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 le: 16 Février 2018, 18:53:10 
Démarré par Guy-Claude Burger - Dernier message par Guy-Claude Burger
Notons encore que la nécessité de dépasser l'Ego, et le conditionnement qui s'opère par le plaisir du palais, conduisent à une véritable restructuration psychique. Les voies ésotériques, qui proposent le retour au Soi à travers des techniques de méditation, de lâcher prise ou autres, sont de loin moins efficace. Le plaisir très intense ressenti lors des phases lumineuses, accessibles lorsqu'on dépasse l'Ego pour obéir aux sens, transforme le lâcher prise en habitude. Il en fait peu à peu l'attitude normale, le fonctionnement de base. La répétition au rythme de deux fois une bonne heure par jour accélère singulièrement le processus, et en garantit la profondeur beaucoup mieux qu'une ascèse ou une quête spirituelle.

Voilà l'essentiel de ce que je peux dire aujour'hui sur l'utilisation de l'odorat et du sens du goût dans la régulation nutritionnelle. Les choses ne sont pas aussi simples qu'on se les représente sans les avoir expérimentées. Pratiquer l'instinctothérapie est trop souvent confondu avec le fait de laisser aller ses instincts, présentés par ailleurs comme dégénérés et peu fiables.

La réalité est tout autre : il s'agit d'utiliser ce qui nous reste d'instinct pour assurer une régulation nutritionnelle indispensable à la santé, et impossible par d'autres voies. L'expérience montre que ça marche, à condition de passer par quelques règles, un minimum d'apprentissages, et surtout un changement de position psychique.

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 le: 16 Février 2018, 18:52:27 
Démarré par Guy-Claude Burger - Dernier message par Guy-Claude Burger
L'illusion est encore aggravée par l'effet des désordres physiologique liés à la cuisine : les surcharges et les manques étant à peu près constants et semblables d'un individu à l'autre, chacun ressent des flaveurs à peu près constantes, ce qu'on appelle alors le goût de fraise. Alors qu'il faudrait distinguer fondamentalement au moins deux goûts, l'un correspondant à un besoin et l'autre à une saturation.

À cela s'ajoute le fait que les aliments naturels dont nous disposons ne sont plus sous leur forme originelle : les fruits ont été sélectionnés pour paraître agréables à côté de la nourriture cuite, de sorte que leurs caractéristiques olfactives et gustatives se sont éloignées des données naturelles. Les légumes ont pour la plupart été sélectionnés pour être consommés après cuisson (ou assaisonnement pour la salade), de sorte qu'ils ne sont pas normalement attirants pour les sens à l'état brut. Il faut donc tenir compte de ces dérives liés à des millénaires d'agriculture pour savoir s'équilibrer correctement.

L'organisme a heureusement plus d'un tour dans son sac. Il est capable de s'adapter dans une certaine mesure à des situations non naturelles. L'apprentissage joue un rôle majeur à ce égard, et il est en partie transmis par voie épigénétique. Ce qui en l'occurrence est plutôt fâcheux, car l'apprentissage réalisé dans le cadre culinaire pourrait s'avérer en partie héréditaire, ce qui rendrait les choses d'autant plus difficiles pour les générations suivantes.

À noter que la possibilité d'une certaine adaptation par apprentissage aux flaveurs des aliments dénaturés ne signifie pas que notre métabolisme puisse s'adapter de manière satisfaisante aux structures moléculaires de ces aliments. L'incalculable diversité des molécules produites par les réactions chimiques culinaires exclut d'emblée une adaptation complète de l'arsenal enzymatique (les différentes molécules de Maillard se chiffrent par millions). D'une part par l'effet des grands nombres, qui impliqueraient un temps total d'adaptation incommensurable ; et plus encore du fait que la pression de sélection ne peut pas opérer l'adaptation à un nouveau type de molécules alors que de nombreuses autres molécules ont des effets toxiques équivalents en termes d'affaiblissement de l'organisme.

En effet, pour qu'une sélection puisse s'opérer, il faut que le facteur d'adaptation procure un surcroît de survie notable, et ce n'est pas le cas lorsque de nombreux autres facteurs agissent négativement. Il aurait fallu par exemple, introduire une seule molécule de Maillard, de manière que les individus qui la supportent moins bien se fassent éliminer par la sélection naturelle et que les souches les plus résistantes se reproduisent prioritairement. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé avec l'irruption de la cuisine, sachant qu'une simple recette fait déjà apparaître des nombres énormes de molécules nouvelles.

Un certain apprentissage des sens entre au contraire dans la ligne de ce qui est prévu par la nature. Il a toujours fallu un apprentissage aux données de l'environnement, car la génétique ne prévoit pas tous les détails. Ce qui est nouveau et peut poser problème, c'est l'apprentissage sensoriel d'aliments trop éloignés des aliments primitifs, comme c'est le cas de nos fruits, légumes et autres produits transformés par l'agriculture. On pourrait craindre à priori que les sens soient irrévocablement induits en erreur, et cela représente certainement une difficulté. Seule l'expérience permet de conclure.

