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31  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Re : Re : Articles en ligne le: 26 Octobre 2017, 13:30:20
Il n'y a eu, à ma connaissance, qu'un seul article scientifique pour dénoncer cette influence physiopsychologique du changement d'alimentation sur le processus d'urbanisation. Deux chercheurs australiens ont cherché son origine dans une modification du fonctionnement cérébrale sous l'effet du gluten, les protéines des céréales et tout particulièrement du blé, et des exorphines du lait. Les individus auraient eu un besoin accru de se sentir protégés et de se regrouper.

Tu parles de celui là, je suppose :
Les origines de l'agriculture - une perspective biologique et une nouvelle hypothèse - Greg Wadley et Angus Martin
en version orignale :
The origins of agriculture: a biological perspective and a new hypothesis
Sauf erreur, ces deux vont dans le même sens :
Trigger Foods and Opioids
Opioid Peptides Derived from Food Proteins

Ils sont référencés là en liens, parmi d’autres tout aussi intéressants :
Articles en ligne - premier post page 1 de ce fil

Et il y a aussi le best seller Sex at Dawn qui démontre presque exactement ce que tu t'es consacré à montrer depuis longtemps.
Sur Amazon

Citation
Je profite de l'occasion pour signaler que mon livre "Jardin des Délices : le Secret du Futur ?" est à nouveau disponible (après avoir été censuré par l'éditeur précédent), ainsi que mon Essai sur la Théorie de la Métasexualité, et qu'une réimpression de "Manger Vrai" sous le lien : www.culture-nature.eu/livres
(vous pouvez vous procurer ces livres gratuitement grâce à un système de Diffusion Participative)
Ah, c'est  super, j'avais pas vu ça !
32  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Non, les hommes n’ont pas toujours fait la guerre le: 26 Octobre 2017, 07:43:57
Non, les hommes n’ont pas toujours fait la guerre
Citation
Ainsi, la « sauvagerie » des préhistoriques ne serait qu’un mythe forgé au cours de la seconde moitié du XIXe siècle pour renforcer le concept de « civilisation » et le discours sur les progrès accomplis depuis les origines. A la vision misérabiliste des « aubes cruelles » succède aujourd’hui — en particulier avec le développement du relativisme culturel — celle, tout aussi mythique, d’un « âge d’or ». La réalité de la vie de nos ancêtres se situe probablement quelque part entre les deux. Comme le montrent les données archéologiques, la compassion et l’entraide, ainsi que la coopération et la solidarité, plus que la compétition et l’agressivité, ont probablement été des facteurs-clés dans la réussite évolutive de notre espèce.

Marylène Patou-Mathis
Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), département préhistoire du Muséum national d’histoire naturelle (Paris).

L’effondrement de notre civilisation est une bonne chose

Citation
Pour faire simple, la civilisation [1] désigne les cultures humaines urbaines, très hiérarchiques, organisées grâce à une forme d’État, et dont l’alimentation dépend de l’agriculture [2] (à grande échelle, façon monoculture, par opposition, entre autres, à la petite horticulture parfois pratiquée par des peuples de chasseurs-cueilleurs).

Durant plus de 95 % de la durée d’existence de l’espèce humaine, ses membres ont vécu en petits groupes de chasseurs-cueilleurs. Sans anéantir le paysage planétaire, sans le submerger de millions de tonnes de plastique et de produits chimiques cancérigènes, et sans saturer son atmosphère de gaz toxiques. Leur histoire (arrogamment qualifiée de préhistoire) n’était ni infectée, ni rythmée par la guerre [3] . Leur mode de vie ne requérait pas ce qui, d’après Lewis Mumford (historien et sociologue états-unien), caractérisera par la suite le fonctionnement de toutes les civilisations : « La centra­li­sa­tion du pouvoir poli­tique, la sépa­ra­tion des classes, la divi­sion du travail (pour la vie), la méca­ni­sa­tion de la produc­tion, l’ex­pan­sion du pouvoir mili­taire, l’ex­ploi­ta­tion écono­mique des faibles, l’in­tro­duc­tion univer­selle de l’es­cla­vage et du travail imposés pour raisons indus­trielles et mili­taires. » [4]

Il y a quelques milliers d’années, en Mésopotamie, les premières villes se développèrent. Les forêts furent rasées, la terre surexploitée, et aujourd’hui, du « croissant fertile », il ne reste qu’un désert infertile.

