not contaminated with hydrocarbons, sulphur oxides, lead, etc.)
- Environmental temperatures within the range of those experienced in the 'natural habitat' ("habitat with the characteristics of those inhabited by human beings in phase one societies")
- Exposure to visible light (duration and intensity) within the range of that experienced in the natural habitat
- Noise levels within the range of those experienced in the natural human habitat
- Diet :
-   Calorie intake neither less nor more than metabolic requirements. Social norms which allow the individual to eat when hungry, but which do not encourage overconsumption of calories in response to ritual, habit, or, for example, boredom
-   Foodstuffs providing the full range of nutritional requirements for the human organism. In the primeval situation this is usually provided by a diverse range of different foodstuffs of plant origin and some lean meat (cooked)
-    A diet which is balanced in the sense that it does not contain an excess of any particular kind of chemical constituent or class of foodstuff
-   Foodstuffs with a physical consistency of that of natural foods containing fiber
-   Foodstuffs devoid of potentially noxious contaminants or additives
-   Clean water - free of contamination with chemicals or pathogenic microorganisms
- Minimal contact with microbial or metazoal parasites and pathogens
- An effective emotional support network providing a framework for spontaneous care-eliciting, care-receiving and care-giving behavior
- Frequent interaction on a daily basis with members of the extended family and in-group on matters of mutual interest and concern
- Opportunities and incentives for small-group interaction on projects of mutual interest and concern
- A social environment which confers responsibilities and obligations on the individual toward the in-group
- Opportunities for the individual to move spontaneously and freely from one small group to another, and to and from a state of solitude
- Levels of sensory stimulation which are neither much less nor much greater than those of the natural habitat
- A pattern of physical work which involves some short periods of vigorous muscular work and longer periods of medium muscular work, but also frequent periods of rest
- A polyphasic sleeping pattern, and the opportunity to rest or sleep in response to the urge to do so
- Opportunities and incentives for the learning and practice of manual skills and for creative behavior in general
- Opportunities and incentives for active involvement in recreational activities
- An environment which has high interest value and in which changes of interest to the individual are continually occurring (and at a rate which can easily be handled by the human psyche)
- Opportunities for considerable spontaneity in behavior
- Considerable variety in daily experience
- Short goal-achievement cycles
- Aspirations of a kind likely to be fulfilled
- An environment and lifestyle which are conducive to a reasonable degree of:
-   a sense of personal involvement
-   a sense of purpose
-   a sense of belonging
-   a sense of responsibility
-   a sense of interest
-   a sense of excitement
-   a sense of challenge
-   a sense of satisfaction
-   a sense of comradeship and love
-   a sense of enjoyment
-   a sense of confidence
-   a sense of security

So, how well does your life measure up to the above list?




Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: François le 22 Juin 2010, 16:17:52
Merci beaucoup, Jacques, pour ce texte absolument remarquable. Je ne connaissais pas le terme «evodeviation» !

Il y a juste une parenthèse qui est hors de propos : « (cooked) », à propos de la viande, et aussi ça, qui montre l'habituelle incompréhension de la question :

Citation
--  Minimal contact with microbial or metazoal parasites and pathogens

Et puis la fin est particulièrement intéressante et vraie:

Citation
--  An effective emotional support network providing a framework for spontaneous care-eliciting, care-receiving and care-giving behavior
--  Frequent interaction on a daily basis with members of the extended family and in-group on matters of mutual interest and concern
--  Opportunities and incentives for small-group interaction on projects of mutual interest and concern
--  A social environment which confers responsibilities and obligations on the individual toward the in-group
--  An environment and lifestyle which are conducive to a reasonable degree of:
- -   a sense of personal involvement
- -   a sense of purpose
- -   a sense of belonging
- -   a sense of responsibility
- -   a sense of interest
- -   a sense of excitement
- -   a sense of challenge
- -   a sense of satisfaction
- -   a sense of comradeship and love
- -   a sense of enjoyment
- -   a sense of confidence
- -   a sense of security

Et bien, la vie actuelle ne nous apporte pas grand chose de tout ça ! Et pourtant ce serait de la plus haute importance pour notre équilibre psychique, qui à son tour permet d’équilibrer correctement notre alimentation et de vivre en bonne santé !

Si tu pouvais aussi poster la traduction en français...? Mais je suppose que tu ne l'as pas en version numérisée ? Sinon, pour une traduction approximative:
http://babelfish.yahoo.com/translate_txt

Cordialement,
François


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Jacques le 23 Juin 2010, 01:55:27
En effet, c'est ce que j'aime de cette liste. Elle mentionne les aspects trop souvent ignorés de la vie au paléolithique, malgré certains préjugés évidents...

On parle beaucoup, et avec raison, des chartes des droits et des libertés, mais un peu moins de leurs corollaires nécessaires que sont les devoirs et les responsabilités… Il me semble cependant manquer, à cette équation, un élément fondamental : celui des besoins fondamentaux des êtres humains. Bel exemple de pyramide inversée...

Je ne suis pas traducteur, mais enfin je vis en Amérique ;)

L'extrait suivant est tiré du livre Western Civilisation in Biological Perspective, de Stephen Boyden, Oxford University Press, 1987. Il donne un aperçu intéressant des conditions de vie pour lesquels nous, humains, avons été évolutivement "conçu" au cours de millions d'années d'évolution. Gardez à l'esprit, lorsque vous parcourrez la liste ci-dessous, que les 10.000 ans de soi-disant vie «civilisé» que nous avons traversé jusqu'à présent, sont un clin d'œil dans le temps, au sens de l’évolution, et donc insuffisant pour que l'organisme humain puisse être adapté au mode de vie actuel. Dans de telles conditions contre nature, il n'est donc pas surprenant que nous vivions en développant un large éventail de mal-aises physique, émotionnel, mental, social, culturel et spirituel, comme les maladies cardiaques, la maladie mentale, la toxicomanie, la violence, la criminalité, la guerre, ainsi de suite.

