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1  L'alimentation paléolithique / Instinctonutrition et instinctothérapie / Re : Reflexions sur l'instinct alimentaire le: 19 Octobre 2012, 21:11:34
Réponse de Belpois :

Dans le cas de la viande comme du durian, vous mélangez encore tout - vous semblez même changer veste plus vite qu'un prestiditateur.

On ne parle pas de la réaction future du bébé à la viande, mais de sa réaction immédiate : il la recrache, ou la mastique avec plaisir ? Manger par souvenir des aliments qui ne se prête à un arrêt net et vous vous déconditionnerez aisément, ainsi que devraient apprendre à le faire tous les bébés au contact d'une nourriture vraie. Le bébé apprendra le peu de confiance qu'il y a accorder à ses souvenirs plaisants en terme de prévision.

L'argument de Jacques est au contraire très pertinent, puisqu'il montre en quoi l'adaptation interne a des limites indubitables même pour les plus grands sceptiques.

Il faudrait que vous cessiez de confondre l'instinct avec une espèce de carte des menus gravés en dur, qui pousserait vers le bon aliment comme vers la femme de vos rêves ou je ne sais quoi ...

Comprenez que dans la pratique, les fantasmes alimentaires si ils existent ont une place extrêmement limités.

Avoir "envie" d'un aliment via un fantasme est le plus souvent trompeur, et dans de bonnes conditions si vous vous donniez un peu de mal pour les observer avant de parler de ce que vous reconnaissez pourtant ne pas connaître, vous comprendriez très vite pourquoi.

Votre mot sur la tendance inflammatoire n'a aucun sens. Que les symptômes reviennent signifient que les voies par lequelles l'organisme manifestait son désordre, redeviennent pratiquées ...

Je ne vois pas ce que vous dénoncez dans ce lemme : "A part vous dire que jamais on a vu un ado ou un adulte boire du lait au sein d'une femme, je ne peux vous parler du test de lait cru de vache dans le chef d'un instincto !"

Tout bonnement parce que très jeune l'appel cesse très jeune et définitivement pour le lait de leur mère chez les enfants normaux, chez toutes les espèces de mammifères.

Arrêter, pour l'amour des aliments tropicaux, de remettre sur le tapis des choses qui ont été dites et redites un grand nombre de fois.

Votre phrase : "Parlant d'instinct, en tout cas l'instinct des instincts (l'instinct de survie), s'il y a une part physique (génétique), je suis quasi sûr qu'il y a aussi une part non physique, sacrée, appelée âme."

Ceci enfin n'a pas sa place ici mais dans le forum méta.

*******
Réponse de Jacques Laurin :

Dites-moi Guy-Claude, avez-vous mis en ligne les courts textes suivants :
- Conjectures sur l'ordinateur instinctif
- Un modèle cybernétique
- Incidence du goût pour - Feedback de secours
- L'erreur culinaire
- etc...?

*******
Réponse de Belpois :

Ces textes ont été mis en ligne ensemble par André Paillet en 1997.

Guy Claude me dit qu'il ne s'y est pas opposé,
c'est même grâce à cela que ces textes n'ont pas été perdus comme beaucoup d'autres.

*******
Réponse de Jacques Laurin :

Je les ai tous et plus, une caisse d'écrits de GC que j'avais photocopiés à Montramé Clin d'oeil Je crois même que c'est moi qui les avaient digitalisés et offerts à André Paillet...

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Réponse de Serge Falmagne :

Bonjour Belpois.

A te lire, on croirait que pour moi l'instinct alimentaire consiste à choisir ses aliments mentalement sans les tester par l'odeur ou le goûter-cracher. Si c'est cela, j'espère que tu te rends compte comment tu me prends pour un néophyte en matière d'instincto ?

Belpois : Je ne vois pas ce que vous dénoncez dans ce lemme : "A part vous dire que jamais on a vu un ado ou un adulte boire du lait au sein d'une femme, je ne peux vous parler du test de lait cru de vache dans le chef d'un instincto !"

Je voulais dire que Guy-Claude repartait avec un aliment aberrant pour aller contre la thèse de la programmation post natale de l'instinct alimentaire. La thèse du SRPA se conçoit implicitement dans le cadre des aliments naturels.

