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 le: 29 Avril 2018, 21:14:05 
Démarré par Guy-Claude Burger - Dernier message par François
Il semble que ça https://www.ted.com/talks/allan_savory_how_to_green_the_world_s_deserts_and_reverse_climate_change soit largement préférable à ce qui est dit dans l'article de l'Obs : "En Europe, il y a un nombre croissant de possibilités d'utilisation (...) de sources de substitution", affirment les scientifiques, qui citent entre autres la culture de viande in vitro, "qui aurait un impact environnemental moindre que le bétail et dont le potentiel doit être examiné."  Triste



 2 
 le: 29 Avril 2018, 00:45:06 
Démarré par Guy-Claude Burger - Dernier message par Guy-Claude Burger
Une autre nouvelle qui peut vous intéresser : vous pouvez trouver dans l'Obs un article qui défend exactement les mêmes éléments que le site www.humanecogenetics.com
Voilà qui fait plaisir : des scientifiques du monde entier arrivent à peu près aux mêmes conclusions que nous et poussent un cri d'alarme : il faut réviser l'alimentation courante si l'on veut sauver la planète ! Il leur manque juste les clés pour faire une révision de fond...
https://www.nouvelobs.com/planete/20180426.OBS5754/trop-de-calories-et-de-viande-c-est-mauvais-pour-nous-mais-aussi-pour-la-planete.html#xtor=EPR-2-[ObsActu17h]-20180426

 3 
 le: 15 Mars 2018, 17:52:30 
Démarré par Bertrand - Dernier message par Guy-Claude Burger
Vous avez raison : c'est une hypothèse de plus à laquelle a conduit l'observation des faits dans le cadre de l'instincto. Les bactéries semblent parfaitement contrôlées, par exemple dans une plaie, lorsque l'alimentation est équilibrée et exempte de molécules non originelles, et il suffit de consommer quelques aliments non originels (lait, pain, etc) pour immédiatement voir proliférer les bactéries. Une hypothèse était que le milieu, dans la plaie, change d'équilibre et que des souches inappropriées de bactéries en profitent pour se multiplier, mais elle tient mal car on ne voit pas de différence suivant qu'on souille la plaie ou qu'on la nettoie ; l'hypothèse alternative était que l'organisme détermine la prolifération de bactéries capables de dégrader les substances parasites en provenance de l'intestin et apportée par le sang jusqu'à la plaie, utilisant ainsi les bactéries pour sa détoxination et particulier pour la détoxination de la zone lésée afin de faciliter la cicatrisation (si le processus dépasse certains seuils, la prolifération peut bien sûr devenir dangereuse).

Comme des organismes intoxinés pendant des années restent parfaitement capables de contrôler cette prolifération bactérienne déjà après quelques jours d'instincto, j'ai privilégié jusqu'à nouvel avis la dernière hypothèse. Également le fait que la cicatrisation soit nettement meilleure sous instincto, cela en l'absence de toute désinfection. Le fait aussi que la flore de la plaque dentaire se rétablisse immédiatement après désinfection, ou celle de l'intestin après une grosse indigestion, plaide aussi dans le sens d'une capacité de l'organisme à contrôler les proliférations bactériennes avec une grande finesse et dans des buts précis.

Par ailleurs, que nous apporte la science dans ce domaine ? Comme vous l'avez constaté, par  grand-chose. L'idée qui prévaut généralement est toujours encore celle de bactéries ennemies de l'organisme, voire plus "malignes" que l'organisme et déterminant ses fonctions. On n'a pas beaucoup évolué depuis Pasteur. Un ami doctorant en médecine m'a toutefois trouvé un rare article faisant état d'un contrôle actif de la muqueuse intestinale sur le microbiote intestinal. Je vous en copie le sommaire ici :

Abstract

The gut microbiota, the largest symbiotic ecosystem with the host, has been shown to play important roles in maintaining intestinal homeostasis. Dysbiosis of the gut microbiome is caused by the imbalance between the commensal and pathogenic microbiomes. The commensal microbiome regulates the maturation of the mucosal immune system, while the pathogenic microbiome causes immunity dysfunction, resulting in disease development. The gut mucosal immune system, which consists of lymph nodes, lamina propria and epithelial cells, constitutes a protective barrier for the integrity of the intestinal tract. The composition of the gut microbiota is under the surveillance of the normal mucosal immune system. Inflammation, which is caused by abnormal immune responses, influences the balance of the gut microbiome, resulting in intestinal diseases. In this review, we briefly outlined the interaction between the gut microbiota and the immune system and provided a reference for future studies.

Lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5408367/

 4 
 le: 12 Mars 2018, 19:22:18 
Démarré par Bertrand - Dernier message par Bertrand
Guy-Claude Burger a écrit sur le fil "Les hommes préhistoriques avaient une bouche plus saine que nous" :

Citation
[...] il ne faut pas oublier la capacité de l'organisme de contrôler les bactéries qu'il utilise pour de multiples tâches (intestin, peau, muqueuses)

Citation
[...] les molécules apportées par la nourriture dénaturée vont déclencher la prolifération (contrôlée par l'organisme) de bactéries qui ne font pas partie de la flore buccale originelle.

Citation
[...] il faut savoir que la flore buccale est beaucoup plus stable que cela, tout simplement parce qu'elle est contrôlée activement par l'organisme.

Une rapide recherche sur internet ne m'a rien révélé sur ce que je considère comme une hypothèse vivement intéressante et qui mérite bien un nouveau fil de discussion à part entière.

Guy-Claude, pouvez-vous nous en dire plus, notamment sur les mécanismes de contrôle des différentes flores ?


 5 
 le: 10 Mars 2018, 23:33:59 
Démarré par Bertrand Seguy - Dernier message par Guy-Claude Burger
Citation
mais il y a aussi nécessairement un flux dans l'autre sens pour éliminer les déchets du métabolisme des odontoblastes ... et n'ont pas de raison de rester piégées.

Malheureusement, ce flux n'emporte que ce qu'il est capable d'emporter, toutes sortes de molécules peuvent lui échapper, exactement comme dans toutes les cellules et tous les tissus. Il  s'agit ici de molécules "non originelles" pour lesquelles l'organisme n'est pas génétiquement programmé. C'est une question de structures moléculaires pas de grosseur de molécules !

Citation
D'autre part, si des bactéries peuvent se frayer un chemin à travers émail et dentine pour atteindre ces molécules, le chemin existe aussi pour ces dernières pour sortir de la dent. Comme une bactérie est beaucoup plus volumineuse qu'une protéine, même ayant réagi avec un sucre, il serait toujours beaucoup plus facile aux molécules non originelles de sortir de la dent qu'aux bactéries d'y pénétrer.

Vous raisonnez en termes de dimensions : faites le même raisonnement avec un ballon de football vs. de la crasse qui s'est accumulée dans votre appartement. S'il y a un fort courant d'air, qu'est-ce qui sortira le plus vite ? Même erreur qu'au paragraphe précédent. Ce sont les reliefs moléculaires qui font que des molécules peuvent se fixer sur toutes sortes de récepteurs et s'accumuler avec le temps, et si rien dans l'organisme n'est prévu pour les reconnaître et les dégrader ou les éliminer elles peuvent stagner la vie durant.

Citation
il faudrait encore que celles-ci (ces batctéries) puissent se nourrir de ces molécules qui rappelons-le n'existent que depuis l'invention de la cuisine. Elles sont d'une très grande diversité, le nombre de réactions possibles entre une protéine et un sucre étant très grand.

C'est justement parce qu'elles sont extraordinairement nombreuses que le cas de figure que je propose a toutes les chances d'être valable pour une part d'entre elles, ce qui suffit pour expliquer que des bactérties "puissent s'en nourrir" - plus exactement, pour que l'organisme ait pu domestiquer des bactéries (comme il le fait pour bien des bactéries du microbiot) afin de dégrader des molécules qui échappent à ses propres mécanismes de dégradation. Les bactéries prises dans leur ensemble sont capables de dégrader des types de molécules beaucoup plus variés qu'un organisme unique ne peut le faire.