Selon le principe d’évodéviation, lorsque les animaux sont exposés à des conditions de vie qui diffèrent de celles pour lesquelles leur espèce est génétiquement adaptée, grâce à l'évolution, des signes d'inadaptation phylogénétiques sont susceptibles de se manifester. L'hypothèse a été avancée que, dans le cas de l'espèce humaine, le principe d’évodéviation ne s'appliquerait pas seulement aux aspects physiques ou matériels des conditions de vie, mais aussi à ceux moins tangibles du comportement, et des aspects psycho-sociaux. Il s’en suit, en supposant que cette hypothèse est exacte, que l’appréciation des conditions de vie autant matérielles que des aspects comportementaux et psycho-sociaux des personnes primitives pourrait fournir des indices importants sur la nature de la détermination biologique ou des besoins de santé universel de l'espèce humaine .

Avec ces pensées à l'esprit, une liste a été établie, qui est un résumé à la fois des conditions de vie des chasseurs-cueilleurs et, en acceptant le principe d’évodéviation et l'hypothèse où elle s'applique aux aspects immatériels de l'expérience de vie, des conditions de vie optimales pour l'espèce humaine en général. La liste commence avec les aspects matériels plus tangibles de ces conditions de vie et se termine par les aspects les plus intangibles, psycho-sociaux et comportementaux. En ce qui concerne les nombreux aspects postulés au sujet des conditions de vie propices à la santé, incluant les aspects immatériels, le principe de la fourchette optimale est applicable, c'est-à-dire trop ou trop peu d'un état donné peut être préjudiciable à la santé.

Les conditions de vie favorables à la santé chez l'Homo sapiens

1- De l’air pur, semblable à celui rencontré au cours de l’évolution d’homo sapiens, libre de contamination aux hydrocarbures, à l’oxyde de souffre, au plomb, etc.
2- De l'eau pure, semblable à celle rencontrée au cours de l’évolution d’homo sapiens, libre de contamination chimique ou de microorganismes pathogènes.
3- Des températures environnementales semblables à celles rencontrées au cours de l’évolution d’homo sapiens.
4- Une exposition à la lumière visible (durée et intensité) semblable à celle rencontrée au cours de l’évolution d’homo sapiens.
5- Des niveaux de bruit semblables à ceux rencontrés au cours de l’évolution d’homo sapiens.
6- Alimentation
a)   Un apport calorique équivalent aux exigences du métabolisme. Des normes sociales permettant aux individus de manger quand ils ont faim, mais qui n'encouragent pas la surconsommation de calories en réponse à un rituel, une habitude, à l'ennui, etc.
b)   Des aliments fournissant tout le spectre des besoins nutritionnels de l'organisme humain. (Pendant l’évolution d’homo sapiens ceux-ci étaient fournis par une variété d'aliments d'origine végétale, ainsi qu’occasionnellement animales.)
c)   Une alimentation équilibrée, dans le sens de ne pas être constituée d'un excédant quelconque d'un constituant chimique ou d’une catégorie d'aliments particuliers.
d)   Des aliments ayant la consistance de celle qui se retrouve dans la nature.
e)   Des aliments dépourvus de contaminants et d'additifs potentiellement nocifs.
7- Un contact minimal avec des parasites ou pathogènes d'origine microbienne ou « métazoale ».
8- Un réseau effectif de support émotionnel procurant un cadre propice aux comportements spontanés d’attention, de sollicitude et de soins.
9- Des interactions fréquentes avec les membres de la famille élargie et les membres du groupe auquel appartient l'individu à propos de sujets d'intérêt et de préoccupation mutuels.
10- Des occasions et des stimulations nécessaires à créer des interactions en petits groupes concernant des projets d'intérêt et de préoccupation mutuels.
12- Un environnement social qui confère des responsabilités et des obligations individuelles face au groupe auquel appartient l'individu.
13- Des occasions pour l'individu de se déplacer spontanément et librement d'un petit groupe à l'autre, vers ou hors un état de solitude.
14- Des niveaux de stimulation sensorielle ni beaucoup plus, ni beaucoup mois élevés que ceux rencontrés au cours de l’évolution d’homo sapiens.
15- Un modèle de travail physique faisant alterner de courtes périodes de travail musculaire intense avec de longues périodes de travail musculaire médian, mais incluant également de fréquentes périodes de repos.
16- Un modèle de sommeil « polyphasique », ainsi que la possibilité de se reposer ou de dormir quand le besoin se fait sentir.
17- Des occasions et des stimulations nécessaires à l'apprentissage et à la pratique de travaux manuels et au comportement créatif en général.
18- Des occasions et des stimulations nécessaires à l'implication active dans des activités de récréation.
19- Un environnement hautement intéressant dans lequel les changements d'intérêts individuels se produisent constamment et à un rythme que la psyché humaine peut assimiler facilement.
20- Des occasions de pouvoir manifester une grande spontanéité dans son comportement.
21- Une grande diversité d'expérience quotidienne.
22- Des cycles de réalisations de court terme.
23- Des aspirations du genre à être vraisemblablement réalisable.
24- Un environnement et un mode de vie propice au développement raisonnable d’un sentiment : d'implication personnelle, d'utilité, d'appartenance, de responsabilité, d'intérêt, d'excitation, de défi, de satisfaction, de camaraderie et d'amour, de jouissance, de confiance et de sécurité.


