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Sylvain
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« Répondre #15 le: 08 Septembre 2011, 18:39:44 »

Merci, c'est important pour moi de traduire des articles de première importance : des gens en France savent lire l'anglais, mais sont fainéants. Et je ne parle pas de la population cultivée (un peu geek) ou à l'aise en anglais et qui fait l'effort de lire à la source.

edit : qu'on ne surinterprète pas, je ne fais pas dans l'élitisme c'est juste que je sais ce que c'est de ne pas lire des articles en anglais alors qu'on baragouine suffisamment (à l'écrit) la langue  Grimaçant
« Dernière édition: 08 Septembre 2011, 19:09:26 par Sylvain » Journalisée

Mon blog Clair Et Lipide : http://clairetlipide.wordpress.com
François
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« Répondre #16 le: 16 Novembre 2011, 06:19:38 »

Citation

Chaque année de grandes mobilisations médiatiques sollicitent notre générosité en faveur de la recherche médicale. Pour quel résultat ? Certes la recherche avance, mais dans quelle direction ? Je ne m’étais jamais posé la question jusqu’à ce que je découvre les propos du professeur Luc Montagnier, celui-là même qui découvrit le virus du sida en 1983, propos qu’il tient depuis de plusieurs années et dont aucun média ne s’est jamais fait l’écho.

Ce que dit le professeur Luc Montagnier ? Tout simplement que l’on peut se débarrasser du sida « en quelques semaines », en renforçant son système immunitaire par une alimentation riche en anti-oxydants. Alors que tous les grands médias ont récemment fait leur une sur la guérison d’un malade du sida grâce à un protocole thérapeutique complexe et difficilement généralisable, aucun d’entre eux n’a jamais relayé les propos tenus par celui qui est aujourd’hui président de la Fondation mondiale pour la recherche et la prévention du sida à l’Unesco. Un comble !

Car, contrairement à ce que l’on croit, ou plutôt nous laisse croire, le sida ne serait pas une maladie fatale, incurable, mais une maladie presque bénigne dont on peut se défaire aussi facilement qu’on l’attrape. « On peut être exposé au VIH plusieurs fois sans être infecté de manière chronique. Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines » dit en substance le professeur Montagnier. Que de tels propos, répétés et assumés depuis plusieurs années par un des plus grands spécialistes mondiaux du sida, restent sans écho, c’est hallucinant !

Ce n’est certes pas la première fois que des voix se font entendre, ou tentent de le faire, pour dire que la recherche ne s’oriente peut-être pas dans la bonne direction. Elles viennent souvent de malades qui ont vu leur pathologie régresser suite à l’adoption d’une alimentation moins artificielle, plus proche de celle de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs (voici deux cas significatifs : témoignage Alzheimer, témoignage sclérose en plaque). Mais c’est la première fois qu’un scientifique de renommée mondiale, faisant autorité dans le domaine médical, reconnaît clairement et sans ambiguïté la responsabilité de l’alimentation dans la genèse des maladies et plus particulièrement du sida.

Et personne n’en parle ! Des milliers de gens continuent de souffrir de cette maladie terrible, même chez nous en France, alors qu’il suffirait qu’ils améliorent leur alimentation pour s’en sortir. Pourquoi lors de ces grandes messes médiatiques ne parle-t-on que de recherche pour la mise au point d’un vaccin ou d’un médicament ? Pourquoi ne profite-t-on pas de ces moments de générosité pour faire de la pédagogie ? Pourquoi n’explique-t-on pas à cette occasion ce qu’est le stress oxydatif, comment il affaiblit les défenses immunitaires et en quoi il est lié à l’alimentation, plutôt que de nous servir des séquences émotions ? Quand on pense à tous ces bénévoles, toutes ces associations, toutes ces collectivités qui se mobilisent persuadés que la recherche fait le maximum alors qu’elle s’enferre dans une impasse et néglige d’autres voies certainement plus prometteuses qui peuvent soulager rapidement et sans effets secondaires ! Mais de qui se moque-t-on ?

La suite ici.

La video
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François
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« Répondre #17 le: 07 Décembre 2011, 10:02:46 »

Moyenne du salaire mensuel des 10 plus hauts dirigeants de l’Association Française contre les Myopathies : 7578 € bruts.
Source : Marc Reidiboym, « Donateurs, si vous saviez… », Éditions Bertrand Gobin, 2009
« Dernière édition: 07 Décembre 2011, 11:11:04 par François » Journalisée
François
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« Répondre #18 le: 07 Décembre 2011, 10:04:29 »

NB : les images (en l’occurrence scans des pages de couverture et 94-95 du livre sus-mentionné) ne sont malheureusement accessibles qu'aux membres connectés avec leur pseudo et leur mot de passe.