L'Aliment Aberrant est un concept qu'il y a intérêt à intégrer parfaitement. Voir mon fil Les Aliments Aberrants (fil dédié à Serge Falmagne) http://instinctotherapie.ning.com/forum/topics/les-aliments-aberrants-fil

Voici une petite expérience qui en dit long sur l'instinct alimentaire et les aliments aberrants. J'ai un chat. Il n'avait plus mangé depuis 24 heures. Je lui donne de la viande crue industrielle décongelée depuis 24 heures. Elle ne lui plaît pas et il ne mange rien. D'habitude, quand elle n'a pas traîné 24 heures après la décongélation, il la mange. Je ne lui donne rien d'autre et on repart pour 24 heures. Après 48 heures, j'espère que la faim va le convaincre à me manger cela. Il hésite, on dirait qu'il va s'y mettre, et puis non, il préfère ne rien manger. Il me vient l'idée de couper une bouchée de cette viande crue et de la passer 44 secondes au micro-onde. Je me dis "Maintenant la viande est dénaturée, son instinct alimentaire ne va plus fonctionner, il va donner dans le panneau et manger cet aliment aberrant." C'est pile ce qu'il a fait. Mon bon chat s'est assis sur son train arrière comme il fait quand il aime ce qu'il mange. J'ai ensuite passé le reste du morceau de viande crue 44 secondes au micro-onde, et tout mon investissement pécuniaire y est passé, il a tout mangé l'aliment aberrant. Après, il me regardait avec ses grands yeux ronds, sans rien comprendre de ce qui venait de lui arriver.

*******
Réponse de Jacques Laurin :

Bonjour Serge,

Bertrand nous propose une hypothèse : "De même que le système immunitaire est doté d'une mémoire, on peut imaginer que le SRPA en dispose également. Lorsqu'un individu a été confronté un jour à une diminution du calcium ou potassium et que suite à l'absorption d'un aliment, le taux a évolué vers un retour à l'équilibre, le SRPA a pu faire le lien entre le rétablissement du taux de calcium ou potassium et cet aliment. Lorsque la diminution survient à nouveau, le SRPA réagit en rendant cet aliment attirant, son odeur devient agréable et forte, entre autres."

Ce système homéostatique, dont la fonction est de réguler l'ensemble des paramètres physico-chimiques de l'organisme qui doivent rester relativement constants (glycémie, température, taux de minéraux dans le sang, etc.), fonctionne tout de même avec tous les aliments, dénaturés ou pas, sinon nous ne serions pas ici pour en parler. Cette mémoire SRPA pourrait venir expliquer, en partie et d’une autre façon, l’attachement aux habitudes culturelles alimentaires, mais démontre bien que la thèse du SRPA ne se conçoit pas strictement dans le cadre des aliments naturels.

D’autre part, pour que votre exemple de chat soit concluant, il faudrait d’une part lui fournir une alternative non-dénaturée et d’autre part, nous garantir qu’un engramme à la viande cuite n’a pas été gravé au préalable.

Cependant, une fois gravé, comment pensez-vous pouvoir corriger cet engramme ? C’est justement là, à mon avis, que toute tergiversation s’arrête et que la reprise de service de l’appareillage instinctif reprend tout son sens…

Il y aura encore beaucoup de recherche et de débats au sujet de ces questions épigénétiques. Pendant ce temps, l'expérience instinctive suit son cours...

*******
Réponse de Serge Falmagne :

Bonjour Jacques,

Mon chat n'a mangé que du cru depuis sa 6ème semaine et pendant 6 mois. Les 6 mois suivants, il a reçu tantôt du cru payant tantôt de la charcuterie cuite gratuite. Il n'est pas sous l'engramme à la viande cuite car il continue à raffoler du cru.
J'ai eu en gardiennage un chat qui n'a jamais mangé que des croquettes. Je lui ai donné des coeurs de poulet crus en même temps que ses croquettes et il n'a pas touché aux coeurs. Si je me souviens bien, je lui ai donné un jour suivant du cru uniquement et il n'a rien mangé.