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: François le 23 Juin 2010, 07:45:42
Merci !


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Jacques le 20 Août 2010, 15:56:30
Je viens de mettre la main sur un autre texte de Paul Shepard, Nature and Madness, http://www.primitivism.com/nature-madness.htm qui fait parfaitement suite à « Dix Mille Années de Crise ». Je trouve que ce nouveau texte (pour moi) accentue la pertinence et l’importance d’une démarche telle celle de GCB...

Je suis en ce moment à tenter de réconcilier ce que j’apprends de Robert B. Laughlin et cie, avec le regard lumineux que jette Paul Shepard sur notre mauvais sors commun, et dont la solution va bien au-delà (tout comme chez GCB) des trop superficiels pansements contemporains du type paléo crudivorisme.

Pas évident...


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: François le 30 Août 2010, 17:01:28

Encore un article de Loïc :
Est-il dangereux de boire du lait ? (http://manger-cru.blogspot.com/2010/08/est-il-dangereux-de-boire-du-lait.html)


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: TylerDurden le 21 Janvier 2011, 23:53:21
I have been looking for a certain amount of extra scientific data on why cooking is harmful in the last few months, and the above is very useful. But my French is, sadly, a bit worn out, and I will take some time to decipher it.

In the meantime, please, Iguana, could you upload Seignalet's vital information re links  to the "Raw Weston-Price Diet " forum of rawpaleoforum?


Titre: Re : Re : Articles en ligne
Posté par: François le 23 Janvier 2011, 08:44:37
I have been looking for a certain amount of extra scientific data on why cooking is harmful in the last few months, and the above is very useful. But my French is, sadly, a bit worn out, and I will take some time to decipher it.

In the meantime, please, Iguana, could you upload Seignalet's vital information re links  to the "Raw Weston-Price Diet " forum of rawpaleoforum?

La plupart des articles cités ici sont en anglais aussi, la plupart de ceux en français sont traduits de l'anglais. Seignalet déconseille fortement les produits laitiers et les céréales (excepté le riz), donc il diverge de Weston A. Price. Sa préface au livre de GCB “Manger Vrai" est traduite dans le lien que j'ai déjà indiqué plusieurs fois sur le Raw Paleo Forum.
http://www.reocities.com/HotSprings/7627/ggforeword.html


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Sylvain le 05 Septembre 2011, 22:17:22

En anglais :

The Worst Mistake In The History Of The Human Race (http://www.ditext.com/diamond/mistake.html) - by Jared Diamond
"Hunter-gatherers practiced the most successful and longest lasting lifestyle in
human history. In contrast, we're still struggling with the mess into which agriculture has
tumbled us, and it's unclear whether we can solve it."


Et en français depuis peu ;) (pas parfait, on fait avec les moyens de bord)

http://clairetlipide.wordpress.com/2011/09/05/la-pire-erreur-de-lhumanite-lagriculture/


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: François le 07 Septembre 2011, 21:40:43
Merci Sylvain ! J'avais lu et beaucoup apprécié l'original et j'ai jeté un œil a ta traduction et a ton blog qui m'ont l'air tous les deux très bien.

Cordialement,
François



Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Sylvain le 08 Septembre 2011, 18:39:44
Merci, c'est important pour moi de traduire des articles de première importance : des gens en France savent lire l'anglais, mais sont fainéants. Et je ne parle pas de la population cultivée (un peu geek) ou à l'aise en anglais et qui fait l'effort de lire à la source.

edit : qu'on ne surinterprète pas, je ne fais pas dans l'élitisme c'est juste que je sais ce que c'est de ne pas lire des articles en anglais alors qu'on baragouine suffisamment (à l'écrit) la langue  ;D


Titre: Articles en ligne : Téléthon, Sidaction, Arc, ... : Pourquoi donner encore ?
Posté par: François le 16 Novembre 2011, 06:19:38
Citation

Chaque année de grandes mobilisations médiatiques sollicitent notre générosité en faveur de la recherche médicale. Pour quel résultat ? Certes la recherche avance, mais dans quelle direction ? Je ne m’étais jamais posé la question jusqu’à ce que je découvre les propos du professeur Luc Montagnier, celui-là même qui découvrit le virus du sida en 1983, propos qu’il tient depuis de plusieurs années et dont aucun média ne s’est jamais fait l’écho.

Ce que dit le professeur Luc Montagnier ? Tout simplement que l’on peut se débarrasser du sida « en quelques semaines », en renforçant son système immunitaire par une alimentation riche en anti-oxydants. Alors que tous les grands médias ont récemment fait leur une sur la guérison d’un malade du sida grâce à un protocole thérapeutique complexe et difficilement généralisable, aucun d’entre eux n’a jamais relayé les propos tenus par celui qui est aujourd’hui président de la Fondation mondiale pour la recherche et la prévention du sida à l’Unesco. Un comble !

Car, contrairement à ce que l’on croit, ou plutôt nous laisse croire, le sida ne serait pas une maladie fatale, incurable, mais une maladie presque bénigne dont on peut se défaire aussi facilement qu’on l’attrape. « On peut être exposé au VIH plusieurs fois sans être infecté de manière chronique. Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines » dit en substance le professeur Montagnier. Que de tels propos, répétés et assumés depuis plusieurs années par un des plus grands spécialistes mondiaux du sida, restent sans écho, c’est hallucinant !

