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Auteur Fil de discussion: Art culinaire et combinaisons alimentaires. Quelques réflexions.  (Lu 8516 fois)
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corbe
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« le: 29 Octobre 2009, 18:17:52 »

Je pratique le plus souvent les combinaisons alimentaires selon Shelton (alimentation dissociée), et j'ai pu en constater la validité.
Mais en comparant ces combinaisons avec les pratiques culinaires conventionnelles on ne peut qu'être surpris : souvent c'est la pire combinaison ou enchaînement qui a été retenu par la tradition !
Pourquoi ?  Huh

Comme je n'ai pas encore eue l'envie suffisante d'arrêter les céréales (sans gluten), j'ai pu faire cette constatation toute simple : les céréales cuites, avec un assaisonnement minimal suffisamment appétant (huile de qualité, une herbe aromatique et un soupçon de sel par exemple) sont profondément addictives et n'ont aucun arrêt instinctif. Je voulais bien le croire d'un point de vue théorique, mais en prendre la mesure en pratique est impressionnant. J'ai réussi à ingurgiter des quantités astronomiques de céréales, sans que mon estomac renâcle plus que cela... sur le moment ! Car la suite est une autre histoire. Reflux acide, et je vous passe les détails de la suite du transit, bref : indigestion. C'est  tristement reproductible avec toutes les céréales (le plus souvent complètes) que j'ai testé...

D'où quelques problèmes d'ajustement au début avec les combinaisons alimentaires faisant intervenir du cuit : dès qu'un repas peut se faire sans contrainte de temps ni de quantité accessible... la surconsommation de céréales (et dérivés : pains, etc.) est inévitable !

J'en ai déduit cette conclusion amusante : face à ce problème, l'art culinaire à trouvé la parade pour rassasier les estomacs : les combinaisons indigestes !

Ce qui « cale » l'estomac dans les repas cuits seraient uniquement le mécanisme d'arrêt d'urgence, interprété comme de la satiété par nos habitudes culinaires : l'estomac qui crie « stop ! N'en jetez plus, ça devient n'importe quoi là, ce que je reçois, sinon moi et mon collègue l'intestin on ne va plus pouvoir digérer ! ». C'est une satiété « pathologique », à la différence d'un satiété plus « saine », que l'organisme sait induire plus tôt pour les aliments crus sous leur forme originelle.

Bien que les aliments soient cuits dans les deux cas, il semble que l'estomac réagisse à des combinaisons indigestes en envoyant plus rapidement un signal d'alarme de satiété, alors que les combinaisons « optimales » comportant des aliments cuits leurrent complètement l'organisme.

Exemples :
 - Le mélange classique d'amidons (céréales, féculents) et de protéines animales. Il a le double « avantage » de  permettre de se contenter d'une petite portion d'aliment animal (alors que l'instinct en appellerait peut-être plus), et de limiter l'appétit de céréales en surchargeant de travail l'estomac.

 - Les acides (tomates, vinaigre de l'entrée) qui empêchent le début de la digestion des amidons dans l'estomac. L'effet secret de la sauce tomate ! L'estomac s'inquiète et s'arrête plus tôt.

 - Le mélange légumineuses-céréales, soit-disant pour la complémentarité des acides aminés... tu parles ! Il a dû être retenu par la tradition en grande partie à cause de sa difficulté de digestion qui donne un signal de satiété « artificiel » beaucoup moins tardif que pour les céréales seules.

 - La cerise sur le gâteau : le fruit en fin de repas, dont non seulement l'eau va diluer les sucs digestifs mais le sucre agréablement fermenter. Rien de tel pour déclencher les mécanismes d'alerte de l'estomac. Les autres desserts sucrés sont moins efficaces à provoquer un arrêt, à moins d'être suffisamment aqueux.

 - Les produits laitiers n'ont quasiment aucune combinaison favorable, donc leur addition est très pratique également pour saturer l'estomac, en plus de la satiété justifiée que doit procurer leurs graisses.

etc.


Pris à son propre piège, l'art culinaire est obligé de corriger un mal par un autre mal, et nous empêtre encore plus. Car même s'il a réussi à créer des signaux d'arrêt artificiels en utilisant les mécanismes d'arrêt d'urgence de l'estomac, ces alertes viennent encore certainement trop tard du fait de la cuisson, mais surtout elle sont répétés à chaque repas ! Quoi de mieux pour épuiser le système digestif, et puis progressivement tout l'organisme ?
Pas étonnant que le résultat soit parfois catastrophique pour les personnes les plus sensibles.
En quelque sorte, l'art culinaire pousse le corps dans ses limites à chaque repas, à moins d'un effort constant de modération.

Le cuisson ressemble bien à une malédiction, revers imprévu de notre connaissance du feu. Clin d'oeil


Pierre-Eric

 
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"La nature n'a besoin d'aucun remède – elle ne demande que l'opportunité d'exercer sa propre prérogative d'auto-guérison." J. H. Tilden
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