Le système homéostatique et le SRPA sont distincts. L'homéostatique fonctionne lorsque les produits de la digestion arrivent dans le sang et sans qu'il connaisse ou ne doive connaître l'origine de ces produits. Le SRPA agirait avant ou après l'homéostatique, càd au moment du repas. Tu ramènes le SRPA à un simple mécanisme de conditionnement de type pavlovien. Le SRPA de Gérard est lié aux phénomènes alliesthésiques dont parle Burger, hors on sait que ces phénomènes n'ont pas cours avec les aliments cuisinés.

Nous sommes animés par le désir d'atteindre la vérité, et sans perdre notre temps dans une polémique stérile. Tout ce que je pourrais dire de plus sur le SRPA ne serait que le fruit de mon imagination. J'ai trop peu d'éléments pour produire sur le SRPA une imagination fertile. Je vais demander à Gérard sur le site de Paléocru s'il veut bien amener ses lumières dans ce fil.

*******
Réponse de Jacques Laurin :

Je n'ai fait que reprendre le contexte dans lequel le SRPA a été énoncé par Bertrand : " Plutôt que de parler "d'instinct alimentaire" il faudrait parler de système de régulation de la prise alimentaire (SRPA), système qui ferait partie intégrante du système homéostatique de Claude Bernard." , d'où mon analyse...

Sincèrement, je suis ici plus intéressé par le métalanguage qu'autre chose... Je n'ai pas les connaissances de Gérard, que ma propre et profonde expérience instinctive... mais j'ai également une bonne capacité de voir derrière les apparences et les représentations...

*******
Réponse de Guy-Claude Burger :

Serge Falmagne a écrit : "J'ai trop peu d'éléments pour produire sur le SRPA une imagination fertile."

Je crois inopportun de lancer des discussions, surtout sur un mode affirmatif, autour d'un sujet qu'on ne connaît pas suffisamment. Cela risque justement de finir dans des imaginations trop fertiles...

Vous écrivez : "Le système homéostatique et le SRPA sont distincts."

Il est pourtant évident que les mécanismes alliesthésiques contribuent à la régulation homéostatique. Si je me trompe, veuillez donner une définition claire et distincte (comme disait Descartes) du SRPA et du système homéostatique.

Votre expérience sur le chat et la viande passée au micro-ondes démontre simplement que l'aliment dénaturé par la chaleur n'est plus reconnu correctement par l'instinct, et conduit le chat à consommer des rations excessives. Ce que j'ai expérimenté maintes fois avec divers animaux, et coule de source lorsqu'on pratique l'instincto.

*******
Réponse de Serge Falmagne :

Guy-Claude,

Pour l'imagination trop fertile, l'interaction SRPA-homéostasie et mon expérience féline, vous dites vert chou alors que j'avais dis chou vert ! Comme vous êtes trop intelligent pour lire qui que ce soit avec a priori (et donc de travers), j'en conclus que vous vouliez juste me souhaiter un bon mercredi. C'est avec plaisir que je vous souhaite à mon tour autant de bonheur pour les prochaines 24 heures ! Bien que vous ayez moins besoin que moi d'encouragements dans votre bonheur cru que moi dans mon "bonheur" mi-cru.

Merci d'avoir lu pour moi Lorenz et Tinberghen. Je vous fais confiance, je ne vais pas aller vérifier. Si vous n'essayez pas de me bluffer, l'inné et l'acquis se tendent la main. J'ai lu votre post une dizaine de fois. Il y aurait une filiation génétique > inné > acquis. (Avec un peu d'imagination, on ne voit pas comment ces trois pourraient ne pas être liés.) L'acquis comme capacité d'apprendre en fonction de l'inné n'est-il pas le SRPA qu'aurait détecté Bertrand ?
Concernant les accointances entre l'instinct alimentaire et les aliments artificiels, il faut juste savoir où on met les pieds. Si on choisit les aliments naturels, on parle d'instinct alimentaire et on se délecte d'observations naturelles les plus merveilleuses les unes que les autres. Si on choisit les aliments non naturels, on parle de culture (bien à priori), assez vite de conditionnement (déjà moins marrant) et finalement d'addiction (Je me sens mieux après quelques temps sans blé ni cuit, mais je retourne tôt ou tard à mes vilaines habitudes). Pour choisir où mettre les pieds, il faut voir la frontière. Pour la voir, il faut définir par le menu ces deux pays. Le pays des aliments non naturels est en fait un paradis artificiel, le paradis des aliments aberrants. Les aliments aberrants sont un plaisir impossible.

