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Auteur Fil de discussion: Que penser de "la nécessité du feu dans la médecine traditionnelle chinoise" ?  (Lu 3864 fois)
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Guy-Claude Burger
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« le: 29 Janvier 2018, 17:41:04 »

Un ami me pose la question : Que penser "de la nécessité du feu dans la médecine traditionnelle chinoise ?".

Cela me renvoie à une question plus générale : que penser de la médecine dans le contexte préculinaire ? Plus je multiplie les observations, et plus aussi j'ai de recul sur la pratique d'une alimentation aussi originelle que possible, plus je suis convaincu que la médecine n'avait aucune raison d'être avant l'utilisation du feu pour la cuisine et des artifices transformant les saveurs (crusine).

Lorsque l'organisme n'est pas perturbé par les surcharges et dénaturations moléculaires provenant d'aliments transformés, il sait mieux rétablir son équilibre et son intégrité que ne peuvent le faire tous les artifices médicaux, même prétendus "naturels" dans les médecines douces.

Les médecines ont été inventées et développées justement parce que les fonctions naturelles étaient perturbées par les changements alimentaires. Certaines comme la médecine chinoise nous paraissent très anciennes et donc dignes de foi, et restent sans doute valables dans un contexte culinaire. Mais dans un contexte préculinaire, les techniques qu'elles proposent ont des effets douteux ou négatifs, elles perturbent les mécanismes naturels de guérison même en cas de lésion, et n'ont pas de raison d'être faute de troubles à soigner.

Même lorsqu'un trouble est installé, mieux vaut laisser faire l'organisme à condition expresse de lui apporter les éléments nécessaires et d'obéir strictement à l'instinct dans le choix et le dosage des aliments. Cele n'est possible qu'en utilisant l'odorat, comme le font tous les animaux, parfois sans qu'on sache l'observer (car il n'ont pas besoin de mettre l'aliment sous leurs narines pour en percevoir les odeurs). Toute surcharge ou administration de molécules non originelles peut avoir des effets déterminants, car il s'agit de maintenir un équilibre immunologique évitant tout emballement inflammatoire et toute prolifération microbienne.

À cela s'ajoute encore la confusion archaïque entre maladie utile et maladie vraie : la plupart des troubles traduisent des réactions de l'organisme contre les molécules d'origine culinaire accumulées dans les tissus ou les cellules. Ces réactions sont très généralement programmées dans le temps, notamment lorsqu'elles entrent en symbiose avec des bactéries ou sont programmées par des virus. On voit immédiatement apparaître la grande illusion médicale : quel que soit le traitement (ou son absence), le trouble "guérira" au bout d'un certain temps, et l'artifice médical sera considéré comme efficace. Toutes les médecines se sont construites sur la base de ce quiproquo. Les maladies vraies, elles, sont liées à des troubles dénégératifs, qu'aucun artifice n'enraie sérieusement (hors la suppression de la cause culinaire), la médecine parle de maladies incurables, affaire de tirer son épingle du jeu.

En fait, le feu a ouvert la voie à la médecine, et on retrouve le feu dans la médecine, signe qu'elle fait partie intégrante du référentiel culinaires. J'attends toujours d'observer des cas de troubles ou maladies où une médecine quelconque serait utile en plus de l'instincto. Jusqu'ici, la réponse a toujours été négative, pour autant que la pratique soit suffisamment précise.

Il faut aussi tenir compte de l'effet placebo, qui fausse singulièrement les études de cas, et qui a pu donner aux créateurs des médecines traditionnelles l'impression d'une efficacité qu'elles n'avaient pas. À noter qu'il fait partie intégrante de l'instincto et ne peut en être dissocié, car il est quasiment impossible de nourrir un malade à partir de son odorat et de son goût sans qu'il le sache. On peut au contraire dire que le sentiment de bonne conscience, lié à l'obéissance aux lois naturelles, est un élément psychologique important pouvant  favoriser les fonctions biologiques. Ce sont les observations sur les animaux ou sur les tout jeunes enfants qui permettent d'isoler les effets biologiques.