Et si le problème, c'était la civilisation ? par le même auteur, Nicolas Casaux.
33  L'alimentation paléolithique / Instinctonutrition et instinctothérapie / 43 ans d'instincto - depuis la naissance le: 14 Octobre 2017, 17:50:50
Instincto 100% depuis la naissance, garanti sans stéroïdes... Bel exemple d'équilibre staturopondéral !

J'ai retrouvé grâce à un bon ami quelques photos de mon fils cadet à l'âge de 30 ans. De quoi calmer les inquiétudes de tous les détracteurs qui ont pu dire que l'instincto fait maigrir...

Il a maintenant 43 ans, pas la moindre carie dentaire, et vient de monter sur le podium à l'issue d'une course de 70km -- cela aussi sans entraînement particulier. Ce qui l'intéresse, c'est de voir comment le corps nourri sans cuisine peut fonctionner.




Quelques précisions sur la course gagnée par mon fils cadet : 71,4km en 6:31 arrivé premier toutes catégories. Donc plus performant que les jeunes, à 43 ans. Production de calories estimées : 5510. Lieu : lac de Bang Phra en Thaïlande. Date : 1er octobre 2017. Il a pu courir sans aucune interruption, sauf une chaussure qui a lâché.

Son entraînement est modéré, environ une demi-heure de course par jour.

Simplement pour en boucher un coin à ceux qui prétendent que l'instinctothérapie ne permettrait pas de développer et conserver un organisme performant, ou de générer assez de calories. Bien au contraire : instincto 100% depuis six ans avant sa naissance (sa mère pratiquait elle aussi à 100% depuis 10 ans), on ne peut pas attribuer cette victoire à des restes de cuit !

Pour ceux qui s'intéressent à cette forme d'alimentation : mon bouquin "Manger Vrai" va sortir de réimpression dans quelques jours, le lien pour le commander sera : http://www.culture-nature.eu/livres (fonctionnel d'ici peu). Il va très bientôt aussi sortir en anglais et en allemand.

Encore quelques précisions sur notre coureur de 43 ans instincto de naissance:

ce n'est pas une seule course, mais en fait un série de quatre courses de respectivement 10,5, 21, 42 et 71,4 km, le nombre de concurrents passant de plus de mille à 118 pour la dernière, qu'il a gagnées en étant chaque fois premier toutes catégories.

Pour répondre aux questions posées : son entraînement est modéré, il court environ une heure tous les deux jours, à une vitesse de quelque 17 km/heure. Il faut aussi savoir qu'il descend d'un génome familial qui n'a jamais rien eu d'athlétique, loin de là.

Dans ces conditions, il est difficile d'attribuer une telle capacité à autre chose qu'à son alimentation naturelle, c'est là le seul facteur qui peut expliquer de pareilles performances !
34  L'alimentation paléolithique / Approvisionnement / Re : Question re Alimentation en France le: 11 Octobre 2017, 20:36:59
C'est pas pour moi, c'est pour Amarylis. Je suis au Portugal, un envoi postal jusqu'ici prendrait trop de temps et coûterait trop cher !
35  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Re : Articles en ligne le: 26 Septembre 2017, 10:29:20
J'ai mis à jour ceux de ce post.
36  L'alimentation paléolithique / Sujets connexes / Re : Toxines et différence de températures : une compétence originelle oubliée ? le: 26 Septembre 2017, 10:12:12
Intéressant. Alors si je comprends bien, ce serait le fait de mouiller qui importe, parce que dans le cas du chien à l'origine de l'observation, sa salive n'est en principe pas plus froide que ses organes génitaux. La température du bain a-t-elle une importance ? Quid de se baigner tout entier ?
 
37  L'alimentation paléolithique / Approvisionnement / Re : Question re Alimentation en France le: 25 Septembre 2017, 19:44:40
Super, merci.