Concernant vos observations de la tendance inflammatoire et des symptômes (rougeurs, oedèmes, tumeurs) qui se réveillent en quelques heures, je suppose que vous ne parliez pas de vous-même, mais de personnes qui alternent continuellement alimentation instinctive et exceptions ?

Courtoisement.

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Réponse de LEMOEL YANN :

Merci à vous tous, pour vos échanges humoristiques, presque caustiques! Ça enrobe joyeusement vos arguments aussi intéressants qu'ardus.
2  L'alimentation paléolithique / Instinctonutrition et instinctothérapie / Re : Reflexions sur l'instinct alimentaire le: 19 Octobre 2012, 21:05:39
Voici la discussion qui a eu lieu sur le forum de Guy-Claude Burger sur la question du SRPA. (Avec l'autorisation des divers intervenants)

Serge Falmagne a écrit le 13 octobre 2012 à 10:45 :
"Le système de sélection des aliments ne serait pas inné (instinct alimentaire) mais acquis : voir absolument le post de Bertrand dans Paleocru."

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Réponse de  Guy-Claude Burger :

Attention : ne confondez pas inné et génétique. L'article que vous indiquez plaide contre une programmation génétique de la régulation alimentaire, et non contre son innéité.

De plus, l'auteur raisonne comme si la théorie instincto excluait tout apprentissage. Or, on sait depuis longtemps (Lorenz, Tinberghen) que l'inné et l'acquis ne font qu'un. C'est d'ailleurs ce qui permet aux structures génétiques de programmer des comportements complexes et adaptés à l'environnement spécifique. La génétique programme les grandes lignes de nombreux comportements, comme on peut le voir chez les animaux qui viennent de naître par exemple et aussi chez les bébés humains, mais l'apprentissage permet de les élaborer et de les diversifier en fonction de l'environnement. Cette adaptation de l'inné à travers l'acquis connaît pourtant des limites, qui semblent elles aussi manifestement héréditaires.

Je cite souvent l'expérience du poussin qui picorait de naissance à côté de la graine : il a été impossible de le rééduquer et il ne s'est pas rééduqué lui-même en trois mois d'apprentissage. Il y a bel et bien des structures de base inamovibles, donc manifestement programmées génétiquement (on ne voit pas comment l'ajustement du picorage chez le poussin pourrait s'acquérir dans l'utérus, donc il faut dire génétique plutôt qu'inné dans un cas comme celui-ci).

Il manque d'ailleurs à l'auteur de l'article une expérience suffisante pour procéder à des recoupements susceptibles de corroborer ses déductions. Il est toujours scabreux de déduire un grand panache théorique à partir d'observations isolées et de grands principes, mais cela peut conduire à affirmer n'importe quoi.

Si la régulation alimentaire était acquise par apprentissage, on devrait alors obtenir par exemple avec du lait cru dans le choix alimentaire une aussi bonne régulation que sans le lait. Or, l'expérience montre que la présence du lait peut conduire à des proliférations bactériennes graves. Même que l'organisme a eu auparavant des années pour adapter sa capacité de régulation et d'assimilation, à travers une consommation quotidienne de lait cru. L'hypothèse que j'ai proposée consiste à dire que le lait animal ne fait pas partie de la plage alimentaire primitive à laquelle les primates ont eu le temps de s'adapter génétiquement (mais j'entends par génétique inné + acquis).

On peut aussi prendre l'exemple de la salade assaisonnée : lorsqu'on consomme la salade seule, et que le goût vire au négatif, si l'on rajoute de l'huile, on peut encore en manger de grandes quantités, le changement alliesthésique survient beaucoup plus tard et plus flou, s'il n'a pas complètement disparu, et l'on constate une surcharge digestive. La chose s'observe chez des personnes qui ont consommé de la salade assaisonnée pendant des décades. Aucun apprentissage précis ne s'est mis en place. Là encore, l'hypothèse d'une programmation innée ou génétique est confirmée.