Or, parmi les différents critères d'équilibre possibles, on constate systématiquement une excellente régulation de la tendance inflammatoire. Les plaies et autres lésions ne s'entourent plus des signes habituels : rougeur, douleur, tuméfaction, température,  pour autant que l'apprentissage des messages sensoriels se soit effectué dans les conditions adéquates. Sachant à quel point cette tendance s'emballe pour de légères surcharges, on peut en déduire que les sens sont parfaitement capables d'assurer une bonne équilibration nutritionnelle même dans des conditions d'approvisionnement assez éloignées des origines.

Tout est dans la manière d'interroger l'odorat et d'obéir au sens du goût. Il ne s'agit pas simplement de manger ce qui sent bon et qui flatte le palais. Chaque aliment naturel répond à d'autres critères, et l'on ne peut pas appliquer de manière uniforme une notion globale d'attirance ou de répulsion. Une pêche sent par exemple beaucoup plus fort qu'un fruit de la passion, et si l'on attend que le passiflore soit aussi attractif, on ne le mangera jamais ou en tout cas pas en quantité appropriée. La tomate sans ses feuilles a elle aussi une odeur très faible, de même la figue, alors que l'expérience montre que ce sont des aliments importants.

On voit immédiatement qu'un apprentissage des odeurs et saveurs spécifiques est indispensable pour savoir quand et combien manger de tel ou tel aliment. Il faut pour chaque produit découvrir sa gamme de flaveurs possibles, de manière à réagir correctement aux indications des sens. C'est en fait une double échelle (odeurs/saveurs) spécifique à chaque produit qui dont être internalisée. On peut alors immédiatement repérer à quel niveau d'attirance l'organisme se trouve, et choisir ou doser en conséquence.

Le raisin n'a en principe qu'une odeur à peine perceptible, de sorte qu'il est difficile de savoir s'il est utile ou non à l'organisme. Il suffit pourtant de gratter un peu la tige, ou d'en arracher un brin pour percevoir une odeur plus sensible. Mais ce n'est pas une odeur fruitée mirobolante qui va guider le choix. L'expérience montre que l'on sera en phase lumineuse au niveau du goût lorsque la tige distille une odeur très légèrement fleurie, et qu'on sera en phase désagréable lorsqu'on y ressent une composante plutôt herbeuse. De même avec bien d'autres produits. Ces points de repère ne peuvent s'intégrer qu'à force d'expériences répétées.

Il est certain que l'odorat dont nous disposons n'est pas normalement développé, ni en termes de sensibilité, ni en termes de discrimination des odeurs. Mais les deux aspects peuvent largement se rattraper par apprentissage. Encore faut-il faire les exercices appropriés, quotidiennement et pendant assez longtemps. Il faut savoir que le fait de se concentrer sur les sensations olfactives stimule l'apprentissage. On constate cela dans tous les domaines, lorsqu'il s'agit d'apprendre une poésie par coeur, lorsqu'il faut apprendre à jongler, ou à jouer d'un instrument. Et c'est aussi vrai pour la réhabilitation de l'odorat, probablement parce que la concentration favorise la croissance des connexions interneuronales que stimule l'apprentissage.

Il peut paraître étonnant que l'on soit capable de se concentrer sur une sensation comme sur une pensée. C'est pourtant un processus parfaitement naturel. On peut le faire pour toute sensation : auditive, visuelle, mais aussi tactile, thermique, sexuelle, et également olfactive ou gustative. Cela augmente le niveau de perception, donc la sensibilité, mais a aussi une influence positive sur les processus d'apprentissage liés à ces perceptions. La concentration met plus d'énergie psychique en jeu et fait passer les éléments plus profondément en mémoire. L'expérience personnelle que j'en ai faite s'est avérée très concluante : après quelques années d'entraînement, je ressentais déjà de manière précise toutes sortes d'odeurs que les narines normales ne perçoivent pas et que je n'avais jamais remarquées auparavant.

La première précaution à prendre consiste à éliminer les interférences avec le mental. Les représentations intellectuelles des produits et de leurs odeurs nous confinent dans des schémas de perception qui ne sont pas forcément les bons. Une odeur de viande, par exemple, paraîtra détestable à un passionné de végétalisme, alors que si le même végétalien perçoit cette odeur sans savoir qu'il s'agit de viande, elle pourra lui paraître très attirante. On constate de manière générale qu'une odeur est perçue très différemment suivant que l'on sait ou non de quel produit il s'agit. Tout se passe comme si le cerveau projetait sur la sensation olfactive un schéma sensoriel préétabli, qui empêche d'accéder à la perception directe et à sa variabilité.

De telles projections parasitent continuellement les odeurs perçues des aliments et perturbent l'équilibration nutritionnelle. Il faut faire un effort d'a-penser, vider son esprit de toute représentation et de tout préjugé, afin de laisser s'exprimer le ressenti primaire, purement organique. C'est en même temps un excellent exercice au niveau du développement personnel. Cela revient à faire taire l'Ego pour laisser le Moi reprendre sa place naturelle.