Ce n’est certes pas la première fois que des voix se font entendre, ou tentent de le faire, pour dire que la recherche ne s’oriente peut-être pas dans la bonne direction. Elles viennent souvent de malades qui ont vu leur pathologie régresser suite à l’adoption d’une alimentation moins artificielle, plus proche de celle de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs (voici deux cas significatifs : témoignage Alzheimer, témoignage sclérose en plaque). Mais c’est la première fois qu’un scientifique de renommée mondiale, faisant autorité dans le domaine médical, reconnaît clairement et sans ambiguïté la responsabilité de l’alimentation dans la genèse des maladies et plus particulièrement du sida.

Et personne n’en parle ! Des milliers de gens continuent de souffrir de cette maladie terrible, même chez nous en France, alors qu’il suffirait qu’ils améliorent leur alimentation pour s’en sortir. Pourquoi lors de ces grandes messes médiatiques ne parle-t-on que de recherche pour la mise au point d’un vaccin ou d’un médicament ? Pourquoi ne profite-t-on pas de ces moments de générosité pour faire de la pédagogie ? Pourquoi n’explique-t-on pas à cette occasion ce qu’est le stress oxydatif, comment il affaiblit les défenses immunitaires et en quoi il est lié à l’alimentation, plutôt que de nous servir des séquences émotions ? Quand on pense à tous ces bénévoles, toutes ces associations, toutes ces collectivités qui se mobilisent persuadés que la recherche fait le maximum alors qu’elle s’enferre dans une impasse et néglige d’autres voies certainement plus prometteuses qui peuvent soulager rapidement et sans effets secondaires ! Mais de qui se moque-t-on ?

La suite ici. (http://manger-cru.blogspot.com/2011/11/telethon-sidaction-arc-pourquoi-donner.html)

La video (http://www.dailymotion.com/video/xbrwl7_urgent-sida-luc-montagnier-avoueon_news)


Titre: Re : Articles en ligne : Téléthon, Sidaction, Arc, ... : Pourquoi donner encore
Posté par: François le 07 Décembre 2011, 10:02:46
Moyenne du salaire mensuel des 10 plus hauts dirigeants de l’Association Française contre les Myopathies : 7578 € bruts.
Source : Marc Reidiboym, « Donateurs, si vous saviez… », Éditions Bertrand Gobin, 2009


Titre: Re : Articles en ligne : Téléthon, Sidaction, Arc, ... : Pourquoi donner encore
Posté par: François le 07 Décembre 2011, 10:04:29
NB : les images (en l’occurrence scans des pages de couverture et 94-95 du livre sus-mentionné) ne sont malheureusement accessibles qu'aux membres connectés avec leur pseudo et leur mot de passe.

Et voici quelques liens communiqués par notre membre Francine pour des articles qui dénoncent le Téléthon :
http://www.voici.fr/news-people/actu-people/pierre-berge-violente-critique-du-telethon-328811
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/12/qui-pour-critiquer-le-t%C3%A9l%C3%A9thon-cette-ann%C3%A9e-.html
http://www.zenit.org/article-29648?l=french
http://jacques.testart.free.fr/index.php?post/texte746
http://www.alterinfo.net/La-grande-escroquerie-du-Telethon-Le-professeur-Testard-denonce-une-mystification_a26750.html
http://cousins-cinephiles.blogspot.com/2009/06/la-belle-verte-en-dvd.html

et pour ceux qui n'auraient pas vu la version intégrale (non censurée par des mystérieux "pro-Téléthon") du film la Belle Verte, la voici enfin ! :
http://www.videofinder.pl/video/dailymotion,xb8gck/la-belle-verte-extrait-t-l-thon.html


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: François le 30 Septembre 2012, 12:43:33
Excellent article sur Jared Diamond dans « Le Monde ».
L'homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond
 (http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/09/27/l-homme-animal-suicidaire_1766966_3246.html)
Extrait :
« Il n'y a que lui pour vous expliquer que l'agriculture, dès son apparition, n'a pas eu que des conséquences favorables : "Des études paléo-alimentaires montrent que les chasseurs-cueilleurs d'avant l'agriculture étaient en meilleure santé et mieux nourris que les cultivateurs. Leur régime était plus varié en protéines et en vitamines, ils disposaient de plus de temps libre et ils dormaient beaucoup." Du reste, les populations se méfiaient de l'agriculture. Elle n'a été que lentement adoptée en Europe (un kilomètre par an) comme aux Etats-Unis (les Amérindiens de Californie s'y refusèrent jusqu'au XIXe siècle). Elle est synonyme, dès le début, de mauvaise nutrition, d'épidémies et de maladies parasitaires, du fait de la promiscuité et des eaux rejetées.
 
Ajoutons que l'agriculture a fait naître une stratification sociale entre la masse des paysans en mauvaise santé, où les femmes s'épuisent à enfanter et besogner (les lésions sur les squelettes et les momies l'attestent), et une élite peu productive qui gouverne (fonctionnaires, commerçants, princes, prêtres, chefs de guerre). »

Autre article à lire absolument : La face sombre du blé – Nouvelles perspectives sur la cœliaquie et l’intolérance au blé (https://fr.sott.net/article/1059-La-face-sombre-du-ble-Nouvelles-perspectives-sur-la-cliaquie-et-l-intolerance-au-ble)




Titre: Pas de risque d'intoxication au mercure en mangeant du poisson océanique
Posté par: François le 22 Juin 2017, 22:15:12
No Detectable Risk From Mercury In Seafood, Study Shows (https://www.sciencedaily.com/releases/2003/05/030516082905.htm)
Citation
An exhaustive study of 643 children from before birth to 9 years of age shows no detectable risk from the low levels of mercury their mothers were exposed to from eating ocean seafood, according to a study in the May 16 issue of The Lancet.