A propos, pour recevoir par e-mail une notification s'il y a une réponse dans un fil qu'on aimerait suivre, il faut cliquer sur "Notifier" en bas à droite.
38  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Faut-il supprimer le gluten quand on est bien-portant ? le: 15 Septembre 2017, 09:09:34
Effect of Gliadin on Permeability of Intestinal Biopsy Explants from Celiac Disease Patients and Patients with Non-Celiac Gluten Sensitivity
Citation
Conclusions
This study demonstrates that gliadin exposure induces an increase in intestinal permeability in all individuals, regardless of whether or not they have celiac disease. The results of this study suggest that gluten exposure leads to altered barrier function in both ACD and GS, resulting in an exaggerated increase in intestinal permeability when compared to RCD. The intestinal mucosal secretion of IL-10 from the basolateral surface seen in NC subjects in this study was not observed in those with RCD or GS. Specific laboratory markers for GS are still necessary to allow for a more objective definition of GS and further research into GS disorders would benefit from double-blind, placebo-controlled studies.

Un article en français basé sur sur celui ci-dessus :
Faut-il supprimer le gluten quand on est bien-portant ?
Citation
C’est un travail qui vient d’être publié. Il est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de l’hôpital général du Massachusetts, de l’université John Hopkins et de l’université médicale du Maryland (Etats-Unis).
Les chercheurs ont testé l’effet de la consommation de gluten sur 3 groupes de personnes : un groupe de malades cœliaques, un groupe de malades hypersensibles et un groupe en pleine santé. Résultat : dans tous les cas la consommation de blé augmente fortement la perméabilité intestinale en perturbant une hormone intestinale appelée « zonuline ». Et les conséquences de cette perturbation sont terribles.
Non seulement notre intestin souffre et peine à assimiler les nutriments, mais il peut laisser passer dans le flux sanguin certaines protéines qui vont agir dans notre organisme à la façon d’authentiques petits terroristes, déclenchant des maladies auto-immunes et augmentant le risque de cancer.
Parmi ces protéines, les plus connues sont les prolamines et les gluténines. Elles forment une bande organisée terrorisant les populations. Elles sont devenues célèbres dans le grand public sous le nom de « gluten ».
Le gluten est en effet un mélange de prolamines et de gluténines. Ce n’est pas une matière en soi.
Longtemps minimisés par les autorités sanitaires, les dangers du gluten sont aujourd’hui de plus en plus reconnus.
Car nous sommes beaucoup plus nombreux à souffrir d’une hypersensibilité au gluten, qui se manifeste par des symptômes diffus allant de la diarrhée aux ballonnements, à la dépression et aux douleurs articulaires, jusqu’à toutes les formes de maladies.
D’où les effets étonnants d’un régime sans gluten, qui peut non seulement résoudre les problèmes de digestion, mais aussi donner meilleur moral, plus d’énergie, moins de sensibilité aux infections.
39  L'alimentation paléolithique / Instinctonutrition et instinctothérapie / Aux sources de l'instinctothérapie le: 31 Août 2017, 20:45:48
Texte de Jean-Daniel Delévaux

Genèse et premières approches de notre expérience

Le point de départ de la réflexion a été le cancer de Guy-Claude Burger, à l’époque mon ami, qui venait de terminer des études brillantes et était parvenu, en parallèle à celles-ci à une large notoriété également dans la musique (violoncelle) en devenant lauréat du premier prix du très réputé « Concours international d’exécution musicale de Genève ». Burger avait à l’époque quelque 25 ans, et c’est en pleine jeunesse que cette belle ascension fut perturbée par l’apparition de ce cancer. Le récit qu’il m’a fait de son désespoir que tout allait s’arrêter bientôt n’a pas manqué de m’interpeller. C’est au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) de Lausanne que se produisit le choc initial qui décida Burger à comprendre et prendre en charge le problème de sa maladie : en effet, il reçut comme une gifle l’immense maladresse d’un médecin qui lui infligea, après lui avoir confirmé qu’il s’agissait bien d’une tumeur maligne (lymphosarcome de la gorge) : « ... mais il faut bien mourir de quelque chose ! »(sic !). Cette absence de psychologie à la limite de la désinvolture et qui en dit long sur l’inspiration de ce spécialiste rassit littéralement Burger qui voulait bien naturellement vivre et qui était du reste promis à un fort bel avenir. Ce choc le laissa sur le champ définitivement guéri de toute inclination à la considération envers titres et galons, honneurs et diplômes, et lui ôta du coup toutes ses belles illusions quant aux compétences et capacités des spécialistes de la santé. Ce choc lui fit aussi réaliser qu’il allait rester tout seul face à un tel défi et il tourna le dos en un seul instant et définitivement aux soins médicaux que son état et son affaiblissement nécessitaient. De même il abandonna de suite et sa carrière et ses espoirs de physicien brillant, et en partie celle de musicien pour se consacrer à l’essentiel que fut désormais la recherche d’une solution à son mal et  ses douleurs naissantes.