Le sens de l'odorat exige en effet une position d'interrogation : "comment va sentir aujourd'hui l'ananas ?" je ne peux ni le savoir à l'avance, ni le décider arbitrairement. Je ne peux que m'interroger et attendre silencieusement la réponse de mes centres olfactifs. L'odorat est sans doute le sens à travers lequel l'archétype de l'interrogation est entré dans la conscience. Il permet déjà à l'animal, qui hume les odeurs ambiantes, de s'informer sur les données de son milieu : où se trouve la nourriture, ai je besoin de l'aliment dont je perçois l'odeur, y a-t-il des prédateurs dans les environs, ou une femelle à féconder ? On a d'ailleurs tendance à pointer le nez vers le haut lorsqu 'on se pose une question.

Le sens du goût fonctionne beaucoup plus sur le mode de l'affirmation : l'aliment que j'ai en bouche est bon, j'ai envie de le manger, j'en suis le propriétaire, je le défends contre mes concurrents, j'en fais ma chose en l'avalant. Ces positionnements s'inversent lorsque la saveur vire au désagréable (ce qui correspond à une position de négation), mais ont cours pendant la majeure partie du temps de mastication et d'ingestion. La gustation est ainsi beaucoup plus proche de l'Ego et de sa volonté de pouvoir - "je sais ce qui est bon et je me l'approprie" et corollairement "je sais ce qui est mauvais et je le rejette" -, alors que l'odorat favorise la position d'interrogation propre à un Moi bien constitué - "je ne sais pas à l'avance", "je ne juge pas à priori", "j'accepte les choses telles qu'elles seront".

Les aliments préparés, délivrant toujours à peu de chose près les mêmes flaveurs, permettent de s'installer dans une position d'affirmation : l'odeur permet sans surprise d'identifier l'aliment, et l'on peut prévoir sans risque la saveur qu'on y trouvera. La confiture aux fraises a l'odeur et le goût de confiture aux fraises (alors que les fraises à l'état naturel ont tantôt des flaveurs affriolantes, tantôt une odeur inintéressante et des saveurs âpres tout à fait rédhibitoires). Il est donc possible, dans le contexte culinaire, de s'installer systématiquement dans une position de savoir-pouvoir, apte à consolider l'Ego.

À l'inverse, pour interroger correctement l'odorat, et être prêt à reconnaître des odeurs que l'on attend pas, il faut se départir de tout Ego. Il faut accepter que l'on est incapable de prévoir l'agrément ou le désagrément, que l'on ne peut pas savoir ce que son propre organisme désire, qu'il faut lui obéir et non lui commander. Qu'il faudra peut-être renoncer au plaisir que l'on voudrait s'accorder, ou reconnaître qu'un aliment classé dans les mauvais puisse s'avérer délectable...  Cela exige une véritable démission de l'Ego, une humilité comme toute forme d'obéissance, un renoncement au savoir, une relativisation du désir. Or, rien n'est plus difficile pour les êtres structurés psychiquement comme nous le sommes, que de lâcher l'Ego.

C'est sans doute là la raison pour laquelle la plupart des instinctos débutants rechignent au bout d'un certain temps à laisser leur narines choisir leurs aliments. C'est tellement plus facile de décider de croquer dans tel fruit ou d'exclure tel autre, avec la conviction qu'il aura la saveur attendue, de substituer au savoir du corps le savoir de l'intellect... Et l'on s'habitue bien vite à ne plus trouver lors des repas les niveaux de saveur naturels, on confond les phases lumineuses avec les phases agréables, on multiplie les aliments pour compenser le manque de plaisir, on se surcharge en permanence, ne reste plus qu'à vilipender l'instinct et la sagesse du corps.

La méthode la plus efficace pour mettre de côté les idées préconçues est celle du bandeau. Sentir les différents produits qu'une autre personne nous passe sous les narines, sans  les voir et sans savoir à l'avance desquels il s'agit, permet de dégager les perceptions spontanées de tout parasitage intellectuel ou affectif. Impossible sans ces conditions de projeter les anciennes préférences, les souvenirs de plaisir ou de dégoût, les préventions diététiques etc. Mais le bandeau est souvent ressenti comme une atteinte au libre arbitre. Il revient d'une certaine manière à renoncer à l'Ego et paraît d'autant plus intolérable.

La diététique est faite de mille savoirs, souvent bien illusoires et toujours à côté des réelles situations individuelles vu qu'elle repose sur des généralisations. Elle est d'une application très difficile au quotidien, car rien n'est plus désagréable que de manger avec en mains une calculette. Mais elle reste une sorte de fleuron de la connaissance. Cela parce qu'elle satisfait pleinement l'Ego : je sais que tel aliment contient tant de ceci et tant de cela, je peux donc décider de le manger, je l'assaisonnerai pour qu'il soit bon, et je suis sûr qu'il me fera du bien. C'est pourquoi elle représente une tentation au même titre que la cuisine, dont elle est la soeur jumelle. Elle valorise la décision intellectuelle, l'illusion du savoir, la supériorité du mental sur l'organique. Bien plus facile que d'obéir à son corps...