Autre fait qui cautionne cette hypothèse : les bébés nés de mères qui pratiquent l'alimentation cuite sont tout de suite capables de régulation précise avec des aliments originels que leurs mères n'ont jamais consommés. Ils n'ont pas fait l'apprentissage de ces aliments dans l'utérus. Il faut bien admettre que les mécanismes de régulation sont déterminés génétiquement (quitte à s'affiner par apprentissage, mais en fait, la régulation est excellente dès le premier repas, et même avant la première tétée, au point que les selles du bébé sont parfaitement inodores, comme chez l'animal sauvage).

Même avec le durian, contrairement à ce qu'aurait constaté l'auteur du texte cité, les bébés de mères qui n'en ont jamais consommé sont souvent attirés par son odeur avant de l'avoir jamais goûté, au point de se mettre à pleurer dans leur berceau jusqu'à ce qu'on leur en apporte (et ne s'arrêtent pas de pleurer si on leur apporte alors d'autres aliments). Là encore, aucun apprentissage (ni intra ni extra-utérin) ne permet d'expliquer cette puissante attraction, ainsi que l'arrêt net qu'ils manifestent déjà à la première prise. Difficile d'expliquer ces comportements autrement que par une programmation génétique.

Il y a encore bien d'autres éléments d'observation qui donnent à penser que la régulation alimentaire est programmée pour les aliments originels : le meilleur critère est celui de la tendance inflammatoire, qui s'emballe pour de très légères surcharges. Elle permet de démontrer qu'il suffit de très petites modifications des aliments par rapport à l'état brut pour mettre la régulation alimentaire en défaut, par exemple de râper des pommes, d'extraire le jus d'un fruit, etc. Immédiatement (dans les heures qui suivent) on observe une relance des rougeurs et des oedèmes autour des blessures, de tumeurs cancéreuses, etc. A l'inverse, la régulation de la tendance inflammatoire se normalise en environ trois jours d'instincto. Ces observations contredisent encore une fois la thèse de l'apprentissage.

J'ai parfois l'impression que l'hypothèse de la programmation génétique dérange, peut-être parce que la complexité des mécanismes biologiques et de leur régulation semble dépasser les possibilités de 30000 gènes. Il est d'ailleurs possible que des mécanismes plus complexes soient à l’œuvre. Mais cela ne change rien aux faits : la régulation est précise avec les aliments laissés sous forme brute, et se détériore dès qu'on modifie la présentation des aliments. Donc ni la génétique, ni l'apprentissage ne permettent d'assurer ou d'ajuster les mécanismes de régulation aux propriétés des aliments modifiés. Les personnes qui commencent à broyer leurs aliments, à faire des jus, à mélanger, etc. se retrouvent vite comme emportées dans un cercle vicieux : les aliments bruts perdent leur attirance, exactement comme lorsqu'on se force à avaler des aliments bruts au-delà du virage alliesthésique. Il faut ensuite plusieurs jours sans aliments modifiés, et sans dépassement de l'arrêt alliesthésique, pour retrouver à la fois un équilibre satisfaisant, et les niveaux gustatifs normaux, comme s'il fallait remonter une pente ardue.

Une question si vous permettez : avez-vous fait maintenant l'expérience d'une instincto bien pratiquée, et notamment des "phases lumineuses" ? Je vous conseille vivement de la faire pour avoir un recul personnel suffisant.

Bien cordialement

gcb

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Réponse de LEMOEL YANN :

Quelle satisfaction, de ne m'être pas trompé sur la formidable clairvoyance de GCB!

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Réponse de Jacques Laurin :

Je n'ai pas vraiment le temps, ni le goût, de réfuter point par point ce texte, mais j'ai globalement l'impression que l'auteur cherche strictement à renommer le concept d'instinct alimentaire dans le contexte des limites de la connaissance scientifique actuelle. Autrement dit, au lieu de rendre le mental à l'évidence de l'instinct, il cherche à discréditer l'instinct à l'évidence du mental.