Titre: Faut-il supprimer le gluten quand on est bien-portant ?
Posté par: François le 15 Septembre 2017, 09:09:34
Effect of Gliadin on Permeability of Intestinal Biopsy Explants from Celiac Disease Patients and Patients with Non-Celiac Gluten Sensitivity (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4377866/)
Citation
Conclusions
This study demonstrates that gliadin exposure induces an increase in intestinal permeability in all individuals, regardless of whether or not they have celiac disease. The results of this study suggest that gluten exposure leads to altered barrier function in both ACD and GS, resulting in an exaggerated increase in intestinal permeability when compared to RCD. The intestinal mucosal secretion of IL-10 from the basolateral surface seen in NC subjects in this study was not observed in those with RCD or GS. Specific laboratory markers for GS are still necessary to allow for a more objective definition of GS and further research into GS disorders would benefit from double-blind, placebo-controlled studies.

Un article en français basé sur sur celui ci-dessus :
Faut-il supprimer le gluten quand on est bien-portant ? (https://www.santenatureinnovation.com/faut-il-supprimer-le-gluten-quand-on-est-bien-portant/)
Citation
C’est un travail qui vient d’être publié. Il est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de l’hôpital général du Massachusetts, de l’université John Hopkins et de l’université médicale du Maryland (Etats-Unis).
Les chercheurs ont testé l’effet de la consommation de gluten sur 3 groupes de personnes : un groupe de malades cœliaques, un groupe de malades hypersensibles et un groupe en pleine santé. Résultat : dans tous les cas la consommation de blé augmente fortement la perméabilité intestinale en perturbant une hormone intestinale appelée « zonuline ». Et les conséquences de cette perturbation sont terribles.
Non seulement notre intestin souffre et peine à assimiler les nutriments, mais il peut laisser passer dans le flux sanguin certaines protéines qui vont agir dans notre organisme à la façon d’authentiques petits terroristes, déclenchant des maladies auto-immunes et augmentant le risque de cancer.
Parmi ces protéines, les plus connues sont les prolamines et les gluténines. Elles forment une bande organisée terrorisant les populations. Elles sont devenues célèbres dans le grand public sous le nom de « gluten ».
Le gluten est en effet un mélange de prolamines et de gluténines. Ce n’est pas une matière en soi.
Longtemps minimisés par les autorités sanitaires, les dangers du gluten sont aujourd’hui de plus en plus reconnus.
Car nous sommes beaucoup plus nombreux à souffrir d’une hypersensibilité au gluten, qui se manifeste par des symptômes diffus allant de la diarrhée aux ballonnements, à la dépression et aux douleurs articulaires, jusqu’à toutes les formes de maladies.
D’où les effets étonnants d’un régime sans gluten, qui peut non seulement résoudre les problèmes de digestion, mais aussi donner meilleur moral, plus d’énergie, moins de sensibilité aux infections.


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Amaryllis le 25 Septembre 2017, 18:28:29
Merci pour ces articles intéressants. Je viens d'envoyer le dernier à mon neveu, grand consommateur de blé mais qui projette de fabriquer lui-même son pain... à l'épeautre pour... éviter le blé. Il va être déçu !

Certains liens sont morts.


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: François le 26 Septembre 2017, 10:29:20
J'ai mis à jour ceux de ce post. (http://paleocru.rawpaleodietforum.com/forum/index.php/topic,8.msg574.html#msg574)


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Amaryllis le 26 Septembre 2017, 17:42:58
Merci.


Titre: Non, les hommes n’ont pas toujours fait la guerre
Posté par: François le 26 Octobre 2017, 07:43:57
Non, les hommes n’ont pas toujours fait la guerre (https://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/PATOU_MATHIS/53204)
Citation
Ainsi, la « sauvagerie » des préhistoriques ne serait qu’un mythe forgé au cours de la seconde moitié du XIXe siècle pour renforcer le concept de « civilisation » et le discours sur les progrès accomplis depuis les origines. A la vision misérabiliste des « aubes cruelles » succède aujourd’hui — en particulier avec le développement du relativisme culturel — celle, tout aussi mythique, d’un « âge d’or ». La réalité de la vie de nos ancêtres se situe probablement quelque part entre les deux. Comme le montrent les données archéologiques, la compassion et l’entraide, ainsi que la coopération et la solidarité, plus que la compétition et l’agressivité, ont probablement été des facteurs-clés dans la réussite évolutive de notre espèce.

Marylène Patou-Mathis
Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), département préhistoire du Muséum national d’histoire naturelle (Paris).

L’effondrement de notre civilisation est une bonne chose (https://reporterre.net/L-effondrement-de-notre-civilisation-est-une-bonne-chose#nb6-3)

Citation
Pour faire simple, la civilisation [1] désigne les cultures humaines urbaines, très hiérarchiques, organisées grâce à une forme d’État, et dont l’alimentation dépend de l’agriculture [2] (à grande échelle, façon monoculture, par opposition, entre autres, à la petite horticulture parfois pratiquée par des peuples de chasseurs-cueilleurs).

Durant plus de 95 % de la durée d’existence de l’espèce humaine, ses membres ont vécu en petits groupes de chasseurs-cueilleurs. Sans anéantir le paysage planétaire, sans le submerger de millions de tonnes de plastique et de produits chimiques cancérigènes, et sans saturer son atmosphère de gaz toxiques. Leur histoire (arrogamment qualifiée de préhistoire) n’était ni infectée, ni rythmée par la guerre [3] . Leur mode de vie ne requérait pas ce qui, d’après Lewis Mumford (historien et sociologue états-unien), caractérisera par la suite le fonctionnement de toutes les civilisations : « La centra­li­sa­tion du pouvoir poli­tique, la sépa­ra­tion des classes, la divi­sion du travail (pour la vie), la méca­ni­sa­tion de la produc­tion, l’ex­pan­sion du pouvoir mili­taire, l’ex­ploi­ta­tion écono­mique des faibles, l’in­tro­duc­tion univer­selle de l’es­cla­vage et du travail imposés pour raisons indus­trielles et mili­taires. » [4]

Il y a quelques milliers d’années, en Mésopotamie, les premières villes se développèrent. Les forêts furent rasées, la terre surexploitée, et aujourd’hui, du « croissant fertile », il ne reste qu’un désert infertile.