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 le: 16 Février 2018, 18:51:42 
Démarré par Guy-Claude Burger - Dernier message par Guy-Claude Burger
Petites précisions concernant l'odorat.

Lorsqu'on dit "odorat", on ne se représente pas ce sens comme le ferait un instincto chevronné. Tout comme celui qui n'aurait jamais vu ni entendu un violon et en trouverait un dans un grenier : il essaiera de frotter les cordes avec l'archet, conclura que c'est une caisse en bois qui émet de désagréables grincements, et laissera le Stradivarius s'empoussiérer avec les autres antiquités.

Pour être capable de jouer correctement d'un instrument, il faut des années d'apprentissage. L'odorat est certes profondément inscrit dans nos gènes, mais il nécessite tout de même un apprentissage conséquent. Quand et comment cet apprentissage devrait-il se réaliser ? Bien sûr dans la petite enfance. Au moment où le nourrisson découvre les différentes odeurs de son environnement et, tout particulièrement, de son environnement alimentaire. Lorsque cet apprentissage doit se faire plus tard, il demande beaucoup plus de temps. Et lorsqu'il a été réalisé dans des conditions trop éloignées de la nature, il faut une technique de réhabilitation savamment organisée.

Au fur et à mesure que le bébé découvre les différents aliments, il fixe dans sa mémoire les relations entre odeurs, saveurs, plaisirs, réplétion, bien-être ou malaise. Je me souviens d'une image éloquente à cet égard : mon père me filmait avec sa caméra d'amateur (chose rare à l'époque) alors qu'on me donnait à six mois une première orange. Je faisais d'abord une grosse grimace, puis après cinq ou six secondes, réclamais impérativement de la main un deuxième quartier. Puis toute l'orange y passait. Cette petite séquence montre qu'il peut y avoir a priori une discrépance entre saveur et plaisir, nécessitant un bref apprentissage : la première saveur astringente, manifestement désagréable, avait fait place à une sensation de satisfaction et de reviens-y. Le cerveau sait intégrer, à cet âge en quelques secondes, les caractéristiques gustatives à l'utilité de l'aliment.

Les processus concernant l'olfaction et la gustation n'ont pu être abordés objectivement par la science, pas plus que par le sens commun. Cela pour deux raisons majeures : dans une société réglée par les standards culinaires, les enfants sont privés des aliments naturels qui ont toujours présidé à l'apprentissage des sens ; plus gravement encore, l'enfant qui reçoit des aliments dénaturés et se trouve dans un état de déséquilibre alimentaire, n'est plus en mesure d'éprouver les sensations naturelles qu'il devrait découvrir avec les aliments non dénaturés.

On ne peut mesurer les conséquences des modifications organoleptiques inhérentes à la cuisine qu'en connaissant une notion encore ignorée par la diététique : l'alliesthésie, c'est-à-dire la capacité du système nerveux central de modifier la perception des signaux sensoriels en fonction des données internes de l'organisme. Des aliments (naturels) qui paraissent repoussants peuvent s'avérer succulents le jour où ils répondent à un besoin, et ceux qui paraissent les plus délectables passer à des flaveurs dissuasives lorsque le besoin disparaît. Même le durian, dont j'avais cru qu'il resterait pour toujours au sommet de la pyramide des saveurs, a perdu son attrait après une "cure" d'une année. La règle vaut pour tous les aliments consommés tels que nous les livre la nature, mais ne fonctionne pas ou seulement de manière très floue avec les aliments cuits, mélangés, salés, assaisonnés, ou simplement inadaptés à nos données génétiques comme c'est le cas du lait animal.

Le bébé qui reçoit des biberons, des bouillies, des bonbons, des fruits mélangés ou autres aliments "améliorés" par un quelconque artifice, développe ses sens dans un contexte très éloigné de la nature. Il fixe dans sa mémoire, en tant que repères, des odeurs et des saveurs artificielles, loin de celles qu'il devrait découvrir avec ses premiers fruits ou autres aliments crus. Il est notamment soumis à un état de surcharge nutritionnelle, vu que ses réactions alliestésiques ne peuvent l'en protéger, et que ses parents, qui ignorent eux-mêmes le phénomène et sont convaincus que l'appétit est un signe de santé, le poussent à manger au-delà de ses besoins réels. Cet état de surcharge chronique fait passer au négatif les flaveurs (odeurs et saveurs) de la plupart des aliments naturels.

L'apprentissage qui en résulte se résume en deux mots : tout ce qui est préparé est délectable et je peux en manger tant que je veux, alors que les produits naturels sont souvent détestables. En d'autre termes, il devient dépendant de l'art culinaire. Il refusera par exemple les pommes et les poires, pour se jeter sur les biscuits et friandises que lui offrira sa grand-mère, convaincue d'agir pour son bien.