C'est pourquoi il est utile, du point de vue de l'évolution, que le corps sache utiliser des bactéries pour faire ces travaux de nettoyage. Tout se passerait bien au niveau des dents si les molécules indésirables n'étaient qu'à l'extérieur de l'émail ou à l'intérieur en toute petite quantité. Mais dès l'instant où elles peuvent s'accumuler à l'intérieur, et sachant que l'émail est un tissu microporeux, les mêmes bactéries, normalement appelées pour faire le ménage en surface au niveau de la dentine, vont provoquer des dégâts. Exactement comme les bactéries qui viennent faire le ménage lorsque des corps étrangers se sont fixés sous la peau peuvent faire des lésions irréversibles lorsque des excès de matières étrangères sont amenés en permanence par le sang (raison pour laquelle il n'y a plus d'infection avec l'instincto).

Citation
Ce n'est pas pour rien que notre organisme n'arrive pas à s'en débarrasser, c'est parce qu'il n'a pas encore inventé l'enzyme qui lui permettrait de la couper en morceaux. Certes, on peut imaginer qu'une bactérie, dont le cycle de vie est beaucoup plus court arrive plus rapidement à inventer cette enzyme. Mais ce n'est pas une seule enzyme qu'il faut inventer, il en faut des quantités astronomiques pour que la bactérie puisse se nourrir des molécules non originelles présentes dans la dentine

Il n'est pas forcément nécessaire qu'une bactérie "invente" une enzyme sur mesure. Les molécules produites par la cuisine sont d'une infinie diversité, mais elles sont certaines analogies, de sorte qu'un bactérie existant depuis des millions d'années peut fort bien disposer d'enzymes permettant de reconnaître et dégrader un type de molécules "inventé" beaucoup plus récemment par un cuisinier. Rien ne dit que cette bactérie doit être capable de s'en nourrir, l'organisme peut très bien utiliser une bactérie pour dégrader partiellement ou évacuer une classe de molécules nocives alors que cette bactérie peut se nourrir à partir d'autres molécules "alimentaires" charriées par le sang.

Citation
la modification de la flore microbienne buccale induite par la cuisson.

Cette modification peut en partie consister justement dans la "domestication" de bactéries nécessaires pour éliminer de nouvelles molécules nocives présentes soit dans la bouche, soit dans la dentine si elles sont échappé à une dégradation normale dans le système d'assimilation et se retrouvent circulantes dans le sang. Les auteurs de cette théorie raisonnent sur un mode passif, comme si la présence dans la bouche de molécules culinaires avait modifié le milieu et modifié le spectre bactérien, alors qu'il ne faut pas oublier la capacité de l'organisme de contrôler les bactéries qu'il utilise pour de multiples tâches (intestin, peau, muqueuses). Ces mécanismes d'adaptation symbiotique peuvent être archaïques, et pourtant fonctionner pour des molécules nouvelles, lorsque certaines similitudes avec les molécules originelles leur permettent de s'adapter rapidement à la situation nouvelle.

Citation
On sait qu'il y a beaucoup plus d'asthme chez les enfants des villes que ceux vivant à la ferme avec un contact proche à la terre et aux animaux.

Ces constatations ne permettent pas de conclure si simplement, car elles ne prennent en compte que cerrtains parmi les facteurs qui peuvent provoquer des allergies (donc l'asthme). Attribuer la réduction de l'asthme à une modification du microbiote due au contact avec la terre est une conclusion hâtive, qui passe à l'as les causes de modifications éventuelles du microbiote, et qui surestiment ses modifications (il est en fait extrêmement stable). Ce n'est pas la modification du microbiote qui provoque l'allergie, mais des facteurs alimentaires qui provoque à la fois des troubles du système immunitaire et des troubles de la flore intestinale.

Citation
Consommation de sucre en hausse, augmentation des bactéries cariogènes, augmentation des caries. C'est l'explication officielle. J'ajoute que la mastication d'aliments cuits, et donc dépourvus de bactéries, élimine les bonnes bactéries collées aux dents et libère la place pour les bactéries cariogènes qui vont pouvoir proliférer en se régalant des résidus de sucre.