Et voici quelques liens communiqués par notre membre Francine pour des articles qui dénoncent le Téléthon :
http://www.voici.fr/news-people/actu-people/pierre-berge-violente-critique-du-telethon-328811
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/12/qui-pour-critiquer-le-t%C3%A9l%C3%A9thon-cette-ann%C3%A9e-.html
http://www.zenit.org/article-29648?l=french
http://jacques.testart.free.fr/index.php?post/texte746
http://www.alterinfo.net/La-grande-escroquerie-du-Telethon-Le-professeur-Testard-denonce-une-mystification_a26750.html
http://cousins-cinephiles.blogspot.com/2009/06/la-belle-verte-en-dvd.html

et pour ceux qui n'auraient pas vu la version intégrale (non censurée par des mystérieux "pro-Téléthon") du film la Belle Verte, la voici enfin ! :
http://www.videofinder.pl/video/dailymotion,xb8gck/la-belle-verte-extrait-t-l-thon.html
« Dernière édition: 08 Décembre 2011, 15:35:55 par François » Journalisée
François
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« Répondre #19 le: 30 Septembre 2012, 12:43:33 »

Excellent article sur Jared Diamond dans « Le Monde ».
L'homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond

Extrait :
« Il n'y a que lui pour vous expliquer que l'agriculture, dès son apparition, n'a pas eu que des conséquences favorables : "Des études paléo-alimentaires montrent que les chasseurs-cueilleurs d'avant l'agriculture étaient en meilleure santé et mieux nourris que les cultivateurs. Leur régime était plus varié en protéines et en vitamines, ils disposaient de plus de temps libre et ils dormaient beaucoup." Du reste, les populations se méfiaient de l'agriculture. Elle n'a été que lentement adoptée en Europe (un kilomètre par an) comme aux Etats-Unis (les Amérindiens de Californie s'y refusèrent jusqu'au XIXe siècle). Elle est synonyme, dès le début, de mauvaise nutrition, d'épidémies et de maladies parasitaires, du fait de la promiscuité et des eaux rejetées.
 
Ajoutons que l'agriculture a fait naître une stratification sociale entre la masse des paysans en mauvaise santé, où les femmes s'épuisent à enfanter et besogner (les lésions sur les squelettes et les momies l'attestent), et une élite peu productive qui gouverne (fonctionnaires, commerçants, princes, prêtres, chefs de guerre). »

Autre article à lire absolument : La face sombre du blé – Nouvelles perspectives sur la cœliaquie et l’intolérance au blé


« Dernière édition: 26 Septembre 2017, 10:23:02 par François » Journalisée
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« Répondre #20 le: 22 Juin 2017, 22:15:12 »

No Detectable Risk From Mercury In Seafood, Study Shows
Citation
An exhaustive study of 643 children from before birth to 9 years of age shows no detectable risk from the low levels of mercury their mothers were exposed to from eating ocean seafood, according to a study in the May 16 issue of The Lancet.
« Dernière édition: 26 Septembre 2017, 10:26:32 par François » Journalisée
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« Répondre #21 le: 15 Septembre 2017, 09:09:34 »

Effect of Gliadin on Permeability of Intestinal Biopsy Explants from Celiac Disease Patients and Patients with Non-Celiac Gluten Sensitivity
Citation
Conclusions
This study demonstrates that gliadin exposure induces an increase in intestinal permeability in all individuals, regardless of whether or not they have celiac disease. The results of this study suggest that gluten exposure leads to altered barrier function in both ACD and GS, resulting in an exaggerated increase in intestinal permeability when compared to RCD. The intestinal mucosal secretion of IL-10 from the basolateral surface seen in NC subjects in this study was not observed in those with RCD or GS. Specific laboratory markers for GS are still necessary to allow for a more objective definition of GS and further research into GS disorders would benefit from double-blind, placebo-controlled studies.