Cette dépendance n'est pas seulement sensorielle et psychologique, mais même organique : s'il ne reçoit pas sa dose journalière d'aliments dénaturés, et incapable d'ingérer des quantités suffisantes d'aliments bruts, il ressent automatiquement un manque. Pire encore, s'il consomme un fruit nouveau ou autre produit naturel inhabituel, son organisme peut entreprendre des réactions utiles mais peu agréables, qui le dissuaderont encore davantage de répéter l'expérience. Ses parents s'affoleront d'une colique ou d'une diarrhée, sans comprendre que ce sont des symtômes de détoxination, et lui communiqueront leurs angoisses,  le confortant dans les bouillies et les tartines conventionnelles.

Nous sommes presque tous passés par là et nous retrouvons dans un état paradoxal : le fonctionnement de nos sens olfactif et gustatif n'est pas ce qu'il devrait être, ni notre manière de déchiffrer leurs messages. Il faut un véritable travail sur soi pour ressentir comme évident le fait que tout aliment naturel change constamment d'odeur et de saveur en fonction des besoins du corps. Nous voudrions a priori considérer les flaveurs comme nous pensons les couleurs : la fraise est rouge et elle est toujours rouge, sa saveur doit elle aussi rester constante.

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 le: 05 Février 2018, 15:09:34 
Démarré par Guy-Claude Burger - Dernier message par Guy-Claude Burger
C'est aujourd'hui 4 février la journée mondiale contre le cancer.

Où en est la recherche institutionnelle ? On compte de plus en plus de traitements, mais en même temps de plus en plus de malades. Selon l'OMS, 8,8 millions de morts en 2015, la deuxième cause de mortalité mondiale après les maladies cardiovasculaires. Que penser d'un tel bilan ?

La recherche sur le cancer vise essentiellement les thérapies. Donc celles-ci se multiplient. Elle ne se penche que très peu sur les causes. On prévoit un bond de 70% sur les vingt prochaines années. En France : 400 000 cas diagnostiqués et 150 000 décès pour 2017.

"On sait prévenir. On sait dépister. On sait guérir, de mieux en mieux. On sait comment prendre en charge. Et, au mieux, on fait du surplace dans la lutte contre le cancer", selon Christophe Leroux, délégué à la communication de la Ligue contre le cancer en France, qui fête ses 100 ans cette année. On ne sait donc pas si ça stagne ou si ça empire, malgré les milliards investis depuis des lustres.

L'explosion des cancers, ajoutée à celle des maladies cardiovasculaires, signe l'échec séculaire de la médecine quand au maintien de la santé publique. Ne serait-ce pas le moment de changer de cap ? On accuse officiellement le tabac, la malbouffe, l'alimentation industrielle, la pollution. Mais tout cela reste vague, et les raisonnements souvent biaisés.

Exemple : les statistiques montrent que le cancer frappe plus fréquemment les sujets obèses. On en conclut que l'obésité est un facteur de risque. On nage là en plein sophisme. Ce n'est certainement pas le fait d'être en surpoids qui va faire pousser des tumeurs, mais le surpoids qui est une conséquence d'une alimentation inappropriée qui est elle-même cause d'autres troubles dont le cancer.

Les nutritionnistes et diététiciens en sont toujours à bricoler des recettes et des dosages arrangés pour ménager les habitudes alimentaires de la population -- et les intérêts des industriels. Il y a bien eu quelques recommandations visant à faire manger plus d'aliments sains : "Au moins 5 fruits et légumes par jour" ; "Mange moins gras, moins salé, moins sucré". Mais le public n'a guère entendu ces messages. La gourmandies et les vieilles habitudes refont vite surface.

Peut-être existe-t-il une certaine défiance face à des formules trop superficielles. Il faudrait quelque chose de plus solide et de plus logique pour convaincre la population. Les conseils qui semblent tomber de la lune ou sortir d'un jardin potager n'emporteront jamais une véritable adhésion. Pourquoi 5 fruits et légumes ? Comment moins de graisse, de sel et de sucre, alors que la diététique nous enseigne par ailleurs que ces trois composants sont indispensables, et que de taper dans les protéines pour compenser n'est pas non plus une garantie ?

Le problème ne pourra pas être résolu sans en venir à ce qui constitue le fond de l'instincto : se demander une fois pour toutes à quelle alimentation la génétique humaine est adaptée. Il y a cinquante ans, on osait à peine parler de génome, au risque d'être incompris ou renvoyé à l'université. Mais aujourd'hui, les choses ont changé. La notion de génétique est largement passée dans le public. C'est génétique... dit-on à propos de tout et de rien.

La génétique a d'abord servi de fourre-tout. Vous aviez de mauvaises dents, c'était génétique. Votre belle-mère était acariâtre, c'était génétique. Votre ami Gaston était chauve, c'était génétique. Votre femme prenait du poids, idem. Une mode comme chaque fois que l'on découvre quelque chose, qui n'est pas tout à fait passée. La médecine met encore volontiers sur le compte des gènes des troubles qu'elle ne sait expliquer autrement. Par exemple le rétrécissement des arcades dentaires, le diabète, l'obésité, l'autisme.