Votre explication mécanique est sympathique, mais il faut savoir que la flore buccale est beaucoup plus stable que cela, tout simplement parce qu'elle est contrôlée activement par l'organisme. Croire que le passage d'aliments cuits va éliminer les bonnes bactéries de la plaque dentaire et faire la place à de méchantes bactéries n'a rien à voir avec la réalité, beaucoup plus complexe.

Il faudrait plutôt dire que les molécules apportées par la nourriture dénaturée vont déclencher la prolifération (contrôlée par l'organisme) de bactéries qui ne font pas partie de la flore buccale originelle. Mais justement, je pense que ces bactéries sont mise en jeu par l'organisme pour dégrader ce qu'elles peuvent de molécules dénaturées (et qu'elles vont attaquer les zones de la dentine où se sont accumulées des molécules de même type en excès, au point de creuser des caries lorsque la situation dépasse certains critères - ce qui est de plus en plus fréquent depuis quelques sièles et surtout avec la grande bouffe de l'après-guerre et ses aboutissants actuels).

Votre expérience de brossage interrompu permet difficilement de conclure à l'utilité du brossage : votre état a pu simplement se stabiliser après une période d'instincto, sachant qu'il y a de grosses réactions de détoxination dans les débuts, qui ont justement pu provoquer des accumulations dans la dentine de toxines remises en circulation, processus qui se sont forcément atténués par la suite.  

Il est clair que je n'ai pas non plus assez de cas d'observation d'instincto pratiquée depuis la naissance pour pouvoir tirer des conclusions (le cas de mes enfants est toutefois intéressant étant donné le recul de l'ordre de 40 à 50 ans). C'est pourquoi je présente cette théorie de la carie dentaire comme une nouvelle hypothèse, qui mériterait d'être testée expérimentalement, vu aussi l'échec des méthodes jusqu'ici proposées comme le brossage et les dentifrices bactéricides.

Surtout, elle comble le vide théorique qui règne en la matière : elle permet de raccorder le processus carieux aux processus auto-immuns, conçus dans la perspective générale du rétablissement de l'intégrité de l'organisme, mais causes de dommages lorsque la pollution culinaire dépasse certains critères.
 

 6 
 le: 09 Mars 2018, 23:58:14 
Démarré par Bertrand Seguy - Dernier message par Bertrand
Je ne suis pas vraiment convaincu par cette théorie qui expliquerait les caries par l'accumulation de molécules issues de réactions de Maillard ou autres molécules non originelles dans la dentine, et que des bactéries iraient chercher en traversant émail et dentine, pour s'en nourrir.

Il y a bien un flux d'éléments apportés par le sang via la pulpe dentaire pour apporter nutriments, minéraux et oxygène aux odontoblastes dont le rôle est de construire et renouveler la dentine, mais il y a aussi nécessairement un flux dans l'autre sens pour éliminer les déchets du métabolisme des odontoblastes. Ce ne sont pas que des petites molécules. Lorsqu'un odontoblaste meurt, toutes ses protéines doivent être éliminées. Les molécules non originelles lesquelles sont issues d'une réaction fragment de protéine et sucre ne sont pas plus grosses et n'ont pas de raison de rester piégées.

D'autre part, si des bactéries peuvent se frayer un chemin à travers émail et dentine pour atteindre ces molécules, le chemin existe aussi pour ces dernières pour sortir de la dent. Comme une bactérie est beaucoup plus volumineuse qu'une protéine, même ayant réagi avec un sucre, il serait toujours beaucoup plus facile aux molécules non originelles de sortir de la dent qu'aux bactéries d'y pénétrer.