Un article en français basé sur sur celui ci-dessus :
Faut-il supprimer le gluten quand on est bien-portant ?
Citation
C’est un travail qui vient d’être publié. Il est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de l’hôpital général du Massachusetts, de l’université John Hopkins et de l’université médicale du Maryland (Etats-Unis).
Les chercheurs ont testé l’effet de la consommation de gluten sur 3 groupes de personnes : un groupe de malades cœliaques, un groupe de malades hypersensibles et un groupe en pleine santé. Résultat : dans tous les cas la consommation de blé augmente fortement la perméabilité intestinale en perturbant une hormone intestinale appelée « zonuline ». Et les conséquences de cette perturbation sont terribles.
Non seulement notre intestin souffre et peine à assimiler les nutriments, mais il peut laisser passer dans le flux sanguin certaines protéines qui vont agir dans notre organisme à la façon d’authentiques petits terroristes, déclenchant des maladies auto-immunes et augmentant le risque de cancer.
Parmi ces protéines, les plus connues sont les prolamines et les gluténines. Elles forment une bande organisée terrorisant les populations. Elles sont devenues célèbres dans le grand public sous le nom de « gluten ».
Le gluten est en effet un mélange de prolamines et de gluténines. Ce n’est pas une matière en soi.
Longtemps minimisés par les autorités sanitaires, les dangers du gluten sont aujourd’hui de plus en plus reconnus.
Car nous sommes beaucoup plus nombreux à souffrir d’une hypersensibilité au gluten, qui se manifeste par des symptômes diffus allant de la diarrhée aux ballonnements, à la dépression et aux douleurs articulaires, jusqu’à toutes les formes de maladies.
D’où les effets étonnants d’un régime sans gluten, qui peut non seulement résoudre les problèmes de digestion, mais aussi donner meilleur moral, plus d’énergie, moins de sensibilité aux infections.
« Dernière édition: 17 Septembre 2017, 13:02:58 par François » Journalisée
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« Répondre #22 le: 25 Septembre 2017, 18:28:29 »

Merci pour ces articles intéressants. Je viens d'envoyer le dernier à mon neveu, grand consommateur de blé mais qui projette de fabriquer lui-même son pain... à l'épeautre pour... éviter le blé. Il va être déçu !

Certains liens sont morts.
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« Répondre #23 le: 26 Septembre 2017, 10:29:20 »

J'ai mis à jour ceux de ce post.
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« Répondre #24 le: 26 Septembre 2017, 17:42:58 »

Merci.
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« Répondre #25 le: 26 Octobre 2017, 07:43:57 »

Non, les hommes n’ont pas toujours fait la guerre
Citation
Ainsi, la « sauvagerie » des préhistoriques ne serait qu’un mythe forgé au cours de la seconde moitié du XIXe siècle pour renforcer le concept de « civilisation » et le discours sur les progrès accomplis depuis les origines. A la vision misérabiliste des « aubes cruelles » succède aujourd’hui — en particulier avec le développement du relativisme culturel — celle, tout aussi mythique, d’un « âge d’or ». La réalité de la vie de nos ancêtres se situe probablement quelque part entre les deux. Comme le montrent les données archéologiques, la compassion et l’entraide, ainsi que la coopération et la solidarité, plus que la compétition et l’agressivité, ont probablement été des facteurs-clés dans la réussite évolutive de notre espèce.

Marylène Patou-Mathis
Directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), département préhistoire du Muséum national d’histoire naturelle (Paris).

L’effondrement de notre civilisation est une bonne chose

Citation
Pour faire simple, la civilisation [1] désigne les cultures humaines urbaines, très hiérarchiques, organisées grâce à une forme d’État, et dont l’alimentation dépend de l’agriculture [2] (à grande échelle, façon monoculture, par opposition, entre autres, à la petite horticulture parfois pratiquée par des peuples de chasseurs-cueilleurs).

Durant plus de 95 % de la durée d’existence de l’espèce humaine, ses membres ont vécu en petits groupes de chasseurs-cueilleurs. Sans anéantir le paysage planétaire, sans le submerger de millions de tonnes de plastique et de produits chimiques cancérigènes, et sans saturer son atmosphère de gaz toxiques. Leur histoire (arrogamment qualifiée de préhistoire) n’était ni infectée, ni rythmée par la guerre [3] . Leur mode de vie ne requérait pas ce qui, d’après Lewis Mumford (historien et sociologue états-unien), caractérisera par la suite le fonctionnement de toutes les civilisations : « La centra­li­sa­tion du pouvoir poli­tique, la sépa­ra­tion des classes, la divi­sion du travail (pour la vie), la méca­ni­sa­tion de la produc­tion, l’ex­pan­sion du pouvoir mili­taire, l’ex­ploi­ta­tion écono­mique des faibles, l’in­tro­duc­tion univer­selle de l’es­cla­vage et du travail imposés pour raisons indus­trielles et mili­taires. » [4]

Il y a quelques milliers d’années, en Mésopotamie, les premières villes se développèrent. Les forêts furent rasées, la terre surexploitée, et aujourd’hui, du « croissant fertile », il ne reste qu’un désert infertile.