C’est alors que commença une vaste remise en question de notions fondamentales si universellement admises et entrées dans les moeurs qu’elles font partie des cultures et des modes de vie dans le monde. Comme celles-ci : peut-on vivre, peut-on même survivre sans cuire sa nourriture ? Pourquoi toute l’humanité cuit-elle sa nourriture ? Pourquoi n’y a-t-il personne ou presque qui mange cru ? La croissance des enfants va-t-elle pouvoir se faire normalement sans cuisson ? La cuisine, une erreur fondamentale ? Qu’est-ce au juste que le péché originel ? La cuisson des aliments est-elle péché mignon ou péché originel ? Et bien d’autres questions !

D’où la formulation de toutes sortes d’hypothèses situées complètement en dehors des sentiers explorés, comme entre autres : la structure de la molécule est-elle transformée par la chaleur à un point tel que son assimilation en deviendrait malsaine ? Cette transformation, examinée au plan biologique, est-elle en fait une amélioration ou au contraire une altération ? Notre génétique y est-elle complètement, partiellement ou pas du tout adaptée ? Depuis quand l’homme passe-t-il ses aliments par le feu ? Notre génétique a-t-elle eu le temps de s’adapter ? Quel temps prend l’adaptation à des changements aussi radicaux ? Si notre adaptation à la cuisson était partielle, que devient alors dans l’organisme la partie non réduite, non assimilable des molécules  ingérées ? Peut-on faire une liaison entre elles et l’origine des pathologies ? Ce long cortège d’hypothèses méritant un examen approfondi, Burger en fit des postulats. C’est à cette étape de la réflexion que je l’ai rencontré.

Expérimenter pour y voir clair

Dès le milieu des années 1960,  après des errements sur divers chemins diététiques et en quête de vérités plus fondamentales, j’ai eu le privilège  d’assister, à la ferme des Trois Noyers à Eclépens en Suisse, voire de participer, tout au moins quant à la question du blé, à tout le développement de cette remise en question. Il s’agissait à ce moment de soumettre à examen chaque postulat.

Burger se sentant mieux en privilégiant les crudités, l’expérience a pris très tôt cette direction. C’est ainsi qu’elle a permis d’apprendre qu’il y a un lien de causalité entre le choix de la crudité ingérée d’une part et d’autre part l’état de santé et le niveau de la douleur. Ce dernier opérant comme informateur, les observations ont alors porté sur le profil alimentaire le plus adéquat pour échapper à la douleur tout d’abord, et se sentir mieux par la suite. Toutefois cette expérience a aussi montré que manger des crudités ne suffit, et de loin pas pour se guérir, et qu’il nous fallait une clé supplémentaire de compréhension. A ce niveau de réflexion, c’est l’observation rigoureuse du monde animal qui est à l’origine de la question suivante : notre olfaction suffit-elle pour nous diriger ? N’est-elle pas dégénérée ? Est-elle encore fiable chez l’homme ? Et l’expérience de déboucher sur l’une des notions fondamentales de l’alimentation originelle qu’est le constat que l’appel olfactif nous dirige fort bien vers les aliments bruts dont le corps a besoin, que leurs senteurs et leurs saveurs varient en fonction des besoins de l’organisme et que notre instinct s’exerce et désigne ce dont le corps a besoin, tout comme chez l’animal et d’une façon aussi précise et subtile que chez lui.