Enfin, à supposer que des bactéries arrivent bien à conquérir une zone de la la dentine où se sont accumulées des molécules non originelles, il faudrait encore que celles-ci puissent se nourrir de ces molécules qui rappelons-le n'existent que depuis l'invention de la cuisine. Elles sont d'une très grande diversité, le nombre de réactions possibles entre une protéine et un sucre étant très grand. Par exemple, selon Wikipedia, "la titine de souris contient quelque 35 213 résidus d'acides aminés formés de 551 739 atomes". Sachant que la réaction peut se produire un peu n'importe où sur la protéine, on imagine le nombre de molécules de Maillard possibles différentes seulement avec cette protéine, et pour métaboliser chacune de ces nouvelles molécules, il faut une enzyme spécifiquement adaptée à la molécule. Ce n'est pas pour rien que notre organisme n'arrive pas à s'en débarrasser, c'est parce qu'il n'a pas encore inventé l'enzyme qui lui permettrait de la couper en morceaux. Certes, on peut imaginer qu'une bactérie, dont le cycle de vie est beaucoup plus court arrive plus rapidement à inventer cette enzyme. Mais ce n'est pas une seule enzyme qu'il faut inventer, il en faut des quantités astronomiques pour que la bactérie puisse se nourrir des molécules non originelles présentes dans la dentine et qui sont quasiment toutes différentes. La probabilité pour qu'une classe de bactérie ait inventé un nombre suffisant d'enzymes pour lui permettre de se nourrir de ces molécules est bien mince.

Reprenons une partie de votre message :
Voilà qui éclaire les points suivants, restés sans explication satisfaisante par l'odontologie classique et les médecines naturelles :
> le fait que les caries se soient multipliées au cours de l'histoire, avec les développements de l'art culinaire, des produits céréaliers et de la consommation de produits laitiers, les principales sources de molécules étrangères;

L'explication couramment admise est que des bactéries se nourrissent des résidus de sucres laissés sur les dents et produisent un acide qui attaque l'émail et la dentine. La quantité de sucre consommé par l'homme a explosé avec le développement de la culture des céréales.
Il y a une explication complémentaire qui me parait très séduisante et qui est liée à la modification de la flore microbienne buccale induite par la cuisson. Avant la cuisson les hommes se nourrissaient d'aliments crus pas ou peu nettoyés et qui apportaient avec eux une grande diversité de bactéries lesquelles colonisaient la bouche en y formant un écosystème complexe et stable. C'est cette stabilité qui pouvait empêcher la prolifération des bactéries cariogènes après la consommation de fruits sucrés. C'est d'ailleurs de manière plus générale un argument très fort en faveur du crudivorisme. On découvre aujourd'hui l'importance du microbiote intestinal et des conséquences sur la santé d'un microbiote déséquilibré. Un enfant d'aujourd'hui nourri de façon classique avec des aliments cuits ou aseptisés n'est plus en contact avec les bactéries qui seraient nécessaires à l'équilibre de son microbiote. On sait qu'il y a beaucoup plus d'asthme chez les enfants des villes que ceux vivant à la ferme avec un contact proche à la terre et aux animaux. L'instincto, de part la consommation d'aliments non stérilisés, contribue à l'équilibre du microbiote et ce n'est sûrement pas négligeable sur l'amélioration de la santé des pratiquants.

> le fait que les caries se soient multipliées avec la consommation de sucre, sachant que le glucose se fixe sur les protéines pour former des AGE non métabolisables;
Consommation de sucre en hausse, augmentation des bactéries cariogènes, augmentation des caries. C'est l'explication officielle. J'ajoute que la mastication d'aliments cuits, et donc dépourvus de bactéries, élimine les bonnes bactéries collées aux dents et libère la place pour les bactéries cariogènes qui vont pouvoir proliférer en se régalant des résidus de sucre.
> le fait que le brossage des dents n'ait pas d'effet notable, le mal provenant de l'apport sanguin de molécules non dégradables, et non de processus limités à la cavité buccale;
Connaissez-vous des études pour appuyer ces dires ? Mon expérience personnelle est autre. Lorsqu'il y a 29 ans j'ai adopté l'instincto, j'ai été un peu trop confiant, et j'ai négligé le brossage...
Je l'ai regretté. J'ai eu droit à une nette recrudescence de caries. La situation s'est ensuite stabilisée après la reprise du brossage.
> le fait que le passage au cru ne suffise pas à réduire les caries dentaires, l'état de pollution de la dentine remontant aux années d'alimentation traditionnelle.
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Il y a aussi le fait que l'instincto débutant est facilement porté vers la consommation facile de fruits sucrés et que cette consommation n'est pas régulée par leur rareté comme au paléolithique. Je suis à peu près sûr que j'ai déjà consommé bien plus de miel que n'importe quel homme du paléo, lequel devait affronter les abeilles sans équipement. L'équilibre de la flore buccale ne se fait aussi probablement pas en quelques années.
> le fait, mis en évidence dans deux cas, que la carie ne se manifeste pas en l'absence d'aliments dénaturés dans l'alimentation.
Deux cas, ce n'est pas beaucoup. Je peux ajouter que chez mes enfants il y a eu une grosse amélioration par rapport à moi au même âge. Sur trois enfants, il y a eu un certains nombre de caries sur dents de lait mais une seule sur dent définitive pour un seul des enfants.
A propos de vos deux enfants sans carie, je serais curieux de connaître la part approximative des glucides dans leur alimentation ? Sont-ils portés sur le miel, les dattes, les fruits secs sucrés ?