Et si le problème, c'était la civilisation ? (http://partage-le.com/2017/10/7993/) par le même auteur, Nicolas Casaux.


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Guy-Claude Burger le 26 Octobre 2017, 12:58:04
Il est certain que la civilisation, ou plus exactement la forme de civilisation qui est la nôtre est cause de bien des malheurs. Bravo à ceux qui osent le dénoncer.

Le principal reste pourtant d'expliquer pourquoi la civilisation a évolué comme elle l'a fait. Il serait un peu facile de porter plainte contre X et d'accuser des volontés délibérées qui auraient visé à enfermer les peuples dans une forme d'exploitation ou une autre. Le complotisme a ses limites, même s'il existe dans certains cas. Les forces auxquelles on se heurte lorsqu'on veut infléchir le destin des grands nombres sont telles que quelques particuliers ne peuvent pas agir arbitrairement. Les grands révolutionnaires ont toujours été plus les instruments que les faiseurs de l'histoire.

Quelques facteurs manquent aujourd'hui aux archéologues et aux historiens pour comprendre l'évolution dont nous sommes le point d'aboutissement. Vous l'avez deviné : il s'agit des changements d'alimentation survenus depuis le néolithique et de leurs conséquences multiples. Il y a d'abord les effets agro-économiques d'une nouvelle agriculture appelée à répondre aux nouveaux besoins. Il a fallu abattre des surfaces de forêt de plus en plus importantes pour cultiver les tubercules et surtout les céréales, ou pour créer des pâturages répondant à la consommation du lait et de la viande. Les cultivateurs, contrairement aux nomades, ont dû protéger leurs récoltes et former des agglomérations de plus en plus importantes. Ainsi se seraient installés le sens de la propriété, et la tentation du pillage, débouchant sur le développement des armes et la généralisation de la guerre. De la convivialité des premiers villages, on est passé à l'anonymat des grandes villes, avec leurs conséquences en termes de consommation, de promiscuité et de pollution, mais aussi de politique et de créativité artistique.

À la clé de cette évolution, on trouve effectivement le passage du cru au cuit. Sans cuisson ni préparation des aliments, jamais la consommation des céréales et de la viande ne se serait imposée comme elle l'a fait au cours des derniers millénaires, sans l'art de la fromagerie, l'usage du lait serait resté marginal. Mais d'autres mécanismes sont venus compliquer le processus de civilisation : l'action des nouveaux aliments sur le fonctionnement psychique.

Il n'y a eu, à ma connaissance, qu'un seul article scientifique pour dénoncer cette influence physiopsychologique du changement d'alimentation sur le processus d'urbanisation. Deux chercheurs australiens ont cherché son origine dans une modification du fonctionnement cérébrale sous l'effet du gluten, les protéines des céréales et tout particulièrement du blé, et des exorphines du lait. Les individus auraient eu un besoin accru de se sentir protégés et de se regrouper.

Lors de leurs recherches, ces chercheurs ne semblent pas avoir eu connaissance de la notion d'automatismes mentaux, c'est-à-dire d'auto-excitation de certaines zones cérébrales qui s'autonomisent et imposent des pensées étrangères au moi normal. Les changements psychologiques que j'ai pu observer lors du passage à l'instincto ont rapidement, déjà dans les années 60, attiré mon attention sur l'action excitatrice de l'alimentation conventionnelle. Les tendances obsessionnelles poussant à se faire du souci pour des questions sans grande importance, l'excitation sexuelle conduisant au besoin d'exonération chez l'homme, la difficulté de contrôler des pensées négatives avaient fait place en quelques semaines à un état de sérénité remarquable.

En bon électronicien, j'ai alors imagé le phénomène sous forme de circuit à feed-back positif, comme c'est le cas dans l'effet Larsen : lorsqu'on pousse l'amplification trop loin, le signal émis par le haut-parleur excite le microphone, qui l'amplifie encore une fois de sorte que le processus s'emballe et que l' installation de sonorisation se met à hurler et on dit, dans le jargon du métier, qu'elle accroche. Un même phénomène est en effet possible dans le cerveau, sachant que les circuits neuronaux présentent de nombreuses rétroactions. Une excitabilité excessive des neurones pourra de toute évidence entraîner des situations d'auto-excitation que j'ai nommées "accrochage".

Voilà qui expliquait ce que nous observions régulièrement : lorsque les premiers instinctos de l'époque faisaient des exceptions, ils changeaient manifestement de personnalité, comme s'il étaient possédés par des forces incontrôlables, auxquelles ils s'identifiaient complètement. Il est en effet très difficile de s'apercevoir qu'on "accroche" : cela se remarque à un mauvais sommeil, des rêves désordonnés, une montée de l'impatience et de l’irritabilité, parfois des colères ou des fourires irrépressibles, mais aussi à des angoisses et un besoin de sécurisation accrus, une plus grande tendance au sentiment d'abandon et à la recherche de protection, sans compter un besoin de réalisation sexuelle plus mécanique et obsédant.