Oh surprise ! Cette seconde étape donna à Burger le sursis dont il avait besoin pour mettre au point, aidé par sa merveilleuse épouse Nicole et de moi-même, ce qu’il a appelé « l’instinctothérapie ».

Restait toutefois à mettre au point cette sagesse telle que connue aujourd’hui, notamment à explorer toute la question des protéines animales (viandes, lait, sous-produits laitiers et animaux), celle du blé et des aliments naturels sélectionnés.

Pour aller plus loin et pour y voir plus clair, notre stratégie a été de mettre à contribution l’expérimentation animale, à savoir tout d’abord de vérifier la valeur d’une alimentation vivante, de qualité germinative, non chauffée au-delà de la température de vie (qui est celle du corps), variée, faite d’aliments non mélangés et compatibles entre eux, ensuite d’explorer lesdites questions des protéines animales, du blé et des aliments sélectionnés, ceci afin d’accumuler des données et de juxtaposer les indices. Les hypothèses de travail ont été confrontées les unes après les autres à l’expérimentation, dans laquelle chaque paramètre était isolé avec soin, aussi rigoureusement que possible, et où seules les conclusions répétées et concordantes étaient admises à confirmer les hypothèses de départ. Une personne à plein temps assurait le suivi journalier de l’observation, consignait les relevés individuels de chaque animal et s’occupait de leurs différents affouragements, de l’entretien et du nettoyage des cages. Bref, tout un travail systématique, compilateur, scientifique, du moins à prétention telle bien que fait par les amateurs éclairés que nous étions, tout à fait passionnant, pour certains envahissant et extravagant dans son ampleur et dans le temps à y consacrer (il y avait des centaines de souris à la fois! ), forçant l’admiration d’autres, ... mais pour tous, puant, coûteux, ruineux car exécuté avec les moyens du bord et sans autre aide financière que nos seuls revenus. Cette recherche s’est faite sur une dizaine d’années afin d’éclairer notre route et de vérifier si l’épreuve des faits de la vie n’allait pas infirmer nos intuitions, à l’égard desquelles nous nous sommes toujours strictement gardés de nous dispenser du moindre recul critique. Seule cette rigueur a permis qu’elle n’est pas restée une utopie et d’avoir abouti à des conclusions aussi probantes.

Pour plus de détails, l’expérimentation a commencé avec quelques campagnols, mulots et musaraignes (espèces de souris des champs) qui nous tenaient compagnie dans deux ou trois cages sur l’étagère de la cuisine du premier étage, puis une pièce entière (la cuisine Ogi du rez, voyons !) fut dévolue à l’expérimentation systématique à grande échelle. L’Institut Suisse de Recherche sur le Cancer (ISREC, Epalinges) nous a vendu de son animalerie à la fois leurs cages désuètes pour cause de modernisation et, provenant de leurs élevages, des souris souchées, sexées et catégorifiées, à savoir aux caractéristiques homogènes (âge, fragilité consanguine menée sur au moins vingt générations avec probabilité 19 / 20 d’apparition  du cancer mamère : souche C 3 H; la souche A ? J, notre seconde souche était génétiquement fragile à d’autres formes de tumeurs sur les cellules épithéliales au niveau des organes issus des cellules-souches de la gastrula, stade précoce de la formation de l’embryon). Cette opportunité nous a permis d’exclure un maximum de facteurs « parasites » hors expérimentation et de bien isoler, par des méthodes inductives et déductives, les facteurs à l’étude, afin de confirmer ou infirmer chaque notion postulée, chaque conclusion provisoire ; et donc de nous faire gagner un temps précieux pour des mises en évidence suffisamment répétées.
(…)
Pour le reste et en complément de l’expérimentation nous nous sommes aussi intéressés à la référence éthologique du monde animal sauvage (notamment les singes), en nous référant à divers travaux scientifiques. Sans omettre bien sûr d’observer, plus près de nous, la façon précise dont l’olfaction guide l’animal dans le choix de ses aliments et le rôle subtil joué par l’instinct pour réguler les animaux du parc de la maison (vaches de race montagnarde, chèvres, moutons, cochons, chevaux, lapins, poules, canards, oies, pintades, dindes, ainsi que chienne et chats) que nous nourrissions aussi « originellement » que possible. Voilà pour nos recherches sur le « milieu ».