Et si le problème, c'était la civilisation ? par le même auteur, Nicolas Casaux.
« Dernière édition: 26 Octobre 2017, 08:28:29 par François » Journalisée
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« Répondre #26 le: 26 Octobre 2017, 12:58:04 »

Il est certain que la civilisation, ou plus exactement la forme de civilisation qui est la nôtre est cause de bien des malheurs. Bravo à ceux qui osent le dénoncer.

Le principal reste pourtant d'expliquer pourquoi la civilisation a évolué comme elle l'a fait. Il serait un peu facile de porter plainte contre X et d'accuser des volontés délibérées qui auraient visé à enfermer les peuples dans une forme d'exploitation ou une autre. Le complotisme a ses limites, même s'il existe dans certains cas. Les forces auxquelles on se heurte lorsqu'on veut infléchir le destin des grands nombres sont telles que quelques particuliers ne peuvent pas agir arbitrairement. Les grands révolutionnaires ont toujours été plus les instruments que les faiseurs de l'histoire.

Quelques facteurs manquent aujourd'hui aux archéologues et aux historiens pour comprendre l'évolution dont nous sommes le point d'aboutissement. Vous l'avez deviné : il s'agit des changements d'alimentation survenus depuis le néolithique et de leurs conséquences multiples. Il y a d'abord les effets agro-économiques d'une nouvelle agriculture appelée à répondre aux nouveaux besoins. Il a fallu abattre des surfaces de forêt de plus en plus importantes pour cultiver les tubercules et surtout les céréales, ou pour créer des pâturages répondant à la consommation du lait et de la viande. Les cultivateurs, contrairement aux nomades, ont dû protéger leurs récoltes et former des agglomérations de plus en plus importantes. Ainsi se seraient installés le sens de la propriété, et la tentation du pillage, débouchant sur le développement des armes et la généralisation de la guerre. De la convivialité des premiers villages, on est passé à l'anonymat des grandes villes, avec leurs conséquences en termes de consommation, de promiscuité et de pollution, mais aussi de politique et de créativité artistique.

À la clé de cette évolution, on trouve effectivement le passage du cru au cuit. Sans cuisson ni préparation des aliments, jamais la consommation des céréales et de la viande ne se serait imposée comme elle l'a fait au cours des derniers millénaires, sans l'art de la fromagerie, l'usage du lait serait resté marginal. Mais d'autres mécanismes sont venus compliquer le processus de civilisation : l'action des nouveaux aliments sur le fonctionnement psychique.

Il n'y a eu, à ma connaissance, qu'un seul article scientifique pour dénoncer cette influence physiopsychologique du changement d'alimentation sur le processus d'urbanisation. Deux chercheurs australiens ont cherché son origine dans une modification du fonctionnement cérébrale sous l'effet du gluten, les protéines des céréales et tout particulièrement du blé, et des exorphines du lait. Les individus auraient eu un besoin accru de se sentir protégés et de se regrouper.

Lors de leurs recherches, ces chercheurs ne semblent pas avoir eu connaissance de la notion d'automatismes mentaux, c'est-à-dire d'auto-excitation de certaines zones cérébrales qui s'autonomisent et imposent des pensées étrangères au moi normal. Les changements psychologiques que j'ai pu observer lors du passage à l'instincto ont rapidement, déjà dans les années 60, attiré mon attention sur l'action excitatrice de l'alimentation conventionnelle. Les tendances obsessionnelles poussant à se faire du souci pour des questions sans grande importance, l'excitation sexuelle conduisant au besoin d'exonération chez l'homme, la difficulté de contrôler des pensées négatives avaient fait place en quelques semaines à un état de sérénité remarquable.