Les automatismes mentaux font partie intégrante de la schizophrénie. Le schizophrène est en effet partagé entre des pensées et des envies contradictoires qui provoquent ce que l'on appelle le morcellement. On peut donc dire sans risque de se tromper que la cuisine a fait croître le niveau général de la tendance schizoïde. Notre civilisation culinaire tient donc plus d'un processus psychopathologique à grande échelle que d'un phénomène naturel. Il n'y a dès lors plus à s'étonner qu'elle soit pétrie de contradictions internes, d'angoisses et de haines poussant les individus à se rassembler, de menaces et de cupidités instaurant la militarisation, de frustrations et de revendications empoisonnant le climat social.

Mais ce n'est encore pas là le principal effet de l'art culinaire : sous l'effet de l'accrochage, la sexualité change de nature. Les pulsions partielles prennent le pas sur la sensibilité aux énergies subtiles qui devraient piloter le comportement. Il reste bien sûr la part reproductionnelle, liée à notre biologie, mais on perd de vue l'aspect transcendant de l'amour physique. On s'empêtre dans des conduites et des règles morales contre nature, et l'Éros n'atteint plus son but essentiel qu'est le développement de la dimension métapsychique de l'être. Le matérialisme s'installe, comme ce fut le cas déjà chez les Grecs et les Romains, l'existence perd sa signification spirituelle, on remplace la spiritualité authentique par des religions ou des superstitions. Ainsi se brosse tout le tableau de la civilisation telle que nous la connaissons et telle qu'on apprend aux écoliers à la célébrer.

C'est là que s'enracinent le vide existentiel et l'insatisfaction profonde qui alimentent le consumérisme, dont les conséquences écologiques catastrophiques suffisent à dénoncer l'absurdité. Nous n'en sortirons sans doute qu'en remontant aux causes premières de la spirale infernale. Mais combien de temps faudra-t-il pour que l'humanité prenne conscience du cercle vicieux dont elle est prisonnière et qui commence tout bêtement dans la casserole...

Le fameux triptyque "Le Jardin des Délices" de Jérôme Bosch pourrait y contribuer, car il délivre exactement les clés qui rendent à l'amour sa fonction spirituelle... Je profite de l'occasion pour signaler que mon livre "Jardin des Délices : le Secret du Futur ?" est à nouveau disponible (après avoir été censuré par l'éditeur précédent), ainsi que mon Essai sur la Théorie de la Métasexualité, et qu'une réimpression de "Manger Vrai" sous le lien : www.culture-nature.eu/livres
(vous pouvez vous procurer ces livres gratuitement grâce à un système de Diffusion Participative)
[img]https://i.imgur.com/t1Lh1nM.jpg[img]


Titre: Re : Re : Articles en ligne
Posté par: François le 26 Octobre 2017, 13:30:20
Il n'y a eu, à ma connaissance, qu'un seul article scientifique pour dénoncer cette influence physiopsychologique du changement d'alimentation sur le processus d'urbanisation. Deux chercheurs australiens ont cherché son origine dans une modification du fonctionnement cérébrale sous l'effet du gluten, les protéines des céréales et tout particulièrement du blé, et des exorphines du lait. Les individus auraient eu un besoin accru de se sentir protégés et de se regrouper.

Tu parles de celui là, je suppose :
Les origines de l'agriculture - une perspective biologique et une nouvelle hypothèse - Greg Wadley et Angus Martin
en version orignale :
The origins of agriculture: a biological perspective and a new hypothesis
Sauf erreur, ces deux vont dans le même sens :
Trigger Foods and Opioids
Opioid Peptides Derived from Food Proteins

Ils sont référencés là en liens, parmi d’autres tout aussi intéressants :
Articles en ligne - premier post page 1 de ce fil (http://paleocru.rawpaleodietforum.com/forum/index.php/topic,8.msg15.html#msg15)

Et il y a aussi le best seller Sex at Dawn (https://www.alternet.org/sex-dawn-9-interesting-things-weve-learned-about-sex-studying-our-ancient-ancestors) qui démontre presque exactement ce que tu t'es consacré à montrer depuis longtemps.
Sur Amazon (https://www.amazon.com/Sex-Dawn-Stray-Modern-Relationships/dp/1491512407)

Citation
Je profite de l'occasion pour signaler que mon livre "Jardin des Délices : le Secret du Futur ?" est à nouveau disponible (après avoir été censuré par l'éditeur précédent), ainsi que mon Essai sur la Théorie de la Métasexualité, et qu'une réimpression de "Manger Vrai" sous le lien : www.culture-nature.eu/livres
(vous pouvez vous procurer ces livres gratuitement grâce à un système de Diffusion Participative)
Ah, c'est  super, j'avais pas vu ça !


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Guy-Claude Burger le 26 Octobre 2017, 16:49:58
Merci pour ces  titres. Le premier est bien celui de l'étude sérieuse à laquelle je pensais. Vous pouvez la trouver en français sous le lien :  https://fr.sott.net/article/2016-Les-origines-de-l-agriculture-une-perspective-biologique-et-une-nouvelle-hypothese

Les deux autres titres sont moins fondamentaux, sinon qu'ils confirment le rôle du gluten et des exorphines.

En revanche, Sex at Dawn me semble bien loin de la métapsychanalyse. On y trouver certes une critique du modèle de couple actuellement en vigueur, débouchant sur un polyamour généralisé. Mais cela bien parcellaire et éloigné de la métapsychanalyse.