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 le: 04 Mars 2018, 13:03:11 
Démarré par TylerDurden - Dernier message par eric
Bonjour à tous,
Un crudivore de longue date vient de me contacter pour me dire qu'il a deux moutons adultes à vendre.
Les animaux sont élevés à l'herbe, sans complément alimentaire ( pas de céréales ). Ils sont donc à priori peu gras, étant "en ordre" (c'est à dire qu'ils n'ont pas à stocker dans leur corps des molécules non originelles pour eux). Pour résumé: c'est une viande très naturelle.
Si vous avez envie de commander maintenant, c'est possible en l'appelant au 06 73 51 00 12.
Si vous passez chez lui (région entre Toulouse et les Pyrénées), vous aurez un prix plus favorable: 8 euros le kg. Sinon, il prévoit d'envoyer par TNT, et fait payer la viande 10 euros/kg, car cela lui demande plus de travail bien sûr.
Cordialement
Eric

 8 
 le: 04 Mars 2018, 13:01:44 
Démarré par noel - Dernier message par eric
Bonjour à tous,
Un crudivore de longue date vient de me contacter pour me dire qu'il a deux moutons adultes à vendre.
Les animaux sont élevés à l'herbe, sans complément alimentaire ( pas de céréales ). Ils sont donc à priori peu gras, étant "en ordre" (c'est à dire qu'ils n'ont pas à stocker dans leur corps des molécules non originelles pour eux). Pour résumé: c'est une viande très naturelle.
Si vous avez envie de commander maintenant, c'est possible en l'appelant au 06 73 51 00 12.
Si vous passez chez lui (région entre Toulouse et les Pyrénées), vous aurez un prix plus favorable: 8 euros le kg. Sinon, il prévoit d'envoyer par TNT, et fait payer la viande 10 euros/kg, car cela lui demande plus de travail bien sûr.
Cordialement
Eric

 9 
 le: 21 Février 2018, 22:42:19 
Démarré par denisbooks - Dernier message par François
Excellente et intéressante mise au point !

J'ai désactivé le bannissement de Denisbook afin qu'il puisse répondre, au cas il en a envie.

 10 
 le: 21 Février 2018, 00:21:58 
Démarré par Guy-Claude Burger - Dernier message par Guy-Claude Burger
Tout a été dit sur la métapsychanalyse. Certains y ont vu une approche fondamentale des grandes questions de l'amour et de la sexualité. D'autres un discours aberrant conduisant aux pires perversions.

Il me paraît nécessaire de remettre les pendules à l'heure.

L'objet numéro un de la métapsychanalyse consiste à formuler les lois naturelles des comportements amoureux et sexuels propres à l'être humain. Il s'agit à ce titre de faire table rase de toutes les idées, sentences, croyances, tabous, conditionnements et autres parasitages intellectuels ou émotionnels propres à notre éducation et à notre culture, afin de redécouvrir les conduites humaines telles qu'elles sont programmées génétiquement.

Le but est d'éviter les souffrances qui marquent trop souvent les vécus amoureux dans le contexte actuel, et de résoudre les contradictions qui entachent le discours ordinaire sur le sexe. Il ne s'agit pas de fournir un code de comportement, une nouvelle morale, et encore moins un kamasutra de recettes sexuelles. La métapsychanalyse est d'abord une grille de déchiffrage permettant de comprendre les causes profondes des difficultés liées à la vie amoureuse et sexuelle.