Cet engouement pourrait toutefois avoir un revers avantageux : qu'on s'avise de penser que les maladies inexpliquées proviennent de tares génétiques pénalisant l'assimilation des aliments traditionnels. Notre ADN est indigent, il ne sait pas programmer correctement notre métabolisme pour les aliments cuisinés. Un faille dans l'évolution.

Donc de deux choses l'une : ou bien fabriquer des OHGM (pour Organismes Humains Génétiquement Modifiés), qui soient enfin capables de digérer l'acrylamide, le lactose, le DDT et autres molécules présentes dans notre alimentation quotidienne. Ou bien, faut de mieux, changer nos habitudes de table...

On pourrait lancer une pétition sur le web, vu que c'est la mode, et réclamer à grands cris des subventions pour le développement d'OHGM. Il serait temps tout de même d'adapter les humains à leurs menus préférés. Quelques milliards suffiraient sans doute. Ce ne doit pas être très compliqué, certainement pas plus que les OGM de Monsanto, qui sont en train d'envahir la planète. Au lieu de s'occuper de semences, leurs labos pourraient s'occuper de spermatozoïdes, succès garanti. Surtout auprès des féministes femelles, qui n'auraient ainsi plus besoin de mâles.

Trève de (mauvaises) plaisanteries. C'est le désespoir qui me rend sarcastique. Le drame est trop absurde et cruel. La catastrophe sanitaire qui frappe l'humanité est la conséquence directe d'une nourriture dénaturée. Cela pour deux raisons principales : les altérations des odeurs, des saveurs et des consistances déjouent les mécanismes de régulation sensoriels et conduisent à des déséquilibres nutritionnels chroniques ; les altérations des structures moléculaires, sous l'effet des préparations culinaires et de l'action de la chaleur, déjouent les mécanismes enzymatiques et immunologiques, induisant d'une part une intoxination chronique (surpoids, obésité, dépôts de matières anormales, désordres de la calcification etc.), d'autre part des troubles immunitaires, responsables des proliférations microbiennes, des allergies, des maladies autoimmunes et des tolérances immunitaires ouvrant la voie aux cancers.

À quoi s'ajoutent encore les troubles du système nerveux et les altérations comportementales, lourdes de conséquences. Et encore la catastrophe écologiques due à une agriculture privilégiant les cultures de céréales et la production de viande et de lait, qui dévaste la planète. Sans oublier que les molécules dénaturées (c'est maintenant démontré pour les AGE) sont "génotoxiques", c'est-à-dire qu'elles peuvent altérer le génome, et que ces altérations peuvent être héréditaires. En d'autres termes: que l'art culinaire fait dégénérer le patrimoine génétique de notre espèce...

Le bilan est simplement désastreux, cataclysmique, impensable et personne ou presque ne le voit. Ne peut le voir. Chacun a son nez dans sa casserole, est prisonnier de ses dépendances culinaires, illusionné par ses sens. La médecine est certes responsable de n'avoir pas posé les bonnes question, d'avoir caché au monde l'incertitude qui régnait en matière d'alimentation. Aujourd'hui elle a tout en mains pour mettre à jour l'erreur culinaire et ses conséquences gigantesques. Mais elle ne peut le faire qu'en reconnaissant avoir trahi sa mission pendant des décennies, depuis que la notion de génétiques est apparue, et que l'on sait ce que sont les enzymes et les antigènes.

Impossible aveu. Impossible pratique également : le médecin qui dit à son patient de changer d'alimentation, voit celui-ci changer de médecin.

Le problème du cancer n'est que l'une des séquelles de cette impasse, unique dans l'histoire de la vie. Mais profitons de cette journée mondiale du cancer pour méditer sur cette situation sans nom, réfléchir à ce que l'on peut faire pour hâter une prise de conscience. Pour limiter les millions de drames humains, conjugaux, familiaux, existentiels, qui se jouent chaque année simplement par ignorance de quelques lois naturelles de l'alimentation. Et puisse la conjonction de nos énergies favoriser une évolution positive...

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 le: 29 Janvier 2018, 17:41:04 
Démarré par Guy-Claude Burger - Dernier message par Guy-Claude Burger
Un ami me pose la question : Que penser "de la nécessité du feu dans la médecine traditionnelle chinoise ?".

Cela me renvoie à une question plus générale : que penser de la médecine dans le contexte préculinaire ? Plus je multiplie les observations, et plus aussi j'ai de recul sur la pratique d'une alimentation aussi originelle que possible, plus je suis convaincu que la médecine n'avait aucune raison d'être avant l'utilisation du feu pour la cuisine et des artifices transformant les saveurs (crusine).

Lorsque l'organisme n'est pas perturbé par les surcharges et dénaturations moléculaires provenant d'aliments transformés, il sait mieux rétablir son équilibre et son intégrité que ne peuvent le faire tous les artifices médicaux, même prétendus "naturels" dans les médecines douces.

Les médecines ont été inventées et développées justement parce que les fonctions naturelles étaient perturbées par les changements alimentaires. Certaines comme la médecine chinoise nous paraissent très anciennes et donc dignes de foi, et restent sans doute valables dans un contexte culinaire. Mais dans un contexte préculinaire, les techniques qu'elles proposent ont des effets douteux ou négatifs, elles perturbent les mécanismes naturels de guérison même en cas de lésion, et n'ont pas de raison d'être faute de troubles à soigner.

