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1  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Re : Articles en ligne le: 20 Août 2010, 15:56:30
Je viens de mettre la main sur un autre texte de Paul Shepard, Nature and Madness, http://www.primitivism.com/nature-madness.htm qui fait parfaitement suite à « Dix Mille Années de Crise ». Je trouve que ce nouveau texte (pour moi) accentue la pertinence et l’importance d’une démarche telle celle de GCB...

Je suis en ce moment à tenter de réconcilier ce que j’apprends de Robert B. Laughlin et cie, avec le regard lumineux que jette Paul Shepard sur notre mauvais sors commun, et dont la solution va bien au-delà (tout comme chez GCB) des trop superficiels pansements contemporains du type paléo crudivorisme.

Pas évident...
2  L'alimentation paléolithique / Bases théoriques / Théorie de l'instinctonutrition : Prise 2 le: 02 Juillet 2010, 21:11:19
Bon, je ne m'attendais certainement pas à retrouver l'ambiance survoltée que je croyais avoir laissée derrière moi, sur le forum dirigé alors par André Paillet. La preuve en est que je m’y suis laissé prendre, essayant de défendre avec un certain humour, mais également avec une certaine agressivité et maladresse, mon expérience. Comme je l’ai récemment dit sur le forum anglais, les mauvaises manières se transmettent rapidement.

Je suis donc allé faire le tour des discussions depuis le site de Dom Guyaux et je vois qu’ici et maintenant, tous ceux qui ont (ou ont eu) une expérience heureuse avec l’instincto sont crucifiés sur la place publique des forums paléo cru pour crime d’hérésie scientifique.

J’ai donc commandé les remèdes suivant, on ne sait jamais, peut-être suis-je finalement plus malade que je ne le pensais... Clin d'oeil

"The Crime of Reason: And the Closing of the Scientific Mind" Robert B. Laughlin;

"A Different Universe: Reinventing Physics From the Bottom Down" Robert B. Laughlin;

"Ni Dieu ni gène" Jean-Jacques Kupiec;

"ÉVOLUTION (L')" PIERRE SONIGO;

Si, en attendant l'illumination que me procurera certainement ces lectures, le dialogue est encore possible, et pour en revenir au point de départ de mon arrivée sur ce forum, j’aimerais bien que Gérard m’explique à quoi ce scientifique fait allusion lorsqu’il parle d’”underlying mechanism” en ces termes :

[...]”The occurrence of these and other specific self-medicative behaviors, such as fur rubbing and geophagy, in primates and other animal taxa suggest the existence of an underlying mechanism for the recognition and use of plants and soils with common medicinal or functional properties.

Ce à quoi vous aviez répondu :

Ces recherches ne supportent en rien "l'instincto", c'est exactement l'inverse, justement.

Je n'ai vraiment pas d'objection à repenser mon expérience en des termes et concepts autres que celui d'instinct.

Cependant, la profondeur et l’intensité de mon expérience de retrouvailles avec « l'instinct » ne semble pas se retrouver dans la stricte pratique du paléo crudivorisme, (en tout cas, je ne l’ai pas vue exprimée) ce qui me laisse à penser qu’il puisse y avoir une dimension de l’instinctothérapie qui dépasse la stricte alimentation. Mais peut-être suis-je le seul à l’avoir perçue, auquel cas...
3  L'alimentation paléolithique / Bases théoriques / Re : Théorie de l'instinctonutrition le: 23 Juin 2010, 16:16:37
J'ai lu les arguments de Gérard,  depuis une semaine, et j’en suis arrivé à la conclusion que, pour des raisons qui demeurent obscures, il dénie à l'homme (et aux animaux en général) un attribut que même les véhicules moteur possèdent : l'utilisation d'un certain type de carburateur. Appliqué à l'homme et aux animaux, il nie tout simplement l'existence de l'instinct.