JDD
40  L'alimentation paléolithique / Instinctonutrition et instinctothérapie / Expériences sur des centaines de souris le: 31 Août 2017, 20:07:29
Je reproduis ci-dessous un texte publié initialement sur "Ecologie alimentaire"
Ce serait essentiel que GCB corrobore ce texte, le complète et corrige les éventuelles erreurs ou inexactitudes qu'il pourrait contenir.  

HISTOIRE DE SOURIS

J'ai choisi de vous rapporter quelques extraits de la conversation que Jean-Daniel Delévaux nous a amicalement faite pendant le rassemblement à Montbarrey en Août 2007.

Nous étions assis dans l'herbe à l'ombre d'un arbre et ce moment privilégié a ressuscité, dans une douce magie, l'époque qui a vu la naissance de l'instincto, il y a plus de quarante ans déjà. Quasiment de la préhistoire donc, et racontée par un très sympathique rescapé, s'alimentant toujours 100% cru, qui a traversé le temps pour témoigner des premiers pas de l'instincto.

Jean-Daniel arrive à la ferme des Trois Noyers en 1965. Et déjà, dans la cuisine des Burger, quelques souris attrapées dans les champs servaient de cobayes pour des expériences alimentaires sur le pain et
les produits laitiers. Puis le nombre de souris augmente. Il y a des mulots, des musaraignes, toutes sortes de races et de tout âge. Finalement, pour une expérimentation plus rigoureuse, des souris blanches sont achetées à l'Institut Suisse de Recherche sur le Cancer. Ce sont des souris de même race, de même âge, et présentant toutes une tare génétique les conduisant au cancer mammaire (souris C3H), ou au carcinome (souris AJ).

L'expérimentation durera dix ans, avec en moyenne entre 100 et 200 souris réparties dans quelque 25 cages. Elle engloutira les salaires de Jean-Daniel, professeur, de Guy-Claude et de sa femme Nicole. Initialement menées entièrement par Guy-Claude, ces expérimentations seront ensuite gérées au quotidien par une personne salariée. Trois salariés se succéderont.

Les souris sont réparties dans divers groupes alimentaires :
- instincto
- diététique
- régime cuit
- produits laitiers
- pain

Les conclusions générales de cette expérience sont les suivantes :

a/ Le groupe le plus catastrophique est le groupe "diététique".
Avec des dénaturations supposées minimes, cette alimentation se veut pourtant « hypotoxique » (= faiblement toxique). Elle comprend notamment du blé bio cuit à des températures inférieures à 100°. Des lots de souris sont alimentés avec du blé et autres aliments "bio" chauffés à 50°, d'autres avec des aliments chauffés à 60°, d'autres à 70° et ainsi de suite. Certaines souris deviennent très maigres, tandis que d'autres grossissent énormément. Les souris se mangent entre elles ou meurent prématurément, d'elles-mêmes. Il n'y a pas besoin de les tuer pour la dissection.

b/ Les cages alimentation cuite.
Curieusement les résultats sont moins mauvais qu'avec des dénaturations « douces ». Les souris sont nourries avec des patates cuites, de la viande cuite, du pain. Elles se mangent aussi entre elles. Mais ce qu'il faut retenir c'est qu'il y a globalement une amélioration par rapport à l'alimentation diététique.

c/ Les cages "lait".
C'est catastrophique. Les morts sont précédées de maladies fonctionnelles : diabètes, rhumatismes ...
Les souris « lait » sont reconnaissables par leurs yeux qui changent de forme, leur urine qui cristallise et leur lenteur : elles marchent de plus en plus lentement, elles boitent. Elles ne se mangent pas entre elles.

d/ Les cages "pain".
Les souris ont un comportement qui confine à la folie.

e/ Les cages "instincto".
Les souris sont nourries avec uniquement du cru, notamment avec les déchets de la table crue de la ferme des Trois Noyers. Elles obtiennent les meilleurs résultats, notamment au niveau de la longévité, mais elles finissent tout de même par développer le cancer correspondant à leur tare génétique.