Même lorsqu'un trouble est installé, mieux vaut laisser faire l'organisme à condition expresse de lui apporter les éléments nécessaires et d'obéir strictement à l'instinct dans le choix et le dosage des aliments. Cele n'est possible qu'en utilisant l'odorat, comme le font tous les animaux, parfois sans qu'on sache l'observer (car il n'ont pas besoin de mettre l'aliment sous leurs narines pour en percevoir les odeurs). Toute surcharge ou administration de molécules non originelles peut avoir des effets déterminants, car il s'agit de maintenir un équilibre immunologique évitant tout emballement inflammatoire et toute prolifération microbienne.

À cela s'ajoute encore la confusion archaïque entre maladie utile et maladie vraie : la plupart des troubles traduisent des réactions de l'organisme contre les molécules d'origine culinaire accumulées dans les tissus ou les cellules. Ces réactions sont très généralement programmées dans le temps, notamment lorsqu'elles entrent en symbiose avec des bactéries ou sont programmées par des virus. On voit immédiatement apparaître la grande illusion médicale : quel que soit le traitement (ou son absence), le trouble "guérira" au bout d'un certain temps, et l'artifice médical sera considéré comme efficace. Toutes les médecines se sont construites sur la base de ce quiproquo. Les maladies vraies, elles, sont liées à des troubles dénégératifs, qu'aucun artifice n'enraie sérieusement (hors la suppression de la cause culinaire), la médecine parle de maladies incurables, affaire de tirer son épingle du jeu.

En fait, le feu a ouvert la voie à la médecine, et on retrouve le feu dans la médecine, signe qu'elle fait partie intégrante du référentiel culinaires. J'attends toujours d'observer des cas de troubles ou maladies où une médecine quelconque serait utile en plus de l'instincto. Jusqu'ici, la réponse a toujours été négative, pour autant que la pratique soit suffisamment précise.

Il faut aussi tenir compte de l'effet placebo, qui fausse singulièrement les études de cas, et qui a pu donner aux créateurs des médecines traditionnelles l'impression d'une efficacité qu'elles n'avaient pas. À noter qu'il fait partie intégrante de l'instincto et ne peut en être dissocié, car il est quasiment impossible de nourrir un malade à partir de son odorat et de son goût sans qu'il le sache. On peut au contraire dire que le sentiment de bonne conscience, lié à l'obéissance aux lois naturelles, est un élément psychologique important pouvant  favoriser les fonctions biologiques. Ce sont les observations sur les animaux ou sur les tout jeunes enfants qui permettent d'isoler les effets biologiques.

Je ne parle pas ici de la traumatologie, dont j'admire les progrès techniques. En cas d'accident, il est évident que les méthodes chirurgicales sont incontournables. Leur utilisation en cas de troubles dégénératifs est plus discutable : au lieu de devoir réparer des artères bouchées ou des aortes dégénérées, mieux vaudrait enseigner une pratique alimentaire adaptée aux données génétiques de l'organisme.

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 le: 08 Janvier 2018, 14:05:36 
Démarré par Bertrand Seguy - Dernier message par Guy-Claude Burger
Récemment un ami m'écrivait : "Tous ces crudivores ont des dents dans un état catastrophique, rien que cela démontre qu'on n'est pas adapté à une alimentation crue".

Le raisonnement paraît logique, mais c'est en fait un gros sophisme. L'apparence logique découle de la théorie actuellement admise, selon laquelle la carie dentaire proviendrait d'une attaque de la dentine par des bactéries buccales anormalement multipliées par la consommation exagérée de sucres.

Cette assertion est sans doute vraie, comme l'ont montré de nombreuses études, mais elle est partielle. Elle néglige le fait que des molécules anormales, non dégradables, provenant de la transformation culinaire des aliments, circulent dans le sang et peuvent s'accumuler dans les tissus. La dentine n'étant pas drainée par le système lymphatique, mais nourrie par diffusion à partir du sang qui vient irriguer la racine, peut dès lors accumuler des molécules étrangères, notamment de grosses molécules qui s'y prendront comme des particules dans un filtre.

Le processus se répète jour après jour aussi longtemps que l'on consomme des aliments non originels. Le circuit ne se fait pas directement à partir des aliments présents dans la bouche, mais passe par l'estomac, puis de l'intestin dans le sang jusqu'à la racine dentaire, et de là par diffusion, dans la dentine (celle-ci est constituée d'odontoblastes, cellules vivantes qui ont besoin de nutriments). Ainsi une part des molécules dénaturées (molécules de Maillard, AGE, ALE...) absorbées quotidiennement finissent leur course dans la dentine.