Qu'il existe un système de régulation de la prise alimentaire (SRPA) est une évidence, puisque même les aliments dénaturés alimentent, et le fait qu'on en redemande, malgré tous les problèmes générés, semblent soutenir l'existence d'une mémoire de l'aliment qui est venu combler un certain besoin spécifique.

Son introduction démontre, plus que tout autre argument, son malaise : "...j'essaie de trouver la faille dans les thèses exposées. 24 ans aussi que je pratique, puisque, n'ayant pas trouvé cette faille, j'ai été contraint à me lancer dans l'aventure...". Ses motifs et son malaise semblent donc autre que ce dont il nous fait strictement part. Je pense personnellement qu'il cherche une porte de sortie élégante à ce qu'il perçoit encore après 24 ans comme une contrainte...

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Réponse de Jacques Laurin le 13 octobre 2012 à 18:07

Si je comprends bien, le SRPA, c'est un système de pilotage automatique. Mais derrière ce système, il y aurait un pilote ; dans un environnement originel, les deux se confondent ; mais dans un environnement dénaturé, il faut revenir au pilote...

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Réponse de LEMOEL YANN :

Jacques, j'envie votre capacité à réagir de façon rhétorique, ce que je récuse pourtant, et sans doute, du fait de mes lacunes intellectuelles, la peur de me fourvoyer dans une jouissance mentale, mais bien tiède, face celle bien animale, spirituelle ou méta!
Force est de reconnaître, que ces admirables rhéteurs ont, au moins le mérite de révéler des gens comme vous, qui, à votre tour, apaise ma frustration, de ne pouvoir être à la hauteur de ces brillants avocats du diable.

La démonstration de Pascal

« Vous avez deux choses à perdre?: le vrai et le bien, et deux choses à engager?: votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir?: l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude?? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas?: si vous gagnez, vous gagnez tout?; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. »
Blaise Pascal

De là découle le postulat de GCB

S'il veut bien, pour la nième fois, le rappeler à certains?

*******
Réponse de François :

Guy-Claude et Jacques, puisque vous êtes tous deux membres de Paléocru, ce serait sympa de répondre à Bertrand (l'auteur du texte en question, qui n'est d'ailleurs pas un article mais un "post") dans le fil qu'il a ouvert, de façon à ce que la discussion puisse avoir lieu en sa présence. http://paleocru.rawpaleodietforum.com/forum/index.php/topic,139.msg575/topicseen.html#msg575

Le forum Paléocru est actuellement long à charger, mais la situation devrait s'améliorer bientôt.

Cordialement,

François

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Réponse de Jacques Laurin :

Je ne réponds pas parce que j'ai senti le leurre, l'entourloupette, dès le départ. Maintenant que je relis, je suis certain que ce type ne sait pas de quoi il parle. Aucun instincto digne de ce nom, encore moins avec 24 années de pratique, ne pourrait écrire ceci : " Je me suis aussi longtemps demandé pourquoi le durian sentait aussi mauvais avant que j'en eut mangé pour la première fois. Si je m'étais trouvé seul dans une forêt avec des durians, jamais je n'aurais été attiré par quelque chose qui dégage une odeur aussi détestable. La première fois je n'ai pu en avaler qu'un bouchée, je l'ai trouvé très écœurant."

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Réponse de Jacques Laurin :

Tu connais ce Bertrand, François ?

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Réponse de François :

Oui, enfin pas de visu, mais c'est un gars sérieux qui a écrit depuis très longtemps sur http://fr.groups.yahoo.com/group/Ecologie-Alimentaire/ de Dominique Guyaux et qui pratique effectivement l'instincto en famille comme il le dit. Chacun est différent et peut avoir une réaction différente à sa première rencontre avec un durian, même si la phrase que tu cites un un un peu étonnante, en effet.

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Réponse de Guy-Claude Burger :

Bonjour François,

Comme j'ai peu de temps en ce moment, la meilleure solution serait de renvoyer à ma réponse ci-dessus par un lien dans Paléocru.

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Réponse de Serge Falmagne :

Bonjour Jacques,

Connecter l'accoutumance aux drogues au SRPA me semble relever de la mauvaise foi.