Il suffit de lire la description qui suit, décrivant le mode de fonctionnement et l’utilité d'un carburateur, pour se faire une idée de l'utilité d'un instinct alimentaire, et pourquoi il est important de le redécouvrir:

Dans toutes les conditions de fonctionnement du moteur, le carburateur doit:

• Mesurer le débit d'air du moteur
• Fournir la quantité correcte de carburant pour maintenir le mélange air / carburant dans la bonne plage (ajustement pour des facteurs comme la température)
• Mélanger les deux finement et uniformément

Ce travail serait simple si l'air et l'essence étaient des fluides parfaits, dans la pratique, toutefois, leurs écarts de comportement idéal en raison de la viscosité, la friction fluide, l’inertie, etc exigent beaucoup de complexité pour compenser les régimes exceptionnellement élevés ou faibles du moteur. Un carburateur doit fournir le bon mélange air / combustible à travers une large gamme de températures ambiantes, de pressions atmosphériques, de vitesse du moteur, des charges et des forces centrifuges:

• Démarrage à froid
• Démarrage à chaud
• La marche au ralenti ou à bas régime
• Accélération
• Haute vitesse / haute puissance à pleine charge
• Vitesse de croisière à mi régime (charge légère)

En outre, les carburateurs modernes doivent parfaitement exécuter ces fonctions tout en maintenant un faible taux d’émission des gaz  d'échappement. Afin de fonctionner correctement dans toutes ces conditions, la plupart des carburateurs utilisent un ensemble complexe de mécanismes de soutien supportant plusieurs modes de fonctionnement différents, appelés circuits.


Maintenant, transposez ceci aux animaux et aux humains et vous constaterez que les hypothèses de GCB ne sont peut être aussi stupide et dénuées de sens que notre ami Gérard voudrait bien nous le faire croire.
4  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Re : Articles en ligne le: 23 Juin 2010, 01:55:27
En effet, c'est ce que j'aime de cette liste. Elle mentionne les aspects trop souvent ignorés de la vie au paléolithique, malgré certains préjugés évidents...

On parle beaucoup, et avec raison, des chartes des droits et des libertés, mais un peu moins de leurs corollaires nécessaires que sont les devoirs et les responsabilités… Il me semble cependant manquer, à cette équation, un élément fondamental : celui des besoins fondamentaux des êtres humains. Bel exemple de pyramide inversée...

Je ne suis pas traducteur, mais enfin je vis en Amérique Clin d'oeil

L'extrait suivant est tiré du livre Western Civilisation in Biological Perspective, de Stephen Boyden, Oxford University Press, 1987. Il donne un aperçu intéressant des conditions de vie pour lesquels nous, humains, avons été évolutivement "conçu" au cours de millions d'années d'évolution. Gardez à l'esprit, lorsque vous parcourrez la liste ci-dessous, que les 10.000 ans de soi-disant vie «civilisé» que nous avons traversé jusqu'à présent, sont un clin d'œil dans le temps, au sens de l’évolution, et donc insuffisant pour que l'organisme humain puisse être adapté au mode de vie actuel. Dans de telles conditions contre nature, il n'est donc pas surprenant que nous vivions en développant un large éventail de mal-aises physique, émotionnel, mental, social, culturel et spirituel, comme les maladies cardiaques, la maladie mentale, la toxicomanie, la violence, la criminalité, la guerre, ainsi de suite.

Selon le principe d’évodéviation, lorsque les animaux sont exposés à des conditions de vie qui diffèrent de celles pour lesquelles leur espèce est génétiquement adaptée, grâce à l'évolution, des signes d'inadaptation phylogénétiques sont susceptibles de se manifester. L'hypothèse a été avancée que, dans le cas de l'espèce humaine, le principe d’évodéviation ne s'appliquerait pas seulement aux aspects physiques ou matériels des conditions de vie, mais aussi à ceux moins tangibles du comportement, et des aspects psycho-sociaux. Il s’en suit, en supposant que cette hypothèse est exacte, que l’appréciation des conditions de vie autant matérielles que des aspects comportementaux et psycho-sociaux des personnes primitives pourrait fournir des indices importants sur la nature de la détermination biologique ou des besoins de santé universel de l'espèce humaine .

Avec ces pensées à l'esprit, une liste a été établie, qui est un résumé à la fois des conditions de vie des chasseurs-cueilleurs et, en acceptant le principe d’évodéviation et l'hypothèse où elle s'applique aux aspects immatériels de l'expérience de vie, des conditions de vie optimales pour l'espèce humaine en général. La liste commence avec les aspects matériels plus tangibles de ces conditions de vie et se termine par les aspects les plus intangibles, psycho-sociaux et comportementaux. En ce qui concerne les nombreux aspects postulés au sujet des conditions de vie propices à la santé, incluant les aspects immatériels, le principe de la fourchette optimale est applicable, c'est-à-dire trop ou trop peu d'un état donné peut être préjudiciable à la santé.