D'autres remarques intéressantes sont à noter :
- une souris sauvage réagit à un bruit agressif en faisant un ou deux tours sur elle-même à une vitesse ultra rapide. Plus l'intoxication de la souris avec une alimentation dénaturée dure, plus la vitesse de ses
tours diminue ;
- pour les souris instincto, les urines s'évaporent en ne laissant pratiquement aucun cristaux. Si elles font une « exception » : un repas de pain, un seul repas suffit, leurs urines s'évaporant laissent des cristaux très visibles. Ceci pendant sept jours. Ensuite le volume de cristaux diminue largement mais reste anormal par la suite ;
- une souris grise sauvage des champs à qui on fait subir le régime suivant meurt : un jour sans manger, un jour de lait, un jour d'avocat. Elle meurt le lendemain après avoir mangé de l'avocat.

Cette dernière remarque est très surprenante. Il semblerait que la détoxination du lait, que permet les nutriments sains apportés par l'avocat, soit si violente que la souris en meurt.

Tous les résultats de l'expérimentation sont consignés, ainsi que les rapports de dissection.

En 1974, l'expérience s'arrête, pour de multiples raisons:
- c'est une charge financière lourde, notamment pour Jean-Daniel ;
- la salariée du moment, qui s'occupe de l'expérience, a eu un conflit plutôt violent avec Guy-Claude ;
- suffisamment de résultats particulièrement probants ont été collectés ;
- l'élevage de mouches qui permet de fournir des compléments alimentaires aux souris dégage une puanteur incompatible avec la vocation des Trois Noyers, devenu centre de stages et de conférences sur l'instincto.

En 1979, les forces soviétiques envahissent l'Afghanistan. Guy-Claude alors plongé dans l'observation de manifestations extrasensorielles, interprète une vision comme un signe annonciateur d'une invasion de la Suisse par l’URSS. Il décide un départ précipité au Mexique. La ferme des Trois Noyers est vendue. Toutes les affaires sont transportées et stockées dans un local loué. Malheureusement, pendant son séjour au Mexique, Guy-Claude n'assure pas le paiement du loyer si bien que le propriétaire décide de vider le local et de tout brûler. La totalité des archives sur l'expérience des souris part en fumée. 10 ans d'observations minutieusement consignées sont perdues à jamais. Seules les mémoires de Jean-Daniel, de Guy-Claude et des salariés conservent trace de cette expérience fondatrice qui a été un soutien fondamental pour l'élaboration scientifique de l'instinctothérapie.

On peut retenir de ces expériences des faits très marquants, et notamment :
- les dénaturations thermiques et l'usage du lait sont très nocives ;
- cela peut provoquer des maladies comme les rhumatismes ou des dérèglements du système nerveux que  la médecine actuelle ne songe pas à attribuer à l'alimentation ;
- les dénaturations « douces » sont encore plus toxiques ! Guy Claude proposait comme hypothèse explicative que des molécules faiblement dénaturées ont une partie de leur structure reconnue comme correcte par notre corps et sont donc utilisées dans les processus biochimiques du métabolisme. Mais comme ces molécules ne sont pas tout à fait conformes, elles induisent par la suite des blocages profonds du métabolisme.

En ce qui me concerne, cette dernière remarque est un point fondamental, qui vient relancer mes réflexions personnelles sur la pratique du cru, et dont j'espère vous faire part dans un prochain article.

Je noterai enfin que l'expérience de l'exception au pain avec les souris nourries crues et instinctivement, vient corroborer mes propres observations : faire une exception n'est absolument pas anodin. Le corps met au moins une semaine pour s'en débarrasser. Il suffit donc d'une exception par semaine pour que l'instincto n'ait pratiquement aucune efficacité.

Merci encore à Jean-Daniel d'avoir fait un saut à Montbarrey malgré un deuil, et de nous avoir fait partager la subtile émotion qui a accompagné l'évocation d'une épopée maintenant presque lointaine, et pourtant oh combien instructive!