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Réponse de Serge Falmagne :

Bonjour Guy-Claude,

GCB : "Une question si vous permettez : avez-vous fait maintenant l'expérience d'une instincto bien pratiquée ?"

Non.


GCB : "Chez des personnes qui ont consommé de la salade assaisonnée pendant des décades, aucun apprentissage précis ne s'est mis en place."

Le SRPA serait une intelligence acquise, c-à-d la mémorisation de l'odeur absolue d'un aliment, ses avantages et inconvénients.

Lorsque vous utilisez les aliments aberrants (salade assaisonnée) pour mettre à mal le SRPA (système de régulation de la prise alimentaire), vous sortez du domaine utilisable pour l'argumentation. Une voiture est prévue pour fonctionner avec de l'essence ou du mazout. Bien. Si vous mettez des boulons dans le réservoir, le moteur ne va pas fonctionner. C'est gros et sot ces boulons, mais trouver un sandwich jambon-fromage pendu à un arbre ou poussé de terre parmi d'autres champignons est du même ordre : cela n'existe pas dans la nature. La programmation génétique aux aliments tropicaux ou le "SRPA" sont des systèmes de régulation fine qui fonctionnent en temps réel (quelques secondes) : un système complexe au possible, un dialogue entre deux entités naturelles (vivantes ou mortes) mais jamais avec une entité artificielle.

Si le caractère aberrant de l'aliment artificiel n'est pas argument valable pour la logique scientifique, l'expérience de l'absence de toute forme de régulation avec l'aliment artificiel devra suffire comme preuve, bien qu'inexpliquée. L'aliment artificiel enfourné dans le circuit digestif va suivre le parcours, comme les molécules pharmaceutiques injectées dans le sang, avec plus ou moins de bonheur. L'organisme va y survivre, mais contrairement aux croyances des fabricants, les résultats sont aléatoires, bien que reproductibles.

Si "aberrant" est plus abstrait que MNO (molécule non originelle), c'est aussi moins risqué ! Bertrand "SRPA" fournit quant à lui une preuve de l'inopportunité de la salade assaisonnée par analogie : "Il est facile d'imaginer que le fonctionnement même du SRPA soit grandement perturbé par les molécules issues de la cuisson, au même titre que le sont les autres fonctions de l'organisme."


GCB : "Si la régulation alimentaire était acquise par apprentissage, on devrait obtenir avec du lait cru une bonne régulation alimentaire."

A part vous dire que jamais on a vu un ado ou un adulte boire du lait au sein d'une femme, je ne peux vous parler du test de lait cru de vache dans le chef d'un instincto !


GCB : "Les bébés nés de mères qui pratiquent l'alimentation cuite sont tout de suite capables de régulation précise avec des aliments originels que leurs mères n'ont jamais consommés."

Le bébé qui teste la viande avant même la première tétée peut abonder dans le sens du SRPA qui avance que tout est d'abord testé.


GCB : "Avec le durian, contrairement à ce qu'aurait constaté l'auteur du texte cité, les bébés de mères qui n'en ont jamais consommé sont souvent attirés par son odeur avant de l'avoir jamais goûté, au point de se mettre à pleurer dans leur berceau jusqu'à ce qu'on leur en apporte (et ne s'arrêtent pas de pleurer si on leur apporte alors d'autres aliments)"

L'approche du durian par un culivore qui se met à l'instincto est forcément différente de celle d'un nourrisson. Attention, l'existence d'un SRPA n'exclut pas l'éventuelle existence de l'instinct alimentaire pour les aliments du berceau de l'humanité dans lequel on est quand même resté 4 millions d'années. Il y aurait une limite imperceptible entre un réflexe instinctif et un réflexe acquis.


GCB : "Le meilleur critère est celui de la tendance inflammatoire (...) qui se normalise en environ trois jours d'instincto."

Je suppose que la tendance inflammatoire se normalise en environ trois jours, que l'instincto soit pré ou post programmée.

La tendance inflammatoire est un de vos baromètres favoris. Je ne mets pas en doute vos outils d'expertise. Je trouve bizarre que les symptômes (rougeurs, oedèmes, tumeurs) se réveillent en quelques heures. Comme si la maladie était toute proche. Mais c'est un autre débat.