Les conditions de vie favorables à la santé chez l'Homo sapiens

1- De l’air pur, semblable à celui rencontré au cours de l’évolution d’homo sapiens, libre de contamination aux hydrocarbures, à l’oxyde de souffre, au plomb, etc.
2- De l'eau pure, semblable à celle rencontrée au cours de l’évolution d’homo sapiens, libre de contamination chimique ou de microorganismes pathogènes.
3- Des températures environnementales semblables à celles rencontrées au cours de l’évolution d’homo sapiens.
4- Une exposition à la lumière visible (durée et intensité) semblable à celle rencontrée au cours de l’évolution d’homo sapiens.
5- Des niveaux de bruit semblables à ceux rencontrés au cours de l’évolution d’homo sapiens.
6- Alimentation
a)   Un apport calorique équivalent aux exigences du métabolisme. Des normes sociales permettant aux individus de manger quand ils ont faim, mais qui n'encouragent pas la surconsommation de calories en réponse à un rituel, une habitude, à l'ennui, etc.
b)   Des aliments fournissant tout le spectre des besoins nutritionnels de l'organisme humain. (Pendant l’évolution d’homo sapiens ceux-ci étaient fournis par une variété d'aliments d'origine végétale, ainsi qu’occasionnellement animales.)
c)   Une alimentation équilibrée, dans le sens de ne pas être constituée d'un excédant quelconque d'un constituant chimique ou d’une catégorie d'aliments particuliers.
d)   Des aliments ayant la consistance de celle qui se retrouve dans la nature.
e)   Des aliments dépourvus de contaminants et d'additifs potentiellement nocifs.
7- Un contact minimal avec des parasites ou pathogènes d'origine microbienne ou « métazoale ».
8- Un réseau effectif de support émotionnel procurant un cadre propice aux comportements spontanés d’attention, de sollicitude et de soins.
9- Des interactions fréquentes avec les membres de la famille élargie et les membres du groupe auquel appartient l'individu à propos de sujets d'intérêt et de préoccupation mutuels.
10- Des occasions et des stimulations nécessaires à créer des interactions en petits groupes concernant des projets d'intérêt et de préoccupation mutuels.
12- Un environnement social qui confère des responsabilités et des obligations individuelles face au groupe auquel appartient l'individu.
13- Des occasions pour l'individu de se déplacer spontanément et librement d'un petit groupe à l'autre, vers ou hors un état de solitude.
14- Des niveaux de stimulation sensorielle ni beaucoup plus, ni beaucoup mois élevés que ceux rencontrés au cours de l’évolution d’homo sapiens.
15- Un modèle de travail physique faisant alterner de courtes périodes de travail musculaire intense avec de longues périodes de travail musculaire médian, mais incluant également de fréquentes périodes de repos.
16- Un modèle de sommeil « polyphasique », ainsi que la possibilité de se reposer ou de dormir quand le besoin se fait sentir.
17- Des occasions et des stimulations nécessaires à l'apprentissage et à la pratique de travaux manuels et au comportement créatif en général.
18- Des occasions et des stimulations nécessaires à l'implication active dans des activités de récréation.
19- Un environnement hautement intéressant dans lequel les changements d'intérêts individuels se produisent constamment et à un rythme que la psyché humaine peut assimiler facilement.
20- Des occasions de pouvoir manifester une grande spontanéité dans son comportement.
21- Une grande diversité d'expérience quotidienne.
22- Des cycles de réalisations de court terme.
23- Des aspirations du genre à être vraisemblablement réalisable.
24- Un environnement et un mode de vie propice au développement raisonnable d’un sentiment : d'implication personnelle, d'utilité, d'appartenance, de responsabilité, d'intérêt, d'excitation, de défi, de satisfaction, de camaraderie et d'amour, de jouissance, de confiance et de sécurité.
5  L'alimentation paléolithique / Ressources Internet et actualité scientifique / Re : Articles en ligne le: 18 Juin 2010, 21:38:32
Cette liste me suit depuis mes études d'anthropologie. Je la touve encore digne d'intérêt (j'ai également une traduction) :

Life conditions conducive to health in Homo sapiens

The following excerpt from Western Civilisation in Biological Perspective, Stephen Boyden, Oxford University Press, 1987, provides an interesting overview of the life conditions that we humans have been evolutionarily "designed" for during millions of years of evolution. Keep in mind as you peruse the list below that the 10,000 years or so of so-called "civilized" life we have gone through so far are a mere blink in time, evolutionarily speaking, and therefore not enough time for the human organism to adapt to our present way of life. It is therefore not surprising that we react to living under such unnatural conditions with a wide range of physical, emotional, mental, social, cultural and spiritual dis-seases, such as heart disease, mental illness, addiction, violence, crime, war and so on.