Eric R
avec la collaboration de François
41  L'alimentation paléolithique / Instinctonutrition et instinctothérapie / Re : Indice de masse corporelle de 43 pratiquants de l'instinctonutrition le: 26 Juillet 2017, 21:01:14
Api et sa famille ne pratiquent justement ni l'instinctothérapie ni l'instinctonutrition ni l'instinctonimportequoi.   

et c'est justement pour ça qu'ils sont bien équilibrés par les contraintes que leur ferme leur a imposées et non par un soi-disant "instinct" à la gomme

Ah, je savais pas que les mandarines, les litchis et les dattes ça pousse dans leur ferme en Bretagne !  Huh
(Je voulais toujours répondre à ça : désolé si je ne retrouve ton message qu'à retardement !)
42  L'alimentation paléolithique / Sujets connexes / Re : Fukushima le: 28 Juin 2017, 21:39:31

«Il faut imaginer qu’un accident de type Fukushima puisse survenir en Europe»

Citation
Pierre-Franck Chevet préside l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), une autorité indépendante considérée comme le gendarme de l’atome. Cet X-Mines, qu’on ne peut pas soupçonner d’être antinucléaire, alerte pourtant de plus en plus fortement sur la sûreté.

En janvier, vous avez martelé que «le contexte en matière de sûreté nucléaire est particulièrement préoccupant». Pourquoi ?

Je n’ai pas employé les mêmes mots les années précédentes. Ce jugement vient de trois constats. On entre dans une période où les enjeux en termes de sûreté sont sans précédent. La poursuite du fonctionnement des réacteurs d’EDF au-delà de quarante ans est un enjeu de sûreté majeur, c’est très compliqué techniquement. EDF estime les travaux à 55 milliards d’euros, cela donne une mesure de leur ampleur. C’est moins médiatique, mais il y a le même sujet pour toutes les autres installations, comme l’usine de retraitement de la Hague ou les réacteurs de recherche du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

Tout le système industriel nucléaire a été construit, pour faire simple, dans les années 80. Or, 1980 + 40, ça fait 2020. A 40 ans, il ne se passe pas brutalement des choses très graves sur une installation nucléaire. Mais c’est un âge déjà respectable, qui oblige aussi à se demander comment améliorer la sûreté en fonction des nouveaux standards post-Fukushima. C’est un deuxième enjeu absolument énorme.

Face à ces enjeux qui montent, les acteurs du nucléaire ne sont pas en pleine forme, c’est le moins qu’on puisse dire. Ils ont tous, EDF, Areva, mais aussi le CEA, de grosses difficultés économiques, financières ou budgétaires. La concomitance de ces trois constats me fait dire que la situation est préoccupante à court et moyen termes. Or, nous n’avons pas obtenu à ce stade les moyens supplémentaires nécessaires pour assurer pleinement notre tâche. Nous sommes donc contraints, en 2016, de nous concentrer sur les installations qui fonctionnent, le risque le plus urgent est là.
(...)
43  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Pas de risque d'intoxication au mercure en mangeant du poisson océanique le: 22 Juin 2017, 22:15:12
No Detectable Risk From Mercury In Seafood, Study Shows
Citation
An exhaustive study of 643 children from before birth to 9 years of age shows no detectable risk from the low levels of mercury their mothers were exposed to from eating ocean seafood, according to a study in the May 16 issue of The Lancet.
44  L'alimentation paléolithique / Approvisionnement / Re : Question re Alimentation en France le: 04 Mai 2017, 20:39:13
Quelles céréales et en quelle quantité tu les donnes à tes cochons, Tribert ? Pas de blé, j'imagine ?

Quand est-ce que tu reviens me rendre visite ? Je suis un peu plus loin désormais, mais je sais que la distance ne t’effraies pas !
45  L'alimentation paléolithique / Sujets connexes / Re : Les exorphines aux origines de la civilisation le: 28 Août 2016, 19:13:57
Merci Amaryllis... mais cet article fondamental est déjà listé là, tant en version originale
http://paleocru.rawpaleodietforum.com/forum/index.php/topic,8.msg15.html#msg15
que traduit en français !
http://dieudonne.free.fr/rech/agriculture.htm
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