Il y manque l'essentiel : la fonction de développement métapsychique liée à l'amour, les conditions dans lesquelles cette fonction peut se réhabiliter, la différenciation entre l'instinct sexuel de reproduction et la métasexualité, la notion d'énergie métasexuelle et métapsychique sans laquelle on ne peut expliquer ni même reconnaître cette forme d'amour, l'aspect psychanalytique comprenant l'oedipe refoulé et les problèmes de structuration psychique, la dynamique triangulaire (que le polyamour ne fait que caricaturer), la fonction naturelle de l'homosexualité, et l'analyse transpulsionnelle, aspect le plus novateur de la métapsychanalyse en termes de thérapie.

Si le sujet vous intéresse : mon nouveau livre, "Essai sur la théorie de la métasexualité / Et si Freud n'avait pas dit son dernier mot ?" est disponible sur  www.culture-nature.eu/livres

On y trouve aussi mon ouvrage "Jardin des Délices : le Secret du Futur ? / le mystère Jérôme Bosch résolu" à un prix plus avantageux.

N.B. : ces ouvrages vous seront intégralement remboursés si vous adhérez à leur "diffusion participative" (tous renseignements sur  www.culture-nature.eu)
(http://img.pixady.com/2017/10/695775_jdd_1re_de__couverture_171027.jpg)
(http://img.pixady.com/2017/10/652004_essai_1re_de__couverture_170600.jpg)


Titre: Re : Re : Articles en ligne
Posté par: François le 27 Octobre 2017, 17:12:34
(http://)
.En revanche, Sex at Dawn n'apporte rien ni sur l'évolution de la civilisation ni sur la fonction métapsychique de la sexualité. C'est plutôt un plaidoyer contre la théorie du genre : les positions psychologiques de l'homme et de la femme sont présentées comme très éloignée, l'homme visant à implanter sa semence, et la femme portée à assurer les soins aux enfants. On nage là en plein PIR (programme instinctif reproductionnel), bien loin de tout ce qui pourrait évoquer une dimension transcendante en lien avec l'amour.

 ??? Je me demande bien où tu as vu ça dans ce livre passionnant, tu dois te tromper de bouquin ! Bien sûr, les auteurs ne vont pas aussi loin que toi, il ne parlent pas spécifiquement de ta distinction entre PIR et PIM mais tes théories chevauchent ce qu'ils disent (il y a un parfait recouvrement, "overlap") et leur étude confirme les bases fondamentales de tes vues sans en infirmer le moindre point.


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Guy-Claude Burger le 27 Octobre 2017, 19:51:07
Navré de ne pouvoir être d'accord. J'ai regardé ce matin de plus près Sex at Dawn et ne peux que confirmer ce que j'en ai dit hier. La seule chose de  commun avec la méta, c'est le fait que le système actuel ne fonctionne pas, et que les primitifs étaient certainement beaucoup pluls proches de la méta, c'est-à-dire des lois naturelles de la sexualité humaine. Les auteurs traitent ici la sexualité humaine sur un plan qui pourrait être celui des bonobos. Cela témoigne d'une grande volonté de remise en question, mais malheureusement, l'essentiel leur échappe, ou alors je n'ai pas capté la substantifique moelle de leur message.

Une idée : j'ai indiqué dans mon post précédent les principaux points de la méta que je ne trouve pas dans ce bouquin. C'est peut-être dû au fait que je lis l'anglais lentement. Tu pourrais alors m'indiquer les pages où tu as constaté que ces différents sujets sont traités, je pourrai ainsi mieux m'en convaincre. Merci d'avance !


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: François le 27 Octobre 2017, 20:11:39
En revanche, Sex at Dawn me semble bien loin de la métapsychanalyse. On y trouver certes une critique du modèle de couple actuellement en vigueur, débouchant sur un polyamour généralisé. Mais cela bien parcellaire et éloigné de la métapsychanalyse.

Il y manque l'essentiel : la fonction de développement métapsychique liée à l'amour, les conditions dans lesquelles cette fonction peut se réhabiliter, la différenciation entre l'instinct sexuel de reproduction et la métasexualité, la notion d'énergie métasexuelle et métapsychique sans laquelle on ne peut expliquer ni même reconnaître cette forme d'amour, l'aspect psychanalytique comprenant l'oedipe refoulé et les problèmes de structuration psychique, la dynamique triangulaire (que le polyamour ne fait que caricaturer), la fonction naturelle de l'homosexualité, et l'analyse transpulsionnelle, aspect le plus novateur de la métapsychanalyse en termes de thérapie.

Bien sûr qu’on ne va pas trouver un bouquin d'un auteur autre que toi qui décrive toutes tes notions telles que différenciation entre instinct sexuel de reproduction et métasexualité, énergie métasexuelle et métapsychique, oedipe refoulé et structuration psychique, fonction de l'homosexualité etc !

Mais "Sex at Dawn", par sa passionnante description détaillée des structures sociales et des mœurs chez les chasseurs-cueilleurs, montre bien que c’est le passage à l’agriculture et à la sédentarisation qui a conduit à une structure sociale centrée sur la famille, au couple fermé, à la jalousie, à la frustration sexuelle générale,  à la propriété privée, à la hiérarchisation de la société, aux guerres et autres fléaux dont nous ne sommes pas sortis. Je trouve que c’est une œuvre fondamentale et essentielle qui confirme on ne peut mieux les bases sur lesquelles tu a fondé tes théories et il n’y a absolument rien qui les contredise dans ce livre. A lire absolument !


Titre: Re : Articles en ligne
Posté par: Aliénor le 10 Octobre 2018, 22:36:43
Coucou à tous,
Je viens de lire toute la page et j'ai ouvert le site : http://clairetlipide.wordpress.com/2011/09/05/la-pire-erreur-de-lhumanite-lagriculture/
que j'ai fait suivre d'ailleurs sur ma communauté G+ car je pense qu'il est bon de le faire savoir.
Cordialement,
Aliénor.