According to the principle of evodeviation, when animals are exposed to life conditions which differ from those to which their species is genetically adapted through evolution, signs of phylogenetic maladaptation are likely to be manifest. The hypothesis was put forward that, in the case of the human species, the principle of evodeviation applies not only to the physical or material aspects of life conditions, but also to less tangible behavioral and psycho-social aspects. It follows, assuming this hypothesis to be correct, that consideration both of the material and of the behavioral and psycho-social aspects of life conditions of primeval people could provide important clues to the nature of the biologically determined or universal health needs of the human species.

With these thoughts in mind, a list has been prepared which is a summary both of the life conditions of hunter-gatherers and, accepting the principle of evodeviation and the hypothesis that it applies to intangible aspects of life experience, of the optimum life conditions for members of the human species in general. The list begins with the more tangible material aspects of life conditions and ends with the more intangible psycho-social and behavioral aspects. With respect to many of the postulated health promoting aspects of life conditions, including the intangible aspects, the principle of the optimum range is applicable; that is to say, too little or too much of a given condition may be detrimental to health.

Life conditions conducive to health in Homo sapiens

- Clean air (i.e."paleolithic air"- not contaminated with hydrocarbons, sulphur oxides, lead, etc.)
- Environmental temperatures within the range of those experienced in the 'natural habitat' ("habitat with the characteristics of those inhabited by human beings in phase one societies")
- Exposure to visible light (duration and intensity) within the range of that experienced in the natural habitat
- Noise levels within the range of those experienced in the natural human habitat
- Diet :
-   Calorie intake neither less nor more than metabolic requirements. Social norms which allow the individual to eat when hungry, but which do not encourage overconsumption of calories in response to ritual, habit, or, for example, boredom
-   Foodstuffs providing the full range of nutritional requirements for the human organism. In the primeval situation this is usually provided by a diverse range of different foodstuffs of plant origin and some lean meat (cooked)
-    A diet which is balanced in the sense that it does not contain an excess of any particular kind of chemical constituent or class of foodstuff
-   Foodstuffs with a physical consistency of that of natural foods containing fiber
-   Foodstuffs devoid of potentially noxious contaminants or additives
-   Clean water - free of contamination with chemicals or pathogenic microorganisms
- Minimal contact with microbial or metazoal parasites and pathogens
- An effective emotional support network providing a framework for spontaneous care-eliciting, care-receiving and care-giving behavior
- Frequent interaction on a daily basis with members of the extended family and in-group on matters of mutual interest and concern
- Opportunities and incentives for small-group interaction on projects of mutual interest and concern
- A social environment which confers responsibilities and obligations on the individual toward the in-group
- Opportunities for the individual to move spontaneously and freely from one small group to another, and to and from a state of solitude
- Levels of sensory stimulation which are neither much less nor much greater than those of the natural habitat
- A pattern of physical work which involves some short periods of vigorous muscular work and longer periods of medium muscular work, but also frequent periods of rest
- A polyphasic sleeping pattern, and the opportunity to rest or sleep in response to the urge to do so
- Opportunities and incentives for the learning and practice of manual skills and for creative behavior in general
- Opportunities and incentives for active involvement in recreational activities
- An environment which has high interest value and in which changes of interest to the individual are continually occurring (and at a rate which can easily be handled by the human psyche)
- Opportunities for considerable spontaneity in behavior
- Considerable variety in daily experience
- Short goal-achievement cycles
- Aspirations of a kind likely to be fulfilled
- An environment and lifestyle which are conducive to a reasonable degree of:
-   a sense of personal involvement
-   a sense of purpose
-   a sense of belonging
-   a sense of responsibility
-   a sense of interest
-   a sense of excitement
-   a sense of challenge
-   a sense of satisfaction
-   a sense of comradeship and love
-   a sense of enjoyment
-   a sense of confidence
-   a sense of security

So, how well does your life measure up to the above list?


6  L'alimentation paléolithique / Bases théoriques / Re : Théorie de l'instinctonutrition le: 17 Juin 2010, 12:47:35
Comme on dit par chez-nous, vous parlez à travers votre chapeau. Je suis peut-être un peu tordu, c’est mon lot. Mais vous n’avez aucune façon de savoir si je suis hypocrite ou fourbe.