En bon électronicien, j'ai alors imagé le phénomène sous forme de circuit à feed-back positif, comme c'est le cas dans l'effet Larsen : lorsqu'on pousse l'amplification trop loin, le signal émis par le haut-parleur excite le microphone, qui l'amplifie encore une fois de sorte que le processus s'emballe et que l' installation de sonorisation se met à hurler et on dit, dans le jargon du métier, qu'elle accroche. Un même phénomène est en effet possible dans le cerveau, sachant que les circuits neuronaux présentent de nombreuses rétroactions. Une excitabilité excessive des neurones pourra de toute évidence entraîner des situations d'auto-excitation que j'ai nommées "accrochage".

Voilà qui expliquait ce que nous observions régulièrement : lorsque les premiers instinctos de l'époque faisaient des exceptions, ils changeaient manifestement de personnalité, comme s'il étaient possédés par des forces incontrôlables, auxquelles ils s'identifiaient complètement. Il est en effet très difficile de s'apercevoir qu'on "accroche" : cela se remarque à un mauvais sommeil, des rêves désordonnés, une montée de l'impatience et de l’irritabilité, parfois des colères ou des fourires irrépressibles, mais aussi à des angoisses et un besoin de sécurisation accrus, une plus grande tendance au sentiment d'abandon et à la recherche de protection, sans compter un besoin de réalisation sexuelle plus mécanique et obsédant.

Les automatismes mentaux font partie intégrante de la schizophrénie. Le schizophrène est en effet partagé entre des pensées et des envies contradictoires qui provoquent ce que l'on appelle le morcellement. On peut donc dire sans risque de se tromper que la cuisine a fait croître le niveau général de la tendance schizoïde. Notre civilisation culinaire tient donc plus d'un processus psychopathologique à grande échelle que d'un phénomène naturel. Il n'y a dès lors plus à s'étonner qu'elle soit pétrie de contradictions internes, d'angoisses et de haines poussant les individus à se rassembler, de menaces et de cupidités instaurant la militarisation, de frustrations et de revendications empoisonnant le climat social.

Mais ce n'est encore pas là le principal effet de l'art culinaire : sous l'effet de l'accrochage, la sexualité change de nature. Les pulsions partielles prennent le pas sur la sensibilité aux énergies subtiles qui devraient piloter le comportement. Il reste bien sûr la part reproductionnelle, liée à notre biologie, mais on perd de vue l'aspect transcendant de l'amour physique. On s'empêtre dans des conduites et des règles morales contre nature, et l'Éros n'atteint plus son but essentiel qu'est le développement de la dimension métapsychique de l'être. Le matérialisme s'installe, comme ce fut le cas déjà chez les Grecs et les Romains, l'existence perd sa signification spirituelle, on remplace la spiritualité authentique par des religions ou des superstitions. Ainsi se brosse tout le tableau de la civilisation telle que nous la connaissons et telle qu'on apprend aux écoliers à la célébrer.

C'est là que s'enracinent le vide existentiel et l'insatisfaction profonde qui alimentent le consumérisme, dont les conséquences écologiques catastrophiques suffisent à dénoncer l'absurdité. Nous n'en sortirons sans doute qu'en remontant aux causes premières de la spirale infernale. Mais combien de temps faudra-t-il pour que l'humanité prenne conscience du cercle vicieux dont elle est prisonnière et qui commence tout bêtement dans la casserole...

Le fameux triptyque "Le Jardin des Délices" de Jérôme Bosch pourrait y contribuer, car il délivre exactement les clés qui rendent à l'amour sa fonction spirituelle... Je profite de l'occasion pour signaler que mon livre "Jardin des Délices : le Secret du Futur ?" est à nouveau disponible (après avoir été censuré par l'éditeur précédent), ainsi que mon Essai sur la Théorie de la Métasexualité, et qu'une réimpression de "Manger Vrai" sous le lien : www.culture-nature.eu/livres
(vous pouvez vous procurer ces livres gratuitement grâce à un système de Diffusion Participative)
[img]https://i.imgur.com/t1Lh1nM.jpg[img]
« Dernière édition: 27 Octobre 2017, 19:00:12 par Guy-Claude Burger » Journalisée

François
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« Répondre #27 le: 26 Octobre 2017, 13:30:20 »

Il n'y a eu, à ma connaissance, qu'un seul article scientifique pour dénoncer cette influence physiopsychologique du changement d'alimentation sur le processus d'urbanisation. Deux chercheurs australiens ont cherché son origine dans une modification du fonctionnement cérébrale sous l'effet du gluten, les protéines des céréales et tout particulièrement du blé, et des exorphines du lait. Les individus auraient eu un besoin accru de se sentir protégés et de se regrouper.