Contrairement à la psychanalyse, elle ne vise pas à ramener l'individu à une normalité sociale, en lui faisant admettre que ses pulsions originaires ne sont pas admissibles et qu'il doit y renoncer consciemment. Elle conduit au contraire l'individu à reconnaître ses pulsions naturelles, de manière à mieux comprendre pourquoi leur refoulement peut avoir des conséquences traumatiques. Dans un deuxième temps, elle conduit à remettre en cause les données de la morale et de la culture judéo-chrétiennes et à définir les structures d'une société respectueuse des valeurs fondamentales de la nature humaine.

La métapsychanalyse s'appuie sur un modèle de fonctionnement du psychisme humain intégrant sa dimension métapsychique, réunissant les apports de Freud, de Jung, de Reich, en accord avec les données de l'Antiquité, en particulier les enseignements de Platon et les différentes mythologies. Elle s'appuie sur un postulat fondamental tiré de l'observation, à savoir celui d'un rapport direct entre l'amour, notamment sa dimension physique, et le développement des facultés extrasensorielles. Ce rapport n'apparaît toutefois que lorsque le vécu amoureux respecte certaines règles naturelles, telles que les énonce la "théorie de la métasexualité".

Un deuxième postulat repose sur le rôle des phénomènes extrasensoriels dans ce que toutes les cultures ont appelé la spiritualité. Notre culture matérialiste tend à les occulter, ou au mieux à les ranger sous l'étiquette du paranormal. Toutes les religions ont toujours pris acte d'un rapport direct entre la foi et les miracles. Rétablir les liens naturels entre amour, sexualité, extrasensoriel et spiritualité représente un nouveau paradigme, fondamental du point de vue anthropologique et philosophique comme au niveau des vécus individuels.

On peut relever un parallélisme de structure entre la métapsychanalyse et l'instinctothérapie : dans les deux cas, c'est la juste connaissance des lois naturelles qui permet d'expliquer les conséquences pathologiques de leur violation. En matière d'alimentation, le respect des lois naturelles des appareils sensoriel, métabolique et immunologique permet d'éviter les désordres imputables à l'alimentation traditionnelle. En matière de sexualité, la question est plus délicate, car certaines lois naturelles peuvent se heurter à des considérations morales ou juridiques.

La métapsychanalyse ne peut, en l'état actuel des choses, être invoquée pour cautionner des comportements naturels que dans la mesure où ces comportements ne sont pas contraires à la loi, voire à la morale dominante. La grille de déchiffrage qu'elle propose reste toutefois incontournable pour comprendre l'origine des souffrances, frustrations et traumatismes inhérents au dispositif de sexualité actuellement en vigueur. Le fait de comprendre pourquoi telle frustration est cause d'une souffrance importante, représente en soi déjà une thérapie. Toute douleur psychique est en effet moins prégnante lorsqu'on n'en connaît la cause. Les modifications compotementales qui résultent d'une meilleure représentation des données de la nature humaine, jouent néanmoins un rôle essentiel dans l'accomplissement individuel.

Il est également essentiel de comprendre le pourquoi du devenir actuel de notre société et des impasses dans lesquelles celle-ci s'est engagée, notamment l'impasse écologique. Un troisième postulat, distinguant deux complexes pulsionnels, l'un visant à la reproduction (programme instinctif reproductionnel) et l'autre au développement extrasensoriel (programme instinctif métasexuel), conduit à définir une nouvelle voie d'analyse du fonctionnement psychosexuel et psychosocial : l'analyse transpulsionnelle. Celle-ci se fonde sur la confusion pulsionnelle qui s'opère à l'adolescence entre les pulsions métasexuelles refoulées et les pulsions reproductionnelles, et explique les distorsions qui en résultent au niveau de la structuration psychosexuelle. Ces distorsions expliquent à leur tour, en tant que résultantes des distorsions individuelles, les dérives de la morale et des institutions telles que nous les connaissons.


Pour plus de détails : http://www.culture-nature.eu/article/amour-et-sexualite-mieux-se-comprendre-mieux-se-vivre/

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