Pour être hypocrite (ou fourbe), il faudrait que je dissimule, probablement par intérêt, une opinion, un sentiment ou des qualités que je ne possède pas. C’est sans doute à cette dernière que vous faites références, puisque comme vous pouvez le constater, je ne dissimule pas mon opinion, ni mes sentiments. Vous en revenez donc encore sur le fait que mon expérience ne peut être réelle puisqu’elle est impossible sur papier. Quant à avoir des intérêts à mentir, car c’est bien de cela que vous m’accusez, je n’en ai aucun. Je ne pratique ni le paléo cru, ni l’instincto. Je ne suis ici que pour témoigner de mon expérience passée et pour tenter de contribuer modestement aux chances de survie de ces retrouvailles instinctives.

D’autre part, je n’ignore pas vos arguments et vos critiques de fond, je ne les saisi pas encore très bien. J’ai fait l’effort d’aller vous lire et, franchement, si les idées claires s’énoncent clairement, les vôtres ne le sont certainement pas. Je n’ai cependant pas encore eu le temps depuis mon arrivée sur ce forum, avant-hier, d’aller lire les références auxquelles vous vous référé, mais je compte bien le faire. Tout ce que je sais, en ce qui vous concerne pour le moment, c’est que vous portez des gros sabots et que vous êtes capable de juger et condamner les autres plus rapidement que moi.

« Si vous en faites l’expérience, c’est la vérité. La même chose crue est un mensonge. »
7  L'alimentation paléolithique / Bases théoriques / Re : Théorie de l'instinctonutrition le: 17 Juin 2010, 02:41:40
Alors selon vous, mon expérience instinctive ne serait pas réelle parce que non corroborée par l’état actuel des connaissances scientifiques. Et le paléo cru, il y a trente ans, jouissait-il du sceau d’approbation scientifique ?

Si vous me permettez d'être direct, vous n’êtes quand même pas en train de nous dire que vous êtes le seul outillé pour appréhender le réel et que les seules possibilités existentielles se situent dans le cadre restreint de l’état toujours en évolution des connaissances scientifiques ?

Je crois que votre scepticisme aura eu raison de votre bonne volonté dans ce séjour. Je suis vraiment désolé que vous ayez perdu votre temps à expérimenter et observer un phénomène inexistant. Moi c'est tout le contraire. Évidemment, vous allez me dire que seule votre expérience est scientifique, donc valable, car vous êtes physicien professionnel (par opposition à GCB probablement) et avez publié 150 articles, ce qui en soit n’est pas un argument très, comment dire, scientifique.

Vous pensiez donc, en toute bonne foi, que l'expérience instinctive existait vraiment, et qu’elle viendrait tout simplement à vous, sans que vous ayez quoi que ce soit de particulier ou d’exceptionnel à faire. Malheureusement, ce n'est pas comme cela que ça se passe. Il faut, comme Alice, aller de l'autre côté du miroir. Ce que visiblement vous n'avez pas su faire. Vous êtes resté de ce côté-ci, avec vos certitudes et vos préjugés, en espérant que l'univers basculerait pour vous, et en plus, sous une forme adaptée à votre outillage conceptuel.

Encore une fois, désolé... Mais cette expérience instinctive existe vraiment, même si son utilisation quotidienne n'était absolument pas nécessaire à la survie. Mais je suis d’accord avec vous sur un point, probablement que très peu de gens arrivent à comprendre et vraiment faire l’expérience du réveil instinctif. Quand au long terme...

Toutes les espèces empruntent la voie du moindre effort dans la lutte pour la survie. Il n’y a que l’homme qui puisse exceptionnellement prendre des sentiers dits paradoxaux, avec des résultats parfois troublant, contrastant complètement avec ceux se produisant sur le boulevard du moindre effort. Je pense que l’instincto est l’un de ceux-ci...

Personnellement je crois que lorsque l’on appréhende l’expérience instinctive que dans le cadre restreint de l’alimentation, on s'embourbe inévitablement. À ce compte, il vaut beaucoup mieux, j’en conviens, s’en tenir au paléo cru.

Mais ce n'est que mon point de vue...
8  L'alimentation paléolithique / Bases théoriques / Re : Théorie de l'instinctonutrition le: 16 Juin 2010, 05:48:50
Bonjour Gérard,

J’ai lu avec grand intérêt votre lettre ouverte à GCB et autres commentaires qui ont immédiatement suivi celle-ci. J’aimerais seulement jeter quelques idées et réflexion en vrac...

Si je comprends bien, vous êtes la preuve vivante que la pratique de l’instinctothérapie fonctionne à merveille, cependant les bases théoriques qui la supportent sont à revoir, à la lumière des plus récentes avancées scientifiques.