GCB : "J'ai parfois l'impression que l'hypothèse de la programmation génétique dérange, peut-être parce que la complexité des mécanismes biologiques et de leur régulation semble dépasser les possibilités de 30.000 gènes. Il est d'ailleurs possible que des mécanismes plus complexes soient à l’œuvre."

La question d'une pré ou d'une post programmation est importante pour savoir comment mettre en route ces automatismes.

Parlant d'instinct, en tout cas l'instinct des instincts (l'instinct de survie), s'il y a une part physique (génétique), je suis quasi sûr qu'il y a aussi une part non physique, sacrée, appelée âme. Si au 21ème siècle, cette dimension reste artificiellement confinée au domaine occulte, je crains que le débat ne soit qu'inerto-inepte. La dimension méta physique étant indicible, elle n'entre pas dans les débats sous forme de mots.

Bien courtoisement.
3  L'alimentation paléolithique / Instinctonutrition et instinctothérapie / Re : Reflexions sur l'instinct alimentaire le: 15 Octobre 2012, 20:23:58
Bonjour Gérard,
Dès la parution de ton long post dans ce fil, je l'ai référencé dans le forum de Guy-Claude Burger. Une discussion s'y est engagée sur l'hypothèse du SRPA. Elle restera stérile si tu n'amènes pas tes lumières sur le SRPA. Voudrais-tu te rendre sur ce forum à cette adresse
(http://instinctotherapie.ning.com/forum/topics/locavorisme-et-instincto-gare-aux-id-ologies?commentId=4672164%3AComment%3A30101&xg_source=msg_com_forum)
ou préfères-tu continuer cette discussion ici ? Si une de ces deux propositions t'agrée et si c'est la deuxième, j'effectuerai d'abord un copié-collé ici de ce qui a déjà été dit.
Meilleures salutations.
4  L'alimentation paléolithique / Instinctonutrition et instinctothérapie / Re : Reflexions sur l'instinct alimentaire le: 13 Octobre 2012, 09:40:07
Excellent et fondamental,

Tu proposes un système surtout acquis contre un système inné. Pour s'assurer une survie et une adaptation, l'évolution naturelle aurait favorisé un système dynamique contre un système statique, ce dernier figé devenant obsolète dans les cas imprévus au départ. Ta proposition rejoint la méthodologie qui consiste à apprendre à apprendre. Hors l'instruction permanente est bien la meilleure manière de fonctionner. S'assoir sur ses lauriers, c'est reculer.
5  L'alimentation paléolithique / Sujets connexes / Re : Manuscrit allemand du XIXeme sur les peuples non céréaliers le: 16 Janvier 2012, 03:57:24
Traduction, s'il te plait. Merci.
6  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Re : Nos repas sélectionnent les neurones du bulbe olfactif. le: 03 Janvier 2012, 22:55:47
Passionnant ... on ne sait pas tout. Ils voient des choses, mais peut-on jamais se fier aux interprétations, même si elles tiennent la route ? Et les interprétations du passé considérées aujourd'hui comme fiables le sont-elles vraiment ? Merci quand même. Je veux être au courant des découvertes et hypothèses. Je compte sur mes nouveaux neurones pour faire le tri dans l'actualisation de mon niveau intellectuel.
7  L'alimentation paléolithique / Bases théoriques / Re : Théorie de l'instinctonutrition le: 02 Novembre 2011, 05:56:07
Bonjour François,

Dans le premier paragraphe, page 1 de ce fil, sous les mots "divers écrits" se trouve ce lien vers un site important
http://www.geocities.com/HotSprings/7627/ecritsGCB.html
Il est obsolète, mais repris par
http://www.reocities.com/HotSprings/7627/ecritsGCB.html
où geocities est devenu reocities.
8  Divers / Suggestions / Re : Suggestions le: 02 Novembre 2011, 05:39:18
Il manque dans PROFIL la possibilité de choisir d'être notifié par e-mail lors d'une nouvelle réponse quel que soit le fil de discussion. Autrement dit, un seul bouton à presser équivaudrait à presser chacun des boutons NOTIFIER de chaque fil déjà existant. Ce qui garantirait de participer à toute activité du forum, ce qui est mon cas.
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