Je ne parle pas ici de la traumatologie, dont j'admire les progrès techniques. En cas d'accident, il est évident que les méthodes chirurgicales sont incontournables. Leur utilisation en cas de troubles dégénératifs est plus discutable : au lieu de devoir réparer des artères bouchées ou des aortes dégénérées, mieux vaudrait enseigner une pratique alimentaire adaptée aux données génétiques de l'organisme.
« Dernière édition: 01 Février 2018, 14:50:48 par Guy-Claude Burger » Journalisée

marc
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« Répondre #1 le: 30 Août 2019, 14:22:05 »

bonjour je papillonne 1 peu sur le site je redecouvre
permettez moi merci
les perroquets digerent mal certaines plantes toxiques ils ne sont pas medecins c ce qui interppelle
ils mangent de l argile apres ce repas toxique
comment savent ils puisqu ils ont  l âge d 1 enfant de 5 ans
certains singes pareil du charbon
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Guy-Claude Burger
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« Répondre #2 le: 30 Août 2019, 14:52:50 »

Il faut d'abord examiner le protocole d'observation qui a permis d'affirmer que les perroquets mangent des plantes toxiques.

1°) Comment savoir si une plante est toxique pour l'individu qui la consomme ? Tout dépend des doses, des besoins et du potentiel de détoxication. Toute plante est toxique si l'on dépasse certaines limites, elle peut être nuisible dans certains cas, utile dans d'autres. C'est donc la notion même de toxicité qui doit être remise en cause.

2°) Si des perroquets vont consommer une plante, ils le font nécessairement en fonction de leur instinct. Or, la logique même des loi de l'évolution garantit que l'instinct ne la fera consommer que si elle est utile. L'observateur humain, en revanche, ignorant le fonctionnement de l'instinct alimentaire, s'imagine que le perroquet s'intoxique par accident et qu'il devra recourir à une thérapie pour compenser. C'est là une pure projection de l'imbécillité humaine sur la sagesse animale.

3°) Le même observateur conclut que le perroquet va manger de l'argile pour atténuer les effets de la présumée intoxication. On peut voir les choses autrement : ces perroquets ont pu avoir instinctivement une attraction vers la plante toxique qui tenait compte de la consommation possible d'argile par la suite. Il est bien possible que la zoo-pharmacologie va jusque-là : amener l'animal à consommer une plante potentiellement toxique pour stimuler certaines fonctions ou les rendre possible, quitte à favoriser ou limiter la réaction avec la consommation d'argile par la suite.

4°) Des perroquets qu'un observateur peut facilement observer vivent dans un périmètre où interviennent aussi des humains. Ils ont donc pu trouver dans cet environnement des produits dénaturés, par exemple des graines séchées à haute température, des restes de repas cuisiné, ou n'importe quel produit qui aura déjoué leurs mécanismes instinctifs et occasionné des troubles métaboliques ou immunitaires contre lesquels ils ont instinctivement recouru exceptionnellement à des plantes médicamenteuses pour freiner les symptôme et à l'argile pour faciliter la détoxination.

On redécouvre là ce que j'avais appelé la "phytothérapie instinctive", l'odorat permettant d'identifier parmi toute une gamme de plantes celles qui peuvent parfois aider à sortir de l'intoxination culinaire. Mais il ne faut pas s'imaginer que la nature aurait prévu tous les types de molécules dénaturées sortant de la toque blanche, ces processus ne fonctionnent que dans certains cas particuliers. Le raisonnement concluant qu'on pourrait manger n'importe quoi et trouver ensuite dans la nature de quoi effacer la pollution encourue par l'organisme serait un joli sophisme.
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denisbooks
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« Répondre #3 le: 30 Septembre 2019, 18:16:35 »

 Je n'ai pas entendu parler de " la nécessité du feu dans la médecine chinoise"  mais la nécessité du feu dans la cuisine chinoise est bien documentée. Les chinois ont ceci de particulier que leur culture (et leur langue)  les pousse à établir une relation d'équivalence entre crudivorisme et  barbarie. De fait il est amusant de constater l'extrème contraste, de ce point de vue, entre la culture chinoise et la culture japonaise, en dépit du fait que les japonais sont,  anthropologiquement parlant,  composés de peuplades originaires de Chine. 

On notera que la Chine n'a pas toujours été "anti-cru"  puisque les textes conservés  des premiers maîtres du taoïsme vantent de manière explicite les mérites d'un régime crudivore......

Ceci étant dit,  il serait stupide de jeter la médecine chinoise par dessus bord au motif qu'elle ne partage aucune prémisse avec l'instinctothérapie  ( si ce n'est une philosophie médicale empreinte de vitalisme....)
Si tout ce qui est "matériel" est aussi "énergie" ,  la conséquence logique est qu'il doit être possible de prendre le problème de la guérison par (au moins )  deux bouts différents. 
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"C'est seulement de manière polémique que la réalité s'offre à la connaissance". Adorno
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