En quoi cela améliorera t-il la pratique elle-même ?

Trouver dès sa naissance un milieu de vie adapté à sa nature propre engendre probablement le scénario nuancé que vous proposez. Il en est tout autrement pour ceux qui n’ont pas la chance de naître en pareille circonstances. C’est là que l’instinctothérapie prend toute son importance. Car comment voulez vous retrouver ce que vous n’avez jamais connu sans le recours à l’instinct, par essai/erreur ?

Pour moi, la pratique de l’instinctothérapie dépasse de loin la stricte alimentation. Elle est la redécouverte d’un lien, ténu certes mais bien réel, qui nous rattache encore à notre nature profonde, j’oserai même dire à notre nature divine. Quand on me demandait de décrire en deux mots ce qu’avait été mon expérience, je disais tribalisme monastique. Car c’est bien cela que j’ai retenu de mon expérience de l’instinctothérapie et de la semaine intensive de cours sur la métasexualité. Après deux semaines, chaque choix alimentaire me mettait tout naturellement dans un état méditatif, chose que je n'avais jamais réussi à obtenir en scéance de méditation.

Moi aussi j’ai été guéri, mais de maux existentiels encore moins reconnus par la science.

J’espère ne pas être trop hors propos...

Merci de m’accueillir.

Jacques
9  L'alimentation paléolithique / Bases théoriques / Re : Théorie de l'instinctonutrition le: 15 Juin 2010, 15:03:05
Bonjour à tous,

Je suis le petit nouveau de ce forum. Je connais et m'intéresse à l'alimentation paléolitique depuis mon séjour à Montramé au début des années '90. Je me suis également fréquemment exprimé sur le forum dirigé par André Paillet. Je m'étais éloigné de cet univers depuis quelques années, mais comme c'est celui qui m’intéresse le plus (avec la musique), j'y reviens donc.

J'aimerais d'ailleurs en profiter pour saluer Monsieur Burger et lui exprimer toute ma gratitude...

Comme je n'ai pas encore lu tout le contenu de ce forum, j'espère que mon intervention ne sera pas redondante...

La primatologie est un domaine de recherche fascinant. Particulièrement, en ce qui nous concerne, les observations sur ce qui semble être la capacité innée des primates de se diriger, sans préparation antérieure, vers les plantes pouvant leur procurer un soulagement à des symptômes variés, sont troublantes pour les chercheurs (voir le résumé qui suit).

L’explication de ces phénomènes oscille encore entre l’inné et l’acquis, mais peut-être que les œillères des primatologues laissent passer plus de lumière que celle des diététistes. L’avenir nous le dira...

JL


Current evidence for self-medication in primates: A multidisciplinary perspective
Michael A. Huffman *
Primate Research Institute, Kyoto University, Aichi, Japan
email: Michael A. Huffman (huffman@pri.kyoto-u.ac.jp)

Abstract

The study of self-medication in non-human primates sheds new light on the complex interactions of animal, plant and parasite. A variety of non-nutritional plant secondary compounds and nutrient-poor bark is found in the primate diet, but little is yet known about the possible medicinal consequences of their ingestion. Recent studies of the African great apes support a hypothesis in progress that the non-nutritional ingestion of certain plant species aid in the control of parasite infection and provide relief from related gastrointestinal upsets. Detailed behavioral, pharmacological and parasitological investigations of two such behaviors, bitter pith chewing and leaf swallowing, have been conducted on three East African chimpanzee populations, but they are now known to occur widely among all chimpanzee subspecies, as well as bonobos and lowland gorillas. For both bitter pith chewing and leaf swallowing, selection of the same plant species tends to occur among neighboring groups of same ape species. These local cultural traditions of plant selection may be transmitted when females of the same species transfer into non-natal groups. However, selection of the same plant species or species of related plant genera by two sympatric ape species or between regional populations of great ape subspecies strongly suggests a common criteria of medicinal plant selection. This and the intriguing observation that the same medicinal plant is selected by apes and humans with similar illnesses provide insight into the evolution of medicinal behavior in modern humans and the possible nature of self-medication in early hominids. The occurrence of these and other specific self-medicative behaviors, such as fur rubbing and geophagy, in primates and other animal taxa suggest the existence of an underlying mechanism for the recognition and use of plants and soils with common medicinal or functional properties. Yrbk Phys Anthropol 40:171-200, 1997. © 1997 Wiley-Liss, Inc.
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