Il est difficile de prouver cette théorie. L'idéal serait de comparer l'état buccodentaire de sujets n'ayant absorbé aucune molécules non originelles avec celui des consommateurs d'aliments dénaturés. Je n'ai jusqu'ici que le cas de mes enfants nés dans le contexte instincto. Mon fils cadet (celui qui a gagné les marathons relatés précédemment, voir https://www.facebook.com/guyclaude.burger/posts/1732654853434808 ) n'a pas la moindre carie à l'âge de 43 ans, alors même qu'il ne s'est pas brossé les dents pendant toute son enfance. Ma fille cadette, une année de plus, n'en a pas non plus. Cela démontre qu'on peut manger 100% cru et avoir des dents sans la moindre carie, du moins dans le cadre instincto qui assure un équilibre nutritionnel naturel.

Il faut donc reconsidérer la théorie classique en tenant compte du fait que la dentine est un terrain miné, peut-être le plus miné de tous les tissus de l'organisme, du fait de l'accumulation irréversible de toxines (effet filtre et absence de drainage). On comprend alors que des bactéries buccales, prévues normalement pour dégrader les déchets d'aliments restant dans la bouche, finissent par attaquer la dentine à travers les micropores ou de petits défauts de l'émail, et prolifèrent anormalement dans les zones de dentine polluées par les molécules étrangères.

Ce tableau est parfaitement compatible avec ce que l'on sait des mécanismes auto-immuns. Des cellules reconnues comme étrangères sont attaquées par le système immunitaire. Le vieillissement prématuré des organes s'explique par le marquage des cellules par des molécules étrangères qui attirent les foudres du système immunitaire. Sachant que les bactéries peuvent être utilisées par l'organisme pour dégrader certaines molécules étrangères, on peut considérer cette théorie comme une théorie auto-immune de la carie dentaire. Les bactéries de la cavité buccale, chargées d'assurer l'hygiène dentaire en détruisant les restes d'aliments, attaquent les molécules étrangères accumulées dans la dentine et détruisent les odontoblastes.

Voilà qui éclaire les points suivants, restés sans explication satisfaisante par l'odontologie classique et les médecines naturelles :
> le fait que les caries se soient multipliées au cours de l'histoire, avec les développements de l'art culinaire, des produits céréaliers et de la consommation de produits laitiers, les principales sources de molécules étrangères;
> le fait que les caries se soient multipliées avec la consommation de sucre, sachant que le glucose se fixe sur les protéines pour former des AGE non métabolisables;
> le fait que le brossage des dents n'ait pas d'effet notable, le mal provenant de l'apport sanguin de molécules non dégradables, et non de processus limités à la cavité buccale;
> le fait que le passage au cru ne suffise pas à réduire les caries dentaires, l'état de pollution de la dentine remontant aux années d'alimentation traditionnelle.
> le fait, mis en évidence dans deux cas, que la carie ne se manifeste pas en l'absence d'aliments dénaturés dans l'alimentation.

L'interprétation de toutes les recherches statistiques effectuées jusqu'ici doit être reprise en tenant compte de l'accumulation de molécules non originelles traversant la barrière intetinale et pouvant aboutir dans la dentine. Les statistiques ne répondent qu'aux questions que l'on pose : si l'on ignore certains facteurs potentiels, les réponses font ressortir des causes secondaires ou font accuser des facteurs concomitants. L'occultation du facteur "molécules non originelles" et de leur accumulation possible dans la dentine induit donc un biais dans les raisonnements proposés jusqu'ici. Toutes les conclusions, certitudes et croyances actuelles doivent être remises en cause.

Pour le plus grand malheur des dentistes du futur...

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 le: 28 Décembre 2017, 20:44:19 
Démarré par noel - Dernier message par François
https://www.leboeufdherbe.fr/ semble-il de la bonne viande.

Merci, intéressant pour ceux qui habitent en France !

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 le: 07 Décembre 2017, 15:45:10 
Démarré par noel - Dernier message par Nicolas
Il y aurait peut-être la possiblité de demander à un producteur de jamon ibérico de bellota avant conservation d'envoyer un cochon (mais je ne l'ai pas expérimenté).

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 le: 07 Décembre 2017, 15:11:15 
Démarré par noel - Dernier message par Nicolas
https://www.leboeufdherbe.fr/ semble-il de la bonne viande.

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 le: 04 Décembre 2017, 23:13:20 
Démarré par Nicolas - Dernier message par Guy-Claude Burger
... Que se passerait-il au niveau de l'organisme d'un régime alimentaire soit entièrement avec du poisson soit avec du poisson et des fruits ?

Un sacré déséquilibre ! Nos ancêtres ne se nourrissaient très certainement pas en appliquant des principes de diététique ou des régimes limitatifs. On peut très bien comprendre ce qui leur serait arrivé en ne mangeant que poisson et fruits : le poisson devient très fade, les fruits trop sucrés ou acides, une sensation de frustration s'installe, et on se sent poussé à chercher d'autres aliments, avec lesquels on retrouvera des phases lumineuses. Mieux vaut disposer de tous les aliments possibles que nous offre la nature et laisser l'odorat et le goût nous guider vers ceux que l'organisme désire... ça s'appelle l'instinctothérapie  Clin d'oeil

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