Tu parles de celui là, je suppose :
Les origines de l'agriculture - une perspective biologique et une nouvelle hypothèse - Greg Wadley et Angus Martin
en version orignale :
The origins of agriculture: a biological perspective and a new hypothesis
Sauf erreur, ces deux vont dans le même sens :
Trigger Foods and Opioids
Opioid Peptides Derived from Food Proteins

Ils sont référencés là en liens, parmi d’autres tout aussi intéressants :
Articles en ligne - premier post page 1 de ce fil

Et il y a aussi le best seller Sex at Dawn qui démontre presque exactement ce que tu t'es consacré à montrer depuis longtemps.
Sur Amazon

Citation
Je profite de l'occasion pour signaler que mon livre "Jardin des Délices : le Secret du Futur ?" est à nouveau disponible (après avoir été censuré par l'éditeur précédent), ainsi que mon Essai sur la Théorie de la Métasexualité, et qu'une réimpression de "Manger Vrai" sous le lien : www.culture-nature.eu/livres
(vous pouvez vous procurer ces livres gratuitement grâce à un système de Diffusion Participative)
Ah, c'est  super, j'avais pas vu ça !
« Dernière édition: 26 Octobre 2017, 13:55:23 par François » Journalisée
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« Répondre #28 le: 26 Octobre 2017, 16:49:58 »

Merci pour ces  titres. Le premier est bien celui de l'étude sérieuse à laquelle je pensais. Vous pouvez la trouver en français sous le lien :  https://fr.sott.net/article/2016-Les-origines-de-l-agriculture-une-perspective-biologique-et-une-nouvelle-hypothese

Les deux autres titres sont moins fondamentaux, sinon qu'ils confirment le rôle du gluten et des exorphines.

En revanche, Sex at Dawn me semble bien loin de la métapsychanalyse. On y trouver certes une critique du modèle de couple actuellement en vigueur, débouchant sur un polyamour généralisé. Mais cela bien parcellaire et éloigné de la métapsychanalyse.

Il y manque l'essentiel : la fonction de développement métapsychique liée à l'amour, les conditions dans lesquelles cette fonction peut se réhabiliter, la différenciation entre l'instinct sexuel de reproduction et la métasexualité, la notion d'énergie métasexuelle et métapsychique sans laquelle on ne peut expliquer ni même reconnaître cette forme d'amour, l'aspect psychanalytique comprenant l'oedipe refoulé et les problèmes de structuration psychique, la dynamique triangulaire (que le polyamour ne fait que caricaturer), la fonction naturelle de l'homosexualité, et l'analyse transpulsionnelle, aspect le plus novateur de la métapsychanalyse en termes de thérapie.

Si le sujet vous intéresse : mon nouveau livre, "Essai sur la théorie de la métasexualité / Et si Freud n'avait pas dit son dernier mot ?" est disponible sur  www.culture-nature.eu/livres

On y trouve aussi mon ouvrage "Jardin des Délices : le Secret du Futur ? / le mystère Jérôme Bosch résolu" à un prix plus avantageux.

N.B. : ces ouvrages vous seront intégralement remboursés si vous adhérez à leur "diffusion participative" (tous renseignements sur  www.culture-nature.eu)


« Dernière édition: 27 Octobre 2017, 19:41:21 par Guy-Claude Burger » Journalisée

François
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« Répondre #29 le: 27 Octobre 2017, 17:12:34 »

.En revanche, Sex at Dawn n'apporte rien ni sur l'évolution de la civilisation ni sur la fonction métapsychique de la sexualité. C'est plutôt un plaidoyer contre la théorie du genre : les positions psychologiques de l'homme et de la femme sont présentées comme très éloignée, l'homme visant à implanter sa semence, et la femme portée à assurer les soins aux enfants. On nage là en plein PIR (programme instinctif reproductionnel), bien loin de tout ce qui pourrait évoquer une dimension transcendante en lien avec l'amour.

 Huh Je me demande bien où tu as vu ça dans ce livre passionnant, tu dois te tromper de bouquin ! Bien sûr, les auteurs ne vont pas aussi loin que toi, il ne parlent pas spécifiquement de ta distinction entre PIR et PIM mais tes théories chevauchent ce qu'ils disent (il y a un parfait recouvrement, "overlap") et leur étude confirme les bases fondamentales de tes vues sans en infirmer le moindre point.
« Dernière édition: 27 Octobre 2017, 18:58:28 par François